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LE BAIN CONTINU PARTIEL

Technique. — Le bain continu partiel ou local {localized continuous bath) se prépare soit, extemporanément, au moyen d'un récipient de cuisine ayant une certaine profondeur, soit à l'aide d'un appareil spécial. Le D'" Frank Hamilton. de Bel/evue liospital, qui s'est fait le défenseur ardent de l'emploi du bain local en chirurgie, a imaginé un appareil simple et commode pour donner des bains chauds prolongés de bras et de jambes.

Fig. ÏH.

La figure 48 représente la baignoire destinée aux extrémités supérieures.

LE liAIN CONTINU PARTIEL

Pour les extrémités inférieures, on emploie un bassin de zinc (fig. 41)), plus large, dont le fond a la forme d'un toit retourné et reposant sur son faîte; la partie supérieure ouverte est munie dun couvercle mobile. Le bassin repose sur une planche horizontale et prend appui sur un cadre de bois. 11 est muni, comme le bain de bras, de chevilles qui permettent de suspendre le membre et d'un robinet.

Fig. 49.

Lorsqu'on doit donner un bain de pied, et qu'on veut éviter au malade le désagrément de tenir sa jambe hors du lit, on peut ménager au pied du lit un espace qui ne sera pas recouvert par les matelas et où le bain sera installé.

On emploiera de l'eau à une température assez élevée pour paraître chaude quand on y plonge la main, c'est-à-dire environ à 93'^ F. (35*^ C). On maintient ordinairement une température suffisamment constante, en renouvelant l'eau trois fois par jour.

On peut ajouter à Feaudu bain des substances antiseptiques, afin de prévenir l'infection, qui complique si souvent les plaies anfractueuses.

ladicatioas thérapeutiques. — Erijsipèle. — Le D"" Achilles Rose (1) a traité un certain nombre de cas d'érysipèle par le bain chaud continu; il a constaté que ce traitement possède une action remarquable sur cette infection, qu'il amène un

(1) Médical Record, 1893.

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abaissement rapide de la température et qu'il modifie heureusement l'évolution tout entière de la maladie.

Polyarthrite. — Ilueter conseillé l'emploi, dans le rhumatisme articulaire aigu, après la période d'acuité, et dans le rhumatisme déformant, des procédés thérapeutiques qui favorisent la résorption des épanchements et activent la circulation; il recommande, comme le meilleur moyen de remplir cette indication, le bain chaud continu administré soit à l'aide de bassins de forme et de capacité appropriées pour le bras ou la jambe, soit dans une baignoire, si le cas l'exige. Il affirme qu'aucune méthode n'adonné des résultats meilleurs que celleci, dans le rhumatisme articulaire chronique et le rhumatisme déformant.

Plaies récentes. — Lorsqu'on n'a pas à redouter d'hémorragie secondaire, on fait, pendant quelques heures, suivant le conseil du D'' Ilamilton, des fomentations chaudes ou froides sur le membre atteint ; puis on laisse le malade reposer au lit; on s'abstient de faire des sutures et d'appliquer un pansement adhésif ou un bandage. Puis on place le membre dans un bain chaud, ou on le soumet à des fomentations d'eau chaude, d'une façon systématique pendant quelques jours. On permet au malade de sortir, de temps à autre, son membre du bain ; il le fait assez souvent, d'ordinaire, pour constater les progrès de la cicatrisation.

Hamilton considère les fomentations d'eau chaude comme un procédé inférieur à l'immersion, dans la prophylaxie et le traitement de l'inflammation; il les réserve, donc, aux cas où l'on ne peut employer, pour une raison ou pour une autre, le bain continu.

On emploie les fomentations, à partir du quatorzième jour, dans tous les cas oîi l'on a commencé par administrer le bain; exceptionnellement, lorsque le malade est fatigué d'être maintenu au bain, on peutle lui supprimer pendantla nuit et appliquer des fomentations sur le membre malade.

« Aucun des traitements essayés jusqu'ici sous notre direction, dit Hamilton, n'a donné d'aussi bons résultats que celui-ci.

« Le phénomène qu'on observe habituellement, quand on baigneunmembre atteint d'une plaie par section ou d'une plaie par arrachement, est une sensation de bien-être, qui, toutefois, ne va pas jusqu'à la disparition de la douleur. Le second ou le troisième jour, les parties voisines sont tuméfiées, sans être

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