‹ La pratique de l'art des accouchementsChapitre 9 sur 492 · BASSIN FÉMININ · texte numérisé non relu

BASSIN FÉMININ

considère l'os coxal comme formé de trois os assimilables à des os longs recevant à une extrémité une force qu'ils doivent transmettre à l'autre extrémité. Le développement confirme cette théorie.

Par une étude semblable du sacrum, Delmas démontre que cet os, de par sa structure, est tout à fait apte au rôle de clef de voûte qu'il joue par ses trois premières pièces. La première pièce par laquelle passent toutes les forces allant de la colonne vertébrale au bassin est la plus développée.

En résumé, cet auteur conclut que les systèmes de travées spongieuses répondent sur le sacrum et l'os iliaque aux deux composantes du poids du tronc qui cherchent, l'une à enfoncer le sacrum en bas et en avant, l'autre à peser sur la cavité cotyloïde et l'ischion. C'est par l'association de ces deux trajectoires de l'attitude assise et de l'attitude debout qu'il faut chercher la caractéristique de l'architecture du bassin humain. Quant aux tirants pubien et ischio-pubien, ils supporteraient dans la station debout des forces de pression (par les fémurs) et non des forces de traction.

Bokofzer s'élève, dans un travail récent, contre l'influence exagérée attribuée au poids „.

D 1 Fig. 17. — La disposition des travées

du tronc dans le développement du bassin. Il spongieuses dans le pubis (Delmas). pense, avec Falk, qu'on a pris l'effet pour la

cause, et que les expériences cadavériques de Freund ne signifient rien parce que les ligaments ont alors perdu leur élasticité, et les os leur malléabilité.

2° Tractions musculo-ligamenteuses. — Nous avons, à propos de l'action ■de la pesanteur, indiqué le rôle de certains ligaments et groupes musculaires ; il n'est pas douteux. Kehrer cependant exagérait en soutenant que ce rôle était prédominant.

3° Développement osseux. — Nous n'insisterons pas sur le développement •osseux du bassin, après ce que nous avons dit de la structure et de l'ossification de chacune de ses parties constituantes. On comprend pourquoi ce bassin, si malléable à la naissance, complètement ossifié tardivement, va pouvoir changer de forme. Les points costaux sacrés supérieurs, en donnant les ailerons, permettront l'élargissement dubassin. Lesnombreux points osseux complémentaires, qui se soudent successivement jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, achèveront de lui donner sa forme définitive.

Disons que, pour Breus et Kolisko, Falk et Bokofzer, le développement osseux jouerait le rôle capital dans la configuration définitive du bassin.

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