GRAMMES
Température
rectale
jNO.MHRE de
GLOBULES KOfGKS
en millions
DIFFÉRENCE entre le sang
dfs veines de l'oreille et celui du foie
nUANTITÉ
hémoglobine
pour cent
Température de la
caisse chaude :
35— 41,9oC
Température de la
caisse chaude :
31—Ti.ooC
Température de la
caisse chaude :
Oreille 3,992 Foie 5,840 Oreille 3,132 Foie 6,230 Oreille 5,720 Foie 3,896 Oreille 5,996 Foie 6.204 Oreille 5,440 Foie 5,584 Oreille 5,320 Foie 6,112
ACTION DE l'eau DANS l'ÉTAT DE SANTÉ 77
Becker(l) a étudié ce même sujet à la clinique du professeur Gerhardt. Cet auteur est disposé à se séparer des autres, non sur les résultats des expériences toutefois, mais sur leur explication. Il conclut ainsi i p. 182) : 1° une application froide portant sur le corps entier donne une augmentation du nombre des globules rouges plus petite que celle du nombre des globules blancs dans le sang des capillaires cutanés ; 2" ces modifications sont dues surtout aux actions vaso-motrices, principalement à la perte d'eau subie par le sang, et, en seconde ligne, à une stase des globules dans les capillaires ; ."J" une augmentation du nombre des leucocytes se produit, en outre, après l'application froide, due. pour la plus grande part, au fait que ces éléments se disposent en couches marginales dans le courant sanguin ; 4'^ dans les états pathologiques, certaines modifications de la composition du sang peuvent également s'expliquer par une diminution modérée des stases.
E. Tschlenoff (2) place six lapins dans une chambre à air chaud à 42° C. pendant cinq à six heures, et constate une perte de cinquante pour cent dans le nombre des leucocytes, l'hémoglobine et les globules rouges ne présentant aucun changement. Cette perte est compensée au bout de vingt heures.
Des modifications dans la circulation rénale ont été observées par Rem-Picei(3),quia fait cent quinze expériences sur trentecinq individus sains, avec trois cent cinquante analyses d'urine. Cet auteur a constaté que l'urine contient de l'allnimine après les bains froids (de 12" à 13° C. pendant trois minutes) avec une fréquence tout à fait remarquable; il en est de même à la suite de bains de quinze minutes à 20° C. L'albumine apparaît rapidement, mais disparaît seulement au bout de quelques heures ; elle n'excède jamais 0, 025 pour cent'; elle est formée surtout de serine, jamais de globuline; il n'est pas rare de trouver des cylindres hyalins et des cristaux d'oxalate de chaux. Fréquemment, sinon dans tous les cas, la diurèse est augmentée, surtout après des bains courts très froids pris à l'air libre. Les éléments solides de l'urine sont excrétés en proportion plus grande. L'azote, l'urée, les chlorures sont augmentés. Il n'y a pas d'urobiline. Après les douches et les bains froids courts, ou observe une élévation de la pression san-
(1^ Blâtter f. klin. Hydrothérapie, août 1902, n» 8.
(2) Wratsch, 9 et 10, 1893.
(3) Il Policlinico, 1901, n» u3.
78 PRINCIPES DE L'HYDROinÉRAPIE
guine ; après les bains très froids prolongés, la rapidité et l'irrégularité des battements cardiaques, une cyanose plus ou moins diffuse, et une dilatation manifeste du ventricule droit. Rem-Picei soutient que Talbuminurie consécutive aux bains froids dépend d'une excitation cutanée, qui, atteignant les terminaisons des nerfs sensitifs, est transmise au système nerveux central, et réfléchie sur le vague ou le sympathique. Un fait vient à l'appui de cette manière de voir : les lésions du vague entraînent également de l'albuminurie.
Les expériences de Strasser et Wolf (1) avec l'onkomètre confirment les résultats qui viennent d'être exposés.
Le refroidissement intense de la peau produit des modifications dans la circulatimi rénale. Les procédés hydriatriques usuels ne les déterminent pas, parce qu'ils ne sont jamais appliqués à de très basses températures sans être suivis d'une friction, qui contrebalance l'effet congestif que le froid exerce sur les organes profonds.
Les expériences rapportées ci-dessus enlèvent toute base aux critiques d'Adler (2) et de quelques autres auteurs, qui prétendent que nous ne possédons pas en hydrothérapie l'équivalent des données expérimentales que le laboratoire nous fournit sur la strychnine, par exemple, et les autres agents thérapeutiques.
Expériences faites pour déterminer l'effet des différents procédés hydriatriques sur les éléments dusang, dans l'état de santé et dans la maladie. — En vue de déterminer l'influence des différents procédés dans l'état de santé et dans la maladie, j'ai entrepris à VHydriatric Instilute certaines expériences, auxquelles a collaboré mon fils le D'' H.-B.Baruch, et, à Montefîore Home, d'autres expériences qui ont été conduites, sous ma direction, par le D"" Abramson, avec l'aide du D"" Talmey. Les numérations de globules etles dosages d'hémoglobine furent faits exactement avant chaque opération, et dans les quinze minutes qui la suivaient. On fit usage à V Hiidrxalric Instilute de l'hématocrite de Daland, et à Monte flore Home de l'appai'eil de Thoma-Zeiss.
(1) El. f. klin. Ibjdroth., 1903.
(2) New-Yorher mediz. Mo7iatsschrif(, l^iOl.
A rHijdriatric Institute
NOM
Victor H.
(Masseur)
Le même
T. (doucheur)