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LE BAIN CONTINU PARTIEL

très rouges; la peau a pris, 'ordinairement, une coloration blanchâtre et un aspect bouilli ; elle ne présente plus qu'une légère sensibilité. Le cinquième, sixième ou septième jour, la tuméfaction est plus considérable qu'on ne l'observe habituellement avec les autres modes de traitement, et cette particularité peut alarmer un observateur inexpérimenté; mais elle ne coïncide pas avec une augmentation de la sensibilité, et la peau garde l'empreinte du doigt, ce qui démontre qu'il s'agit surtout d'un état œdémateux des tissus. A ce moment, les bourgeons charnus sont, habituellement, recouverts de sérosité, ou d'un exsudât blanchâtre, que l'on peut facilement confondre avec une fausse membrane diphtéritique. A la fin du quatorzième jour, ou vers cette date (que nous choisissons pour substituer les fomentations au bain), le membre est encore œdématié; il présente parfois une coloration rouge vif; parfois, il est recouvert d'un exsudât blanc. »

Les membres inférieurs peuvent être plongés complètement et d'une façon permanente dans un bain jusqu'à un point situé à huit ou dix centimètres au-dessus du genou; les membres supérieurs, jusqu'à quelques centimètres au-dessus du coude; l'immersion doit donc être réservée aux cas où la plaie siège au-dessous de ces points.

L'immersion dans l'eau chaude est un procédé supérieur aux autres méthodes de traitement, surtout lorsqu'il s'agit de plaies anfractueuses ou confuses de la main ou du pied, dans lesquelles la peau et le tissu sous-cutané présentent de larges déchirures, — à condition que le membre soit baigné sans que la plaie ait été fermée par des sutures ou un bandage; la présence de sutures, en effet, est incompatible avec ce mode de traitement, car l'œdème, qui en est une conséquence inévitable, les arracherait.

On a traité de cette façon, presque d'une façon constante, à Saint Francis' Hospital, les contusions simples, non compliquées de plaies; les résultats ont toujours été surprenants; la guérison a été parfois étonnamment rapide.

Ce que nous venons de dire montre quelle est la souplesse de cet agent thérapeutique que nous trouvons dans Feau. Il se montre assez efficace, dans les applications dont nous venons de parler, pour qu'il puisse, à cette époque de chirurgie aseptique, soutenir la comparaison avec les méthodes récentes, qui se proposent d'obtenir la propreté et l'asepsie des plaies anfractueuses.

Babuch. — Hydrothérapie. 21

3^2 PRATIQUE DE LHYDRÛTHÉRAPIE

Dans les entorses graves lo, professeur Reclus, de Paris, après avoir expérimenté les divers modes de traitement, conclut que les meilleurs résultats sont fournis par l'immersion de Tartieulation dans de Feau chaude, dont on élève la température progressivement, jusqu'à ce qu'elle atteigne -48" C, et même o4o c., si la tolérance du malade le permet. On donne au bain une durée de dix minutes; l'articulation rougit, les vaisseaux se dilatent, la douleur et la sensibilité à la pression disparaissent. Ce traitement favorise tellement la résorption des épancliements séreux ou sanguins, que le massage dont on le fait suivre devient beaucoup plus efficace. Ou peut administrer, avec avantage, un bain malin et soir; on fait ensuite un massage, après lequel on applique sur l'articulation un bandage élastique.

Nous espérons que l'exposé que nous venons de faire des résultats obtenus par des médecins et des chirurgiens réputés, à laide d'une méthode de valeur, qui n'est pas appréciée selon ses mérites, amènera le lecteur à l'appliquer dans les cas où elle peut être utile.

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