C ./, douche en jet froide
If .1, douche en jet chaude.
//, eau chaude pour la douche écossaise.
C, eau froide pour la douche écossaise.
Hp, bain de siège.
Si, douche de vapeur.
Un thermomètre, /', qui est enfermé dans un tube de métal muni d'une ouverture, dont le réservoir plonge dans le mélangeur, et dont la tige est visible à travers un verre grossissant, donne la température de l'eau qui arrive au bec du tuyau de
APPAREILS HYDROTHÉRAPIOLES 523
la douche. Une horloge à secondes, C, permet de mesurer la durée de l'opération. L'ne pince sert à fixer la prescription médicale en un point oîi les gouttelettes d'eau ne peuvent l'atteindre.
L'opérateur prend connaissance de la prescription, la suspend à cette pince et ouvre le robinet qui ferme le bec de la douche. Il ouvre, ensuite, les robinets d'eau chaude et d'eau froide, et, en consultant le thermomètre, il établit, pendant que l'eau coule, le mélange qui possède la température requise. 11 suffit d'un peu d'expérience pour arriver avec la plus grande facilité à ce résultat. Puis, il donne accès à l'eau dans le conduit du régulateur de la pression, jusqu'à ce que le manomètre indique que l'eau a la pression voulue. Après avoir, de nouveau, consulté le thermomètre, l'opérateur prend de la main gauche la poignée du robinet et de la main droite le tuyau, au voisinage du bec métallique (1) paroîi sort le jet; il ordonne, en même temps, au malade de se placer à deux mètres en avant de la table des douches. Tout en surveillant le thermomètre, il dirige, d'abord, le jet sur le dos du sujet; puis, il l'applique successivement aux autres régions, suivant les prescriptions du médecin traitant. Lorsqu'on administre une douche en cercles, on doit également faire couler l'eau avant d'inviter le malade à s'y exposer; de cette façon, non seulement on supprime le choc qui se produirait au début. mais encore on rassure les personnes pusillanimes, en leur montrant le jet qu'elles vont recevoir.
La douche en cercles, que j'ai fait installer à V Hydriatric Institute.esl assez différente de la douche en cercles ordinaire, comme on peut le voir dans la figure ci-contre. Elle n'est pas constituée par des tuyaux perforés de forme circulaire, mais de douze pommes d'arrosoir de sept centimètres et demi de diamètre. Je trouve que cette disposition donne des effets plus énergiques et qu'elle permet d'éviter l'obstruction des orifices. Chaque pomme présente cinquante-cinq ouvertures. Ces pommes sont vissées sur le tuyau d'apport ; on peut les enlever facilement pour les nettoyer. En outre, grâce à un dispositif
11) L'opérateur doit toujours tenir le tuyau par la partie métallique de celui-ci; de cette façon, sil lui arrive délire inexactement les indications du thermomètre, et si la température devient à un moment ou trop haute ou trop basse, il sera averti du changement. Une sonnerie électrique servant de signal d'alarme fonctionne dès que la température atteint 49» C. Dans ces conditions on ne peut causer un dommage au malade.
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imaginé par M. Frank Richter, l'excellent ingénieur qui a exécuté tous mes plans avec une grande habileté, les trois pommes supérieures peuvent être déplacées. De cette façon, il suffit de tourner ces pommes vers le sol, pour qu'un sujet de petite taille ne soit plus exposé à recevoirde Teau sur le visage ou dans les oreilles.
La table des douches contient également les tuyaux qui se rendent à la douche périnéale, au bain de siège et à la baignoire, et sa paroi supérieure porte les poignées des robinets qui commandent à ces tuyaux. Lopérateur n'a qu'à consulter le thermomètre, pour savoir quelle est la température de l'eau qui arrive à ces différents appareils»
La table renferme encore le conduitd'une douche de vapeur que l'on ouvre au moyen d'un robinet, St, et qui aboutit au tuyau de la douche. On doit employer de la vapeur purgée d'eau, afin d'éviter de produire des brûlures; à cet efTet, on laisse fuir une certaine quantité de vapeur, avant de demander au malade de se placer devant Ja table.
La salle de douche de VHydriatric Instïtute a quatre mètres de long sur trois mètres de large; ses parois sont revêtues de marbre sur une hauteur de trois mètres. Le sol a une certaine pente; il est recouvert de plaques de cuivre, dont les bords se relèvent, au niveau des parois, de façon à couvrir le marbre sur une hauteur de cinq centimètres. Sur ce sol reposent des solives, dont la face inférieure taillée en biseau s'adapte à la pente de celui-ci, et dont la face supérieure, horizontale, supporte un plancher à claire-voie, à travers lequel l'eau peut s'écouler pour gagner l'égout. Les matériaux employés à une installation de ce genre doivent être de la meilleure qualité, afin qu'il ne se produise pas de fuite d'eau.
La douche périnéale est constituée par un tuyau vertical, placé à un mètre de la table des douches, au voisinage du bain de siège, et relié au'raélangeur. Au-dessus de ce tuyau, se trouve une caisse, ou une chaise, d'une hauteur de 90 centimètres, présentant une ouverture circulaire, où prend place le périnée. Le jet venant du tuyau, sous la pression et à la température voulues, vient frapper cette région (fig. G9).
L'eau qui doit servir aux opérations hydriatriques est fournie par un réservoir placé sur le toit de la maison, que l'on remplit au moyen d'une pompe à vapeur. L'eau chaude vient d'une chaudière, où des serpentins, dans lesquels circulent de la vapeur, lui donnentune température élevée.
APPAREILS IIYUROÏHERAPIQL'ES
On Obtient l'eau glacée, dont on a besoin en été, grâce au dispositif que nous allons décrire. Une caisse à paroi double, de 2 m. 3o de longueur, sur l m. 70 de largeur et 1 m. IJo de hauteur, se trouve dans le sous-sol, qui sert de buanderie. Les deux parois sont distantes de dix centimètres Tune de Tautre. A la partie supérieure de cette caisse, une ouverture de 80 centimètres de côté permet d'y introduire de la glace. Les parois intérieures sont doublées de cuivre, afin que l'appareil soit parfaitement étanche.
Sur le fond reposent deux planches, qui vont d'une paroi à l'autre, et qui ont une hauteur de trente centimètres et une épaisseur de cinq centimètres. Ces planches présentent chacune trois encoches en demi-cercle, où prennent place trois cylindres de tôle galvanisée (fig. 70).
Chacun de ces cylindres contient quatorze litres d'eau. Ils sont reliés Fun à l'autre par des tuyaux larges de deux centimètres et demi. L'eau arrive de la prise principale au premier cylindre par un conduit large de cinq centimètres; puis elle passe d'un cylindre à l'autre, et sort par un tuyau large de deux centimètres et demi, qui la conduit à la table des douches. A quinze centimètres au-dessus des cylindres, la paroi présente une ouverture large de deux centimètres et demi, à laquelle s'adapte un tuyau qui aboutit à l'égout. Un autre tuyau, muni d'un robinet, part du fond de la caisse et se rend à l'égout; il permet de la vider complètement, lorsque c'est nécessaire. Pour remplir la caisse on dispose d'un tuyau spécial, branché sur le conduit qui amène l'eau du réservoir aux cylindres.
L'appareil se manœuvre de la façon suivante. On ouvre le
Fig. 69. — Douclie périnéale.
PRATIQUE DE L HYDROTHERAPIE
APPAREILS HYDROTnERAPIQUES
robinet du tuyau d'apport A. pour remplir les [cylindre>: le robinet de vidange C se trouvant fermé, on ouvre le robinet B et on laisse couler de leau dans la caisse, jusqu'à ce que les cylindres soient recouverts de quinze centimètres d'eau. On introduit alors dans l'appareilcinq cents kilogrammes de glace. La partie inférieure des blocs de glace se trouve immergée dans l'eau qui recouvre les cylindres, et pénètre dans les intervalles qui les séparent. A mesure que la glace fond, l'excès d'eau s'écoule parle tuyau /), dont on a ouvert le robinet.
J'ai essayé de placer la glace sur des claies, au-dessus des cylindres, qui se trouvaient ainsi enveloppés d'air froid; mais la façon de procéder, que j'ai précédemment exposée, me paraît être la plus pratique.
On comprendra qu'il est nécessaire d'avoir à sa disposition un appareil réfrigérant, lorsqu'on saura que l'eau de la ville de New-York est à une température de 70" à SO** I". (21.1° à 26.6" C), vers le milieu de l'été, et qu'on peut avoir besoin, à cette époque, de douches à oO" et60<' F. 10° et lo. o° C). Avec l'appareil que nous avons décrit, il suffit d'ouvrir le robinet d'eau froide et le robinet d'eau glacée, de façon à ce que le mélange ait la température prescrite. Je ne sais s'il existe un appareil de ce genre dans aucun autre établissement, en Europe et en Amérique, en dehors de Montefiore Home, de Gennan ffospital de Philadelphie, de Massachusetts State Asylum à Danvers, de i'nited states (jovernment Asylum : Elizabeth] à Washington, et de quelques autres établissements dont les douches ont été installées suivant mes plans. Dans un certain nombre d'établissements que j"ai visités, en Allemagne et ailleurs, l'appareil réfrigérant n'est pas nécessaire, car les douches sont alimentées par des sources dont la température est très basse: il est très fréquent de trouver de l'eau à .50" F. < 10" C).
Les bains d'air chaud, ou bains de caisse ihot-air cabinets) tiennent une place importante dans une installation bydrothérapiqiM. On les utilise dans les cas que nous avons indiqués précédemment. Les caisses soat placées da,ns une salle bien éclairée (fig. 72). Ces caisses sont faites d'un bois bien sec. Elles ont la forme que montre la figure 72. Elles ont une paroi supérieure mobile et des portes. A l'intérieur se trouve un siège commode. Elles sont chauffées par un radiateur en forme de serpentin, dans lequel circule de la vapeur. Leur température est donnée par un thermomètre, dont le réservoir est à l'intérieur de la caisse, et dont la tige est à l'extérieur. Vne ouver-
S28 PRATIQUE DE l'jI YDROTllÉRAPIE
lure circulaire, dans la paroi supérieure, reçoit le cou du malade. Celui-ci, enveloppé d'un drap, s'assied sur le siège et laisse sa tête en dehors de la caisse (fig. 71). On dispose une large serviette, de façon à obturer l'espace qui se trouve entre le bord de l'ouverture et le cou du malade. On enveloppe la
FiL'. "1. — Bain d'air ciiaïui, ouvert.
tète de celui-ci d'un turban'mouillé, sur lequel on verse de l'eau aussi fréquemment que l'indique la prescription médicale.
Lorsque le bain d'air chaud va prendre fin, le doucheur met le jet de la douche à la température voulue et sonne ])our
API'AREILS IIYDROTlIlÔhAl'IHl KS
LiAcucii. — IJyiIrolhér.iiik
530 PRATIQUE DE LllYDROTHÉRAPIE
avertir qu'il est prêt à recevoir le malade. On fait, alors, sortir celui-ci de la caisse, on retire le drap qui le recouvrait et on lui fait prendre place devant la table des douches. La douche terminée, on le couvre à nouveau du drap chauffé et on le sèche soigneusement, en le laissant debout ou en le faisant asseoir. Ensuite, le malade rentre dans sa cabine, s'habille, et, aussitôt après, sort de rétablissement pour respirer de l'air frais. On doit insister sur ce dernier point, parce que beaucoup de personnes, qui ont usé des bains turcs, ne peuvent se défaire de cette idée qu'il est nécessaire de se reposer après le bain. Comme le bain de caisse n'oblige pas le malade à inhaler de l'air chaud et qu'il lui procure une réaction parfaite, il y a tout avantage pour ce dernier à sortir dan s la rue ou dans un parc, oii il mettra pleinement à profit l'augmentation d'amplitude de ses inspirations.
Sur plusieurs centaines de mille de bains d'air chaud administrés, j'ai rarement pu rapporter à cette manière de faire l'origine d'un rhume. Même au milieu de l'hiver, les gens les plus pauvrement vêtus peuvent quitter pour la rue la clinique où ils ont eu la sudation la plus abondante.
Aussi ai-je toujours conseillé aux personnes, qui me consultaient sur l'installation d'un établissement d'hydrothérapie, de ne pas créer de « salles de repos j^. Celles-ci ne sont pas nécessaires ; elles sont même dangereuses ; car, dans un appartement chaud et mal aéré, les malades perdent leur tonicité. D'autre part, lorsqu'un certain nombre de malades se trouvent réunis dans une salle confortable, ils discutent maladies et traitements, et leurs conversations ont souvent une influence fâcheuse sur leur état mental. Enfin, l'aménagement de salles de repos augmente, sans nécessité, les frais d'installation d'un établissement.
La disposition fort simple de l'établissement que nous venons de décrire permet au médecin d'administrer tous les bains et toutes les douches que l'on prescrit dans la pratique. La température et la pression se règlent facilement, rapidement et exactement ; car tous les appareils sont groupés en un espace restreint.
Les hôpitaux ordinaires ont à soigner un trop petit nombre de malades capables de marcher, pour qu'ils consentent à faire les dépenses d'une installation hydrothérapique complète ; mais h?s services de consultations externes pourraient être pourvus des appareils dont nous avons donné la description.