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LES MALADIES AIGUËS ET CHRONIQUES

Les pages précédentes contiennent un certain nombre de paragraphes intitulés « Indications tliérapeutiques » et consacrés aux applications de l'hydrothérapie dans les maladies. Ces paragraphes sont forcément assez courts ; ils se rapportent seulement aux maladies dans lesquelles certains procédés sont indiqués.

On pourra constater, dans cette partie clinique de l'ouvrage à laquelle nous arrivons, que l'hydrothérapie est une méthode complexe, qui comporte un grand nombre de procédés différents applicables aux conditions variées que produit chacune des maladies. Sans vouloir déprécier la valeur des agents médicamenteux ni en déconseiller l'usage, on peut affirmer que les plus actifs et les plus efficaces mêmes, parmi eux, ne possèdent pas une souplesse comparable à celle des opérations hydriatriques. L'antipyrine,par exemple, qui abaisse la température dans la période de début des fièvres, ne peut être employée avec sécurité lorsque la maladie est plus avancée, lorsque l'intégrité du cœur est de plus en plus compromise; on n'a aucun moyen d'adapter ce médicament aux conditions variées que l'on rencontre, en dehors de celui qui consiste à eu modifier la dose, et, comme il produit certains effets déprimants, on fait nécessairement cette dose aussi petite que possible, ce qui limite l'étendue de son action.

Nos agents médicamenteux les plus sûrs — digitale, aconit, chloral, acide salicylique, opium — ont leur posologie et leur mode d'emploi. L'iodure de potassium, la quinine et le mercure, les seuls médicaments spécifiques que nous possédions, sont susceptibles d'être administrés à des doses variées ; mais leur usage est limité^ et nous ne pouvons obtenir un résultat

différent avec tel mode d'emploi on telle dose, et avec telle autre dose ou tel autre mode, suivant l'état de chaque malade ou les exigences de chaque maladie. On verra, dans les chapitres suivants, que les effets thérapeutiques de Teau peuvent être modifiés par des modifications apportées à son application. Je prie le lecteur de prendre connaissance des courtes observations rapportées ci-après, qui indiquent la marche de certaines maladies soumises au traitement hydriatrique, et qui peuvent servir de guide dans les cas analogues.

Ce que j'ai dit des agents médicamenteux n'a pas pour but d'en déconseiller l'emploi. Au contraire, j'apprécie autant que qui que ce soit leur valeur, établie par l'observation clinique depuis un demi-siècle.

Les procédés hydriatriques sont les agents les plus souples que possède notre arsenal thérapeutique; ils sont assez nombreux et assez variés pour que nous puissions les adapter, d'après la température, la pression de l'eau, la durée de Topération, aux diverses périodes des maladies auxquelles on peut les appliquer. C'est ce que démontre la nécessité oîi l'on se trouve d'user, dans chaque cas, d'une technique précise.

•le me propose, dans les pages suivantes, d'exposer en détail les applications hydriatriques qui conviennentàcertaines maladies que le médecin rencontre très fréquemment dans l'exercice de son art.

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