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plus facile.; les mucosités, d'abord blanchâtres, deviennent jaunâtres et enfin verdâtres. Dans sa forme grave, l'inflammation s'étend aux dernières ramifications bronchiques ; et prend les divers noms de : bronchite capillaire, pneumonie lobulaire ou capillaire, catarrhe suffocant.
Le catarrhe pulmonaire chronique s'observe chez des sujets affaiblis et ecrofuleux ou dartreux, chez les vieillards, chez les goutteux etlesbémorrhoïdaires. Il simule quelquefois l'asthme humide : la toux est fréquente et forte; l'expectoration abondante et jaunâtre, puis verdâtre, prend souvent les caractères d'un flux bronchique ou bronchorrhée, qui épuise les malades.
Traitement. — Dans le catarrhe pulmonaire bénin ou simple, une dose d'Aconit, prise le soir dès le début, peut exciter la sueur durant la nuit, et souvent enrayer l'inflammation; Bryone est, dans tous les cas, indiqué par la toux, — Belladon., par la toux persistante, avec quintes fatigantes provoquant des douleurs dans la tète et les muscles du tronc
Dans le catarrhe suffocant, lpeca et Bryon. alternés répondent à la toux violente, à l'oppression, à la fièvre ardente ; — Tartar-emet., à la difficulté d'expectoration, avec râle muqueux abondant; — Phosphor remplit la môme indication, particulièrement quand les efforts d'inspirations sont plus pénibles et le bruit respiratoire ou vésiculaire amoindri. — Enfin, Garbo-v et surtout Arsen. sont
indiqués par la gêne circulatoire et les symptômes d'asphyxie commençante.
Chez les petits enfants, le catarrhe suffocant devient promptement mortel ; souvent la toux n'existe pas et la marche de la maladie est insidieuse. Ipéca et Bryonia sont indiqués en premier lieu par la chaleur fébrile et les moindres symptômes d'oppression. — Tart-émet est ensuite un médicament important, non moins que Arsen. — Le coma qui atteint les petits malades à une période avancée est combattu par Opium, et la dyspnée ou grande difficulté de respirer et la cyanose par Phosph.
Dans le catarrhe pulmonaire chronique, il est nécessaire, dès que la chronicité s'accentue, de stimuler la vitalité par de bons bouillons et du vin, et plus tard par des aliments restaurants. Sulfur est d'abord indiqué par la tendance de la bronchite à se prolonger ; on y revient plusieurs fois. — Catcar-carb. et Stannum répondent à l'expectoration abondante ; — Arsen. et Phosph* à l'oppression ; — Bryonia et Mer c. -s alternés sont très -utiles lorsqu'il y a engouement pulmonaire ; on les fait suivre de Phosph. et de Lycopod. — Dans les cas opiniâtres, surtout avec bronchorrhée ou recrudescences fréquentes, il est utile de revenir aux médicaments indiqués plus haut suivant la variété des symptômes. C'est aussi le cas d'utiliser les propriétés de certains thermes sulfureux.
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Pharyngite. — Caractérisée par l'inflammation de la muqueuse du pharynx. Cette affection, toujours plus ou moins liée à l'angine ou à la laryngite et à l'œsophagite , se traite comme celle de ces phlegmasies avec laquelle elle a le plus de rapport.
Œsophagite. — Caractérisée par l'inflammation de la muqueuse de l'œsophage avec difficulté d'avaler. Cette phlegmasie est ordinairement superficielle et due à l'extension d'une autre phlegmasie d'un organe voisin ou d'un exanthème. Elle est quelquefois plus profonde, atteint le tissu cellulaire sous-jacent et prend alors le nom d'œsophagite phlegmoneuse. En ce cas, la fièvre est intense, la tuméfaction des parties donne lieu à des accidents de strangulation et la terminaison se fait par un abcès, au bout de 2 à 4 semaines.
Traitement. — Canth. et Merc.-s répondent à la chaleur, à la soif, à la douleur, à la dysphagie, ou difficulté d'avaler; — Belladona et Phosph., à la fièvre, au délire, à l'imminence de la suppuration ;
— Cocculus et Ignalia au spasme de l'œsophage et à l'aggravation des symptômes par les efforts de déglutition ; Cantharis présente des indications semblables. — Hepar-s convient lorsque des douleurs pulsatives annoncent qu'un abcès se forme.
— Arsen. et Apis-mel. sont indiqués par l'anxiété, les symptômes asphyxiques et la tuméfaction locale.
Gastrite catarrhale. — Caractérisée par Tinflammation de la muqueuse de l'estomac. Elle constitue, dans sa forme bénigne , le prétendu embarras gastrique, l'état saburral que Ton combat par des émétiques ou des purgatifs au détriment des malades et non de la maladie. La gastrite catarrhale est symptomatique de la plupart des fièvres et des phlegmasies fébriles , mais elle peut exister seule et d'emblée. Il faut la distinguer de l'inflammation plus profonde de l'estomac dont il est question parmi les phlegmasies viscérales.
Traitement. — Lorsqu'il n'y a pas de fièvre, que la langue est blanche, jaunâtre, avec ou sans amertume de la bouche, Nux-vom. est indiqué, surtout quand il y a constipation; ce serait Chamom, dans le cas contraire. — La langue sale avec nausées ou vomissements et diarrhée ou coliques indique Ipéca, ou Pulsatil, s'il y a frissons, malaise et sensation de froid; — Aconit et Bellad. conviennent si la langue est sale à la base et rouge à la pointe ; — Digita répond aux nausées avec dégoût des aliments, bouche pâteuse, urines abondantes, — Carbo-veg. au dégoût des aliments, sans soif, et avec flatuosités ou ballonnement du ventre; — Arsenic et Tartarus-emet sont indiqués par la persistance des symptômes.
Lorsque cette affection se prolonge et devient chronique, l'indication principale est de corriger ce que le régime a de vicieux, par exemple, de supprimer les farineux, les aliments gras. Ensuite
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Chamon répond à la digestion difficile et lente, à la flatulence, aux selles faciles, — Nux-v, à la constipation, à la sensibilité et au gonflement de l'épigastre, — Cantharis à la douleur d'excoriation. La gastrite chronique touche à toutes les affections de l'estomac : gastralgie, dyspepsie, pyrosis, flatulence, diarrhée, constipation, coliques, etc., et y trouve le complément de ses indications.
Chez les jeunes enfants, on observe quelquefois l'affection grave connue sous le nom de gaslromalacie , ou ramollissement de la muqueuse de l'estomac : elle est caractérisée par des vomissements opiniâtres, une soif ardente, le ballonnement, l'endolorissement de l'épigastre, la diarrhée avec matières d'un gris blanchâtre et d'une odeur infecte, un dépérissement rapide. Sulfur et Calcar-c. sont les principaux médicaments de cette affec- I
tion ; viennent ensuite Arsen. et Veratrum qui répondent à la soif, aux déjections, à l'émanation; et Ap%s-mel 9 Phosphor qui sont adaptés à la lésion.
Catarrhe intestinal. — Caractérisé par l'inflammation de la muqueuse de l'intestin. La phlegmasie occupe tantôt toute l'étendue du tube digestif (entérite), tantôt le colon (colite), plus rarement le coecum (typhlite), et quelquefois le tissu cellulaire voisin du gros intestin (pérityphlite). Les symptômes de cette inflammation sont : sensibilité du ventre, soif, constipation initiale, diarrhée avec matières muqueuses sanguinolentes, ténesme, ordinaire-
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ment chaleur et mouvement fébrile. Cette affection a aussi reçu le nom de diarrhée aiguë.
Traitement. — Bellad. et Merc-s. suffisent ordinairement. L'on a quelquefois aussi à combattre la constipation consécutive par Nux.vom. ou Bryonia. Quelquefois le catarrhe intestinal est chronique d'emblée, ou passe à l'état chronique (Diarrhée chronique). En l'absence de symptômes inflammatoires, on traite la diarrhée chronique d'après les indications fournies par la nature des selles et par les circonstances qui les accompagnent : matières muqueuses , en bouillie , Puisât. — matières en bouillie et blanchâtres, Calc-carb. — matières jaunes, Chamom. — matières vertes, Mer-sol. — matières noirâtres, Arsen. — matières aqueuses, Phosph-ac 9 Veralr. — Lorsque les selles sont expulsées rapiment, Phosph-ac. 9 Verat. — avec coliques violentes, ColocynU — avec ténesme, Chamom.) Arsen.
Llenterie. — On rattache au catarrhe intestinal chronique une affection dans laquelle les selles sont plus fréquentes que dans la santé, ont lieu le plus souvent après les repas et sont composées d'aliments non digérés, c'est la lienterie; Ferr-met en est le principal médicament; on est souvent obligé d'insister sur son emploi et de donner quelques doses intercurrentes de Sulfur. — Cina répond ensuite à la sensation de faim exagérée; — China à la faiblesse générale; — Arsen. à la soif excessive, au dépérissement.
Dysenterie. — Caractérisée par l'inflammation de la muqueuse du rectum, avec selles fréquentes et difficiles, ténesme violent, mucosités sanguinolentes. Le ténesme consiste en efforts continuels et presque sans résultat; on lui donne aussi le nom vulgaire d'épreintes.
La dysenterie règne surtout en été; elle est endémique dans certaines contrées ; et souvent épidémique et contagieuse en toute saison. C'est dans les épidémies qu'on l'observe sous sa forme maligne ou putride. Cette maladie mal traitée se termine par des ulcérations intestinales et le marasme.
Traitement. — Quand il y a fièvre, on débute par Ipéca; — Merc.~cor est le médicament essentiel et spécifique; sous son influence la maladie ne se prolonge pas ordinairement au-delà du cinquième jour. La constipation consécutive peut quelquefois réclamer l'emploi de Bryon. et de Nux-vom.
Dans la forme putride, Àrsen. est indiqué dès que se déclarent les symptômes malins : algidité, cyanose , selles putrides et noirâtres d'odeur cadavéreuse, prostration et petitesse du pouls; — Phosph. répond ensuite à la paralysie de l'anus avec selles involontaires ou sortie incessante des matières.
La dysenterie a de la tendance à devenir chronique; dans ce cas, sans abandonner trop tôt l'emploi de iferc.-cor, on administre Hcpar-s et Arsen. pendant quelques jours, et l'on en vient à Cakar-c 9
qui est surtout indiqué par le pus contenu dans les selles et par les stries de sang qu'on y remarque, signes certains de l'existence d'ulcérations. JVttri-ac et Arsen. sont ensuite indiqués par des selles liquides , et sanguinolentes ; Phosph. et Secale-c 9 par des hémorrhagies ; — enfin , Arsen. et Carbo-v, par la soif et le refroidissement du corps avec émanation et cyanose des extrémités.
Choléra nostras ou choléra Indigène. — Caractérisé par des vomissements et des selles composés de matières liquides et bilieuses, par la fréquence de ces évacuations, par des coliques violentes, par des crampes, par l'anxiété, par le refroidissement du corps. Cette maladie est fréquente vers la fin de Tété : elle est occasionnée par des impressions de froid sur le ventre et par l'abus des boissons froides et aqueuses.
Traitement. — Veratrum et Cuprum répondent à tous les symptômes de la maladie; —on a aussi recours à Colocynt. quand les coliques conservent leur violence et que les selles sont moins fréquentes ; — et à Arsenic quand à la soif vive se joint une douleur brûlante à l'épigastre. La réaction qui suit la guérison, du 2 e au 3 e jour, n'est jamais excessive comme dans le choléra asiatique. Le choléra nostras en diffère sur ce point ainsi que par la nature des matières évacuées et par l'absence de cyanose.
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Choléra des enfants ou Choléra lnfanttlis. —
Caractérisé par des vomissements et des selles d'un liquide séreux, par la fréquences de ces déjections , par une soif excessive et par l'épuisement rapide des forces. Cette maladie est propre aux enfants et se manifeste avant ou après la première dentition, surtout à l'époque du sevrage en été. Elle est appelée dans diverses provinces : vermine froide, diarrhée froide. Elle débute souvent par une diarrhée ordinaire.
Traitement. — - Veratrum est le médicament principal; on doit l'administrer dans toute diarrhée d'été, pour prévenir plus sûrement la maladie. — Arsetu est alterné avec Veratr. dès que les selles rapides et liquides, avec la soif et la chute des forces, viennent caractériser le choléra infantilis. Chamom. et Cupr. sont, en outre , indiqués par les crampes; Carbo-v, par le ballonnement du ventre, et la cyanose; — dans les cas opiniâtres, Phosph-ac et China sont souvent utiles, ainsi que Sulfur. Un bon lait, la propreté, la chaleur et des frictions à la peau sont des auxiliaires importants.
Catarrhe de la vessie ou Cystite catarrhale. — • Caractérisé par l'inflammation de la muqueuse de la vessie, par un mouvement fébrile qui s'établit après des frissons , par le ténesme, la dysurie, la sensation d'ardeur et par une douleur au basventre et à l'extrémité du canal de l'urèthre.
Cette affection est fréquente chez les vieillards ;
elle est souvent une manifestation des hêmorrhoïdes, de la goutte, de la dartre; ses causes occasionnelles sont : une impression de froid, l'habitude de retenir l'urine, l'opération du cathétérisme; elle est aussi un symptôme de l'empoisonnement par les cantharides, une extension de l'inflammation blennorrhagique. Enfin elle complique la pierre. Elle s'établit quelquefois brusquement, plus souvent avec lenteur, et passe facilement à la chronicité, avec des recrudescences fréquentes.
Traitement. — Cantharis et Merc-s dans l'état aigu; Puisai, et Hepar-s dans l'état sub-aigu, lorsque l'urine contient des mucosités filantes; — Lycopod. et Sulfur dans l'état chronique ; mais on doit le plus . souvent recourir à d'autres médicaments, parmi lesquels : une grande quantité de mucosités filantes indique Stannum , Sepia , et un dépôt considérable de pus, sous forme de matières blanchâtres , Silicea, Nitri-acid. — Les recrudescences si fréquentes dans cette affection exigent le retour aux médicaments de l'état aigu.
Uréthrlte et blennorrhagie. — Vuréthrite est l'inflammation de la muqueuse du canal de l'urèthre. Ses causes sont une irritation quelconque , une fluxion goutteuse, le cathétérisme, l'ingestion de cantharides, l'abus* de la bière.
Traitement. — Arnica et Sulfur suffisent ordi-
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naifement; — Cantharis est indiqué quand l'inflammation se propage au col de la vessie; — Pulsatilta est ensuite très-utile (Cannabis a aussi été employé).
La blennorrhagie est une uréthrite spéciale, due au virus blennorrhagique, distinct de celui de la syphilis, et se communiquant par le contact dans les rapports sexuels. La blennorrhagie se déclare généralement après huit jours d'incubation; elle est caractérisée par la douleur dans la miction, par l'écoulement d'un pus d'abord blanc, puis jaunâtre et enfin verdâtre : sa durée est de quatre à six semaines, mais elle a une grande tendance à devenir chronique. Elle est bénigne ou grave. Les symptômes de la forme bénigne sont moins intenses, l'inflammation est moins étendue, la durée moindre . Dans la forme grave, on observe l'extension de l'inflammation à la prostate et au col de la vessie , des ténesmes vésicaux violents, l'affection des corps caverneux qui peuvent être atrophiés d'un côté de la verge, le déplacement de i'uréthrite sur l'œil, l'épididyme, une articulation, une membrane séreuse viscérale (orchite, ovarite, arhtrite, pleurésie, ophthalmie blennorrhagiques). Sous cette forme l'affection a une durée plus longue, et les symptômes inflammatoires locaux plus intenses déterminent la courbure de la verge (chaudepisse cordée), et le rétrécissement de i'urèthre.
Traitement. —Dès le début, Puisât, et Merc-s. — Après les premiers jours, Cantharis est indiqué par
le ténesme, la dysurie, les érections douloureuses. Phosphor convient quand la courbure de la verge dans l'érection peut faire craindre l'affection des corps caverneux* — Dès que l'inflammation est moindre, on revient promptement à Merc-sol ; avec quelques doses intercallaires deSulfur. — Lycopod. convient dans l'état chronique, connue sous le nom de goutte militaire ; ce médicament correspond aussi au rétrécissement de l'urèthre. — Thuya est indiqué dans les mêmes cas, par le suintement d'un pus blanc, Nitri-acid. par le suintement d'un pus séreux.
Chez les femmes l'inflammation se propage souvent au vagin et aux grandes lèvres. Chez elles les douleurs étant moindres ou moins durables excitent moins l'attention, d'où il suit que le traitement est négligé et que la maladie se confine sur le col de la matrice. Après Puisât, et Merc-sol , on doit insister sur Thuya, et Merc-s.., puis sur Sulfur et Merc-c.
Toutes les métastases de la blennorrhagie exigent l'emploi de Merc-s ; on l'alterne ordinairement avec Puisât. y ou avec un médicament plus approprié à l'organe affecté : Bryonia pour les membranes séreuses, Rhus pour les articulations. L'ophthalmie blennorrhagique a sa place parmi les inflammations de l'œil, dans les phlegmasies viscérales.
Balanite. — Caractérisée par l'inflammation de la membrane muqueuse du prépuce. Cette affection n'est jamais isolée de la syphilis, de la blennorrha-
gte, du phimosis ou du paraphimosis ; et suivant qu'elle est simple, aphtheuse , ulcéreuse, hypertrophique, biennorrhagique , elle se traite comme celle de ces maladies qui détermine sa forme. En général , les soins de propreté sont un moyen facile de contribuer à la guérison. La balanorrhée, ou écoulement d'un pus blanc , réclame plus particulièrement l'emploi de Thuya et de Calc-c, lorsqu'il y a des végétations ou de l'hypertrophie ; de Mercwr-cor. et de Nitriroc, s'il y a des aphthes ou des excoriations.
Catarrhe utérin ou Métrlte oatarrhale. — Elle est caractérisée par l'inflammation de la muqueuse de la matrice ; comme le catarrhe de la vessie, le catarrhe utérin est tantôt brusque dans son début, tantôt lent dans son développement , et a de la tendance à devenir chronique. On l'observe plus fréquemment chez les femmes scrofuleuses. Il peut compliquer la blennorrhagie et les diverses affections de la matrice. Un refroidissement ou des excès vénériens en sont les causes les plus ordinaires.
Traitement. — Belladon et M erc-s. répondent aux symptômes de l'état aigu : chaleur, gonflement, ténesme utérin, tranchées ou coliques de matrice, et môme de la fièvre. — Puisât et Chamom. conviennent quand les tranchées prédominent. — Puisât, et Mercur-s. dans l'état sub-aigu , avec écoulement plus ou moins abondant de mucosités
jaunâtres. — Sulfur. est indiqué par la tendance à la chronicité; Calc-carb. est utilement donné après lui; — Sepia, si la matière de l'écoulement est abondante et jaunâtre. — Sulfur et Merc-s., si la maladie devient chronique.
Vaginite. — Caractérisée par l'inflammation de la muqueuse du vagin. Cette affection est quelquefois bornée à la région du col de la matrice ; elle s'étend d'autres fois aux grandes lèvres, à la vulve (vulvile). Tantôt elle est liée à la métrite ou au catarrhe utérin ; tantôt elle est une affection de la syphilis, de la blennorrhagie, de la scrofule, de la dartre. Du reste , elle présente les indications du catarrhe utérin, de la maladie générale*, et des lésions qui peuvent se produire.
Caractérisées par l'inflammation des membranes séreuses et par la tendance à l'exhalation de sérosité des surfaces enflammées.
Telles sont : la méningite, la pleurésie, la péricardite, Y endocardite, la péritonite et Y arthrite.
Méningite. — On distingue deux méningites, la simple et la tuberculeuse.
Méningite simple. — Caractérisée par l'inflammation de la pie mère ou membrane séreuse du cerveau, et par son siège qui est la partie convexe ou supérieure de cette membrane. Cette méningite a aussi
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été appelée fièvre cérébrale. Elle est souvent une affection métastatique de la goutte, du rhumatisme, de l'érysipèle, ou une complication d'une lésion du cerveau, des cachexies, des fièvres graves ; elle est quelquefoie enfin due à des causes irritantes telles que l'abus de boissons alcooliques, un coup» l'insolation. L'inflammation des autres membranes du cerveau, telle que Yarachnitise, est obscure et leur traitement peu différent.
Lorsque l'inflammation s'étend à la séreuse de la moelle épinière, elle prend le nom de méningite cérébro-spinale ; lorsque la séreuse du cerveau n'est pas affectée et que l'inflammation n'atteint que celle de la moelle épinière, c'est la méningite rachidienne. Dans les deux cas sa marche est tantôt simplement aiguë, tantôt rapide ou même foudroyante. Les convulsions caractérisent la méningite cérébrale, les contractures caractérisent la méningite rachidienne, appelée anssi méningite spinale. En général la méningite cérébrale présente deux phases plus tranchées que dans l'autre ; la première est caractérisée par l'acuité de la fièvre et par . les symptômes d'excitation nerveuse, les convulsions, le délire; la seconde, par la prostration, le coma.
Traitement. — Bellad. et Merc-s. sont adaptés à la période d'excitation, — Stramon l'est au délire furieux, — Gant, et Merc-sol. conviennent à la période d'affaissement, et à la lésion, consistant en exsudation séreuse des méninges, — Opium répond au coma , — Hyosciam. aux convulsions, non
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moins que Secale*c> — Arnica et Opium s'adaptent aux symptômes apoplectiques, principalement dans les cas foudroyants.
Dans la méningite cérébro-spinale et rachidienne Opium répond au délire avec pouls ralenti, puis accéléré et plein ; — Arsen. à la rachialgie ; — Nuxvom. aux contractures. — Arsen. et Phosph. conviennent quand il se produit des symptômes typhoïdes.
Méningite tuberculeuse. — Caractérisée par l'inflammation de la pie mère, mais siégeant sur sa partie inférieure, à la base du crâne. Elle affecte de préférence les enfants à l'âge de trois à sept ans. Sa marche est tantôt régulière et progressive, tantôt irrégulière et avec des périodes de guérison apparente et de recrudescence ; dans les deux cas elle est ou lente ou aiguë et rapide. Les prodromes sont ordinairement longs : amaigrissement plus sensible au corps qu'à la figure, maux de tète souvent atroces, sommeil agité avec rêves, et grincements des dents, constipation. Le début de la maladie a lieu par l'aggravation du mal de tète, par des vomissements et par le ralentissement du pouls. Après quelques jours, le regard devient fixe, le pouls s'accélère, des convulsions se produisent. Quelquefois la fièvre est légère, d'autres fois elle est violente, et elle présente des périodes de redoublement caractérisés par des symptômes de fièvre typhoïde.
Traitement. — Chez les enfants prédisposés à cette maladie par l'hérédité, par une constitution
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frêle, par l'activité du cerveau, par la précocité des facultés et un caractère doux et affectueux, on doit employer de bonne heure des moyens pré* ventifs : exercices au grand air, gymnastique, hydrothérapie, éloignement de toute contention d'esprit, voyages, eaux minérales iodées et arsenicales, alimentation végétale et lactée.
On ne saurait porter trop d'attention à combattre les prodromes selon les indications fournies par les symptômes prédominants , particulièrement : l'amaigrissement des membres et les maux de tête par lodium et Phosph.-acid.\ les rêves, le grincement des dents , par Conium et Bryonia ; la constipation par Sulfur et Calcar-c. — Quand la maladie est déclarée : Digitalis répond au ralentissement du pouls et aux vomissements ; — Iquatia aux chaleurs et aux rougeurs fugaces , — Phosph. au mal de tête, aux lassitudes et aux faiblesses musculaires. — Ignatia et Nuœ-vom* répondent aux mouvements spasmodiques et au trismus des mâchoires; — Belladone et Mercur-s. à l'accélération du pouls , au mouvement fébrile ; — Secale-cor et Arnica aux convulsions, à la somnolence, aux vomissements ; — Opium et Arnica au coma. — Mais il importe d'administrer habituellement Sulfur et lodium , médicaments qui doivent constituer le traitement de fond, lorsque la marche de la maladie est lente et dans les intervalles de rémission. — Plus tard deux autres médicaments répondent plus particulièrement à la lésion, ce sont Mercur-s. et Apis-mel. (Œthusa cynapium et Solarium nigrum ont
été récemment conseillés contre les convulsions).
Pleurésie* — Caractérisée par l'inflammation de la plèvre. Elle peut occuper cette membrane dans toute son étendue, ou siéger sur un côté du thorax, ce qui est le plus ordinaire, ou enfin n'occuper qu'un point limité. La pleurésie s'observe sous quatre formes : la forme bénigne : toux, fièvre franche, douleur sur un point de la plèvre (point de côté), durée de cinq à huit jours, terminaison par résolution. La forme commune : début vague malgré le point de côté, qui peut précéder la fièvre de plusieurs jours, épanchement de sérosité dans la cavité de la poitrine ; durée de deux à quatre semaines et tendance à la chronicité. La forme pseudo-membraneuse ou diphthéritique : absence d' épanchement séreux, mais formation de fausses membranes. La forme latente : indécision des symptômes au début, fièvre légère ou absente, chronicité dès le commencement , épanchement souvent considérable, constituant un hydrothorax.
La pleurésie est souvent symptomatique, soit qu'elle constitue une affection de la diathèse purulente, ou uneinflammation ultime d'une.cachexie, soit qu'elle constitue une métastase de la goutte, du rhumatisme, de la blennorrhagie ; et dans tous ces cas son traitement doit reposer sur les doubles indications du siège et de la maladie principale.
Traitement. — Aconit répond aux frissons et à
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la fièvre du début (Cactus grandiflorus a été recommandé), — Arnica, au point de côté, et mieux encore, Bryon&a, qui répond aussi à l'inflammation de la plèvre et à la toux avec aggravation de la douleur, — Cantharis, à la lésion, à l'exsudation et à l'ensemble des symptômes qui persistent après remploi des premiers médicaments; on l'alterne utilement avec Merc-sol , au bout de un ou deux jours. — Silicea et Hepar-s. sont indiqués dans la pleurésie purulente. — Mercur-s. et Iodium dans la pleurésie pseudo-membraneuse; auquel cas Hepar-s. est indiqué à leur suite. — Apis-meL convient quand lépanchement devenu considérable occasionne une grande oppression et des lipothymies ; ce médicament est surtout utile dans la forme latente et dans les cas chroniques. — Cantharis et Apis-mel , alternés, répondent à l'épanchement séreux ; — Merc-s. et Apis-meL à l'exacerbation fébrile, du soir ou delà nuit ; — Apis-mel et Hepar-s. aux fausses membranes. — Arsenic est indiqué pour l'amaigrissement, l'anxiété et l'oppression poussée jusqu'à la dyspnée (quelques médecins emploient Senega , contre la collection séreuse).
Pérloardlte et endocardite. — La péricardite est l'inflammation de la membrane séreuse qui enveloppe le cœur, c'est-à-dire du péricarde.
Vendocardite est l'inflammation de la membrane séreuse qui revêt les cavités du cœur, ou endocarde.
Ces affections sont ordinairement dues à un§ métastase goutteuse ou rhumatismale ; elles existent quelquefois- simultanément, et sont tantôt aiguës, tantôt chroniques, plus souvent chroniques avec début latent. La péricardite se termine par un épanchement de sérosité dans sa poche membraneuse, ce qui constitue Y Hydropéricarde. L'endocardite donne lieu à des lésions organiques du cœur dans ses diverses parties.
Traitement. — La douleur au cœur indique d'abord Aconit, s'il y a mouvement fébrile, ou frissons ; Aconit et Cantharis, s'il y a fièvre violente, Arsen., s'il y a anxiété. — Digitalis répond à la lenteur des battements du pouls, à la dépression des mouvements du cœur; — Spigelia à des mouvements tumultueux avec toux et anxiété ; — Phosph. à l'irrégularité du pouls; — Arsen. à l'anxiété avec lipothymies, refroidissement et cyanose des extrémités ; — Carbo-v. à la torpeur générale avec refroidissement général. — Dans le cas de métastase rhumatismale ou goutteuse, il convient d'insister sur Bryonia et Merc-s., durant la période aiguë, pour combattre la tendance à l'épanchement de sérosité, et sur Gantharis et Colchicum, dans la période sub-aiguô.
Lorsque ces affections sont chroniques on combat la douleur brûlante par Arsen., la douleur sourde, avec sensation d'un poids ou d'embarras au cœur, par Veratrvm. — Arsen. répond aussi à la lésion en général ; telle est aussi l'indication de Phosph.,
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4e Spongia. — Mais il ne faut pas négliger Thuya et Lycopod. qui correspondent à l'intermittence du pouls et à des lésions avec végétations charnues, comme Phosph. répond à des dégénérescences de tissus , Calcar-c. à des ramollissements , Arsen. à des ulcérations» Lachesis à l'insuffisance des valvules.
Péritonite. — Caractérisée par l'inflammation du péritoine, en totalité ou en partie. Cette phlegmasie est quelquefois liée à celle d'une portion de l'intestin (entéro-péritonité), ou à celle de la matrice (métro-péritonite). Elle reconnaît pour causes : une blessure, un coup, un refroidissement, une perforation intestinale; elle se déclare souvent à la suite de l'accouchement {fièvre puerpérale, péritonite puerpérale).
Traitement. — Aconit répond aux frissons du début, à la douleur, aux vomissements ; — Ipéca lui succède dès que la chaleur s'est établie ; — Bryon. et Colocynthis viennent ensuite et sont indiqués par la fièvre, par les douleurs vives, par la tension et la sensibilité du ventre , par les vomissements, la diarrhée et les crampes. — Quand le pouls a acquis toute sa plénitude Belladone et Mer os. sont d'autant mieux appropriés que la fièvre est plus ardente avec ou sans délire. — Arsen. répond en* suite à l'anxiété , aux lipothymies , à la petitesse du pouls, à la face grippée, aux premiers symptômes asphyxiques, dont le développement crois-
sant réclame remploi de €arb-v., indiqué d'ailleurs par l'effacement du pouls et le météorisme.
Arthrite. — Caractérisée par l'inflammation de la membrane synoviale d'une articulation. Cette inflammation peut être occasionnée par un coup, un refroidissement , un effort violent. Elle constitue souvent une affection de la goutte , du rhumatisme, de la diathèse purulente, ou une métastase de la blennorrhagie. L'arthrite scrofuleuse est traitée en son lieu sous le nom de tumeur blanche.
Traitement. —Bryon. et Merc-sol., dans l'arthrite aiguë; — Rhus est utilement substituée à Dryonia, lorsqu'il ne se produit pas un soulagement marqué dès les premiers jours du traitement. — Si le gonflement devient considérable. Apis mel. est indiqué. — Plus tard on donne China quand l'enflure persiste avec sensibilité au toucher ; — Caniharis, quand il y a fluctuation ; — Iodium , quand l'enflure est rénitente et indolente; — Sulfur et Calcar-c. quand l'enflure est ferme et lisse. — Des douches d'eau chaude ou froide, salée ou sulfureuse, sont très-utiles dans l'état chronique. Le massage est aussi un précieux auxiliaire.
Elles sont caractérisées par l'inflammation des artères ou des veines et constituent Yartérite et la phlébite.
Alexis Espanït. o
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ArCérite. — Caractérisée par l'inflammation des artères. Lorsqu'elle occupe les grands troncs artériels cette inflammation reçoit le nom d'aorftfe, et s'étend facilement au cœur (cardû-aortite). Elle désorganise les parois de l'aorte et détermine des lésions graves telles que : ulcérations, fongosités, ruptures, anévrysmes. En outre, le pus et les débris organiques qui s'en détachent forment les embolies, c'est-à-dire, qu'en circulant avec le sang ces corpuscules vont s'arrêter dans les plus petites artères, qui ne peuvent leur livrer passage, d'où cessation de la circulation dans les parties qui reçoivent ces artères et gangrène par embolie.
Dans les petites artères, l'inflammation détermine des désordres semblables, quoique moins importants; dans les artères capillaires du cerveau, cette inflammation, en désorganisant leurs parois, donne lieu au ramollissement de la partie du cerveau où elles pénètrent, et à deshémorrhagies diffuses, résultat de l'oblitération de ces petits vaisseaux; cette lésion constitue Yendartérite, Vartérite déformante.
Traitement. — L'artérite est souvent difficile à constater, surtout pour les vaisseaux profonds. Mais on doit toujours combattre les symptômes qui se produisent : le mouvement fébrile, la rougeur, le gonflement, la sensibilité par Bellad. et Aferc-s; — les désorganisations de tissus par Lachesis et Photph. — Arsen. et Galcar-c. sont adaptés aussi à l'ensemble des lésions. — Mais il est im-
portant de puiser des indications dans la notion de la maladie constitutionnelle ou diathésique.
Phlébite. — Caractérisée par l'inflammation des veines. On distingue deux espèces de phlébite; Tune, la phlébite suppurante, est caractérisée par la formation d'un abcès qui a pour résultat l'oblitération complète du vaisseau; elle est une affection de la diathèse purulente; l'autre, la phlébite adhésive, est caractérisée par l'absence d'abcès et par le retour de la circulation dans la veine dont la cavité se rétablit; dans cette phlébite l'inflammation est moins aiguë. Dans tous les cas le vaisseau enflammé est dur, saillant, sensible et d'une couleur rouge foncé sur tout son trajet.
Lorsque les veines sont dilatées, et forment des varices, leur inflammation affecte une teinte uniforme d'un rouge plus ou moins brun, selon qu'elle atteint plus ou moins le réseau capillaire; il se forme alors des lésions, soit à la peau avec ulcère variqueux, soit dans les parties internes, avec gonflement, ramollissement; ces accidents sont souvent de nature hémorrhoïdale.
Traitement. — Puisât, et Merc-s. alternés sont
les meilleurs médicaments à opposer à toute phlegmasie veineuse, à toute irritation variqueuse. — Dans les cas chroniques avec ou sans ulcère on associe Puisât, à Sulfur en les alternant. — Lycopod. est ensuite souvent utile (on a conseillé aussi Clematis-vitalba).
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Les varices, indépendamment de bandages compressifs, se traitent souvent avec succès, par Sulfur, Lycopod., Merc-sol. — Le varicocèle, ou varices du cordon spermatique, et le cirsocèle, ou varices du scrotum, sont plus particulièrement modifiés par Carbo-v. et Natrum-Mur. Mais il faut continuer longtemps l'emploi de ces médicaments, donnés successivement, avec des intervalles de une à deux semaines entre eux.
Caractérisée par l'inflammation des vaisseaux lymphatiques. Cette inflammation est ordinairement liée à la diathèse purulente et au farcin ; mais elle peut se développer à la suite d'une excoriation, d'une plaie superficielle, d'un accouchement. Elle est aussi appelée angioleucite et phlegmatia alba dolens. Elle présente sur le trajet des vaisseaux affectés des cordons durs, sensibles, formant une traînée de rougeur claire et s'accompagnant de rengorgeaient des glandes ou ganglions lymphatiques voisins.
Traitement. —Dans la période d'acuité iBellad. et Merc-s ; — dans la période sub-aiguê : Iodium et Merc-s; — dans la période chronique : Sulfur. et Merc-s. Les douches, les frictions, le massage sont d'excellents moyens de réveiller la sensibilité des parties atteintes et engorgées, et de provoquer la résolution.
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PHLEGMASIES DES GLANDES.
Caractérisées par l'inflammation des glandes grandes ou petites. Ces phlegmasies sont aussi nommées adénites. Il va être question des adénites en général, des oreillons, de la parotidite, de Y or» chite, de la prostatite 9 des 'écrouelles. L'inflammation de la mamelle est comprise dans le phlegmon, parmi les phlegmasies du tissu cellulaire.
Adénite. — Sous le nom d'adénite nous comprenons l'inflammation des ganglions lymphatiques ou bubons, et celle des glandules sudoripares de Faisselle, de l'aréole du mamelon, de la marge de l'anus, et autres glandules en divers endroits de la peau.
Traitement. —Les bubons sont souvent symptomatiques de la peste, de la syphilis, de la scrofule. Dans la peste, le traitement est institué selon les indications tirées de la maladie, et il est d'ailleurs toujours secondaire ; dans la syphilis, le bubon se traite comme un accident primitif; dans la scrofule, le traitement ne diffère pas de celui des écrouelles, vrais bubons scrofuleux multiples.
Mais l'adénite peut être le résultat d'un coup, d'un accident, le traitement consiste alors dans remploi de compresses imbibées d'eau et d'Arnica pendant deux jours, puis de simples applications d'eau tiède ou de couches de Collodium. On admi-
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nistre en même temps Beliad. et Merc-s. } alternés pendant toute la période aiguë , puis Conium et Merc-8., et enfin Iodium, Merc-s. et Sulfur, dans la période chronique, et l'induration. Lorsque la suppuration a lieu, Hepar-s. est indiqué, soit par la douleur pulsative et la fluctuation, soit quand l'abcès est ouvert. — Silicea convient ensuite lorsqu'il y a des points indurés, des trajets fistuleux.
Les glandules sudoripares donnent lieu par leur inflammation à des douleurs très-vives et à des abcès; tubériformes, à l'aisselle; tubéreux, au mamelon; tuberculeux, à la marge de l'anus. Ces abcès se forment plus ou moins rapidement, et existent souvent plusieurs ensemble ou successivement; ils peuvent occuper aussi le périnée, les grandes lèvres, les fesses et tous les points de la surface cutanée pourvus de ces glandules.
Traitement. — Puisât, et Merc-s., dans la période inflammatoire, — Iodium etMercur-s., quand l'inflammation se ralentit et que l'abcès tarde à se former; — Sulfur. et Merc-s. s'opposent à leur reproduction ; — Silicea et Caustic. conviennent lorsqu'il reste des points indurés, des trajets fistuleux.
Oreillons. — Caractérisés par l'inflammation de la parotide et par la contagion. Cette maladie affecte particulièrement les enfants. Elle débute par la parotide d'un côté et forme une tumeur au-devant de l'oreille ; le'mouvement fébrile est plus ou moins