CUBE
Après
id.
A Mûntefiore Home
NOM
William H
Bertha D...
Nanette G ,
MALADIE DU SUJEI et procédé employé
Paralysie agitante, bain complet à 9.5" F. (35' C.|. de 30 minutes.
Paralysie agitante, bain complet à 95° F. (33 C), de 30 minutes.
Maladie de Basedow maillot humide à 60° F (15, 3' C), de 1 heure.
NOMBRE
(le globules rouges
par
millimèlre cube
Après
NOMBRE DE globules blancs
par millimètre cube
Après
QOAXIITf d'hémoglobine
PRINCIPES DE L HYDROTHERAPIE
A Monte flore Home
NOM
Matilda G..
Mollie M...
Augusta P.
Jenny L. . .
Lena D
Annie S;, . .
Lizzie B....
Nathan B..
Julius D . . .
MALADIE DU SUJET et procédé employé
Tuberculose pulmonaire, bain d'air chaud jusqu'à sensation de chaleur, suivi d'une dou che en pluie à 60» F.
(10,3" C.j,sous pression de 2 atmosphères et de 1 minute.
Néphrite chronique, bain d'air chaud.
Rhumatisme déformant, sudation dans un bain d'air chaud de 10 mi nutes.
Hystérie, douche en pluie à 60° F. (15,5° C), sous press. de 2 atmos. et de 1 minute.
Bronchite chronique douche en pluie à 80° F. (26.6° C), sous press. de 2 atmos. et de 1 minute.
Rachitisme, douche en cercles à jets filifor mes, à 60° F. fl5,oo C.) sous press.de 1 atmos et de 1 minute.
Gastrite chronique, dou' che en cercles à 80° F" (26,6° C ), sous press de 1 atmos. et de 1 mi' nute.
Neurasthénie, douche en jet à 60» F. (13. .> G.) sous press.de 1 atmos et de 20 secondes.
Maladie de Friedreich douche en jet à 80° F (26,6° G.), sous press de 1 atmos. et de 20 secondes.
NOMBRE
de globules rouges
par
millimètre cube
Après
S.ula.OOO
.NOMBRE DE globules blancs
par millimètre cube
Après
QIAKIITE d ' h é moglobine
NOM
Joseph B.
Rosa G.
Minnie G.
LilUe F..
MALADIE DL' >UJET et procédé employé
Dilatation du cœur et neurasthénie, douche en jet à 40" F. '7,2" C), sous press. de 1 atmos.
et de 10 secondes.
Ataxie locomotrice, douche en jet à 93° F (35 C), sous press. de 2 atmos. et de 20 secon des.
Sclérose en plaques, douche en jet à 95» F.
35° (l.), sous press. de 2 atmos. et de 20 secondes.
Tabès, douche en jet à 110» F. (43,3» G.), sous press. de 1 1 '2 atmos et de 30 secondes.
NOMBRE
de globules rouges
par
millimètre cube
Après
NOMCRE DE [lobules blancs
paimillimètre cube
Avant
ipres
ijCAÎiTITE
d' hémoglobine
3° Modifications dans la composition chimique du sang. — Alois Strasser a entrepris détudier la réaction chimique du sang sous l'influence des applications thermiques. Les expériences quila faites sur lui-même et sur le D"" Kuthy sont exposées dans le Deutsche Medizinal Zeitung du lo juin 1896. En voici un résumé succinct.
Après toutes les opérations hydriatriques chaudes ou très chaudes, principalement les bains à 43^0., on observait constamment une augmentation de la proportion de phosphate acide, le plus souvent considérable (dans un cas plus de cent pour cent).
Après les opérations froides, la proportion de phosphate acide se trouvait diminuée, la plus grande diminution survenant ù la suite des demi-bains (autour de cinquante pourcent): une diminution légère suivait la douche, le drap mouillé, ou l'immersion dans un bain à environ 9'^C. On prélevait le sang, après anesthésie, d'une des artères fémorales avant l'expé-
Bahuch. — Hydrothérapie. 6
rience. et. de l'autre, après. On constatait une diminution de Talcalinité du sang après les bains très chauds,et une augmentation de l'alcalinité après les bains froids.
Pokrowsky (1) a démontré expérimentalement que l'assimilation des aliments azotés augmente sous l'intluence des bains d'air chaud, la quantité des fèces et leur teneur en azote sont diminuées, et le poids du corps augmente (?).
Gussero (2) admet également un accroissement des échanges azotés après les bains très chauds.
Modifications dans la circulation de la lymphe. — E. von Kowalski (3) a réalisé, dans le laboratoire du professeur Beck, à Lembert Universitij, une série d'expériences soigneusement conduites, en vue de déterminer l'action des excitants thermiques sur la circulation de la lymphe et sur les nerfs vasomoteurs des vaisseaux lymphatiques. Nous n'entrerons pas dans le détail des recherches de cet auteur et des commentaires dont il les accompagne; il suffira de faire connaître ses conclusions, qui sont intéressantes : 1° les excitants thermiques exercent sur le cours de la lymphe une influence non seulement indirecte, par l'effet de modifications concomitantes dans les autres organes, mais directe également, faisant varier le calibre des vaisseaux lymphatiques; les excitants thermiques de basse température contractent les vaisseaux, ceux de température élevée les dilatent; 2° la cause de ces variations se trouve dans le système nerveux, car les lymphatiques sont soumis aux mêmes influences que les vaisseaux sanguins, notamment à celle des vaso-moteurs, qui, excités par une basse température, déterminent une contraction, excités par une température élevée provoquent une dilatation ; 3" les nerfs vaso-moteurs des lymphatiques ne sont pas identiques aux nerfs des vaisseaux sanguins qui leur correspondent; en tout cas, leur activité est indépendante de ^l'état de la circulation sanguine.
En pratique, ces faits nous donnent une notion qui nous permet d'agir utilement, au moyen des applications hydrialriques, à la fois sur les lymphatiques et sur la circulation générale. Par exemple, un bain chaud ou une compresse chaude augmenteront l'absorption de la lymphe; si ces i)rocédés sont
(1) Wvatsch, no 9, 1893.
(2) Wratsch, n» 39, 1893.
(3) Blatter fur /-Ihi. Ili/cliotherapie, janvier et février 1901.
ACTION DE l'eau DANS l'ÉTAT DE SANTÉ 83
suivis d'une opération froide (bain, douciie), les vaisseaux se videront et feront passer leur contenu dans la grande circulation. Il est manifeste que nous avons ici un moyen d'action thérapeutique efficace, basé sur des faits physiologiques scientifiquement établis.
Conclusions. — On peut retenir de toutes ces expériences et observations sur Faction des procédés hydriatriques chez l'individu sain, faites dans les meilleures conditions et avec les précautions les plus consciencieuses par différents auteurs, et en dépit de quelques divergences de vue dans leurs conclusions, que les modifications déterminées dans les fonctions circulatoires par l'excitation thermique et mécanique des opérations hydriatriques sont très marquées et d'une grande importance. Il est clair comme le jour quon jjeut exercer une énorme influence au moyen de ces opérations, qui entraînent des changements si (tonsidérables dans le calibre des vaisseaux, dans l'activité du cœur et dans la composition du sang chez l'individu sain, et que le même effet doit être également obtenu dans le cas de maladie.
Conduire et diriger cet effet dans la bonne voie, et provoquer dans la circulation des phénomènes qui résolvent une stase, remplissent certains départements vasculaires et en vident d'autres, tel est le but d'une hydrothérapie intelligemment pratiquée.
Le médecin dispose ainsi d'un moyen d'action puissant, qui peut donner, suivant le cas, de bons ou de mauvais résultats.
Action des applications hydriatriques sur la respiration.
On a vu que toutes les applications d'eau à une température supérieure ou très inférieure à celle de la peau agissent comme des excitants thermiques. Les physiologistes admettent que le centre respiratoire est très facilement atteint par les impressions nerveuses qui lui viennent des différentes régions de l'organisme. Les impressions reçues par presque toute la surface sensible et par presque tous les nerfs sensitifs peuvent modifier la respiration. Des' expériences sur les animaux montrent nettement que l'excitation des nerfs sensitifs rend
84 PRINCIPES DE l'hydrothérapie
l'inspiration plus profonde. L'influence des excitations portées sur la peau est particulièrement marquée, comme le prouve l'usage universel des applications froides et chaudes faites sur la peau en vue de ranimer les nouveau-nés.
Il existe probablement deux sortes de fibres nerveuses sensitives reliant la surface cutanée au centre respiratoire, à savoir des fibres inbibitrices et des fibres excitatrices.
Lorsqu'on entre dans un bain très froid ou très chaud, l'inspiration commence par devenir plus profonde, puis elle est interrompue par des efforts convulsifs. Si l'on reste dans le bain, les mouvements respiratoires deviennent réguliers, car la différence de température, qui est indispensable pour que l'excitation existe, a cessé, et la fonction circulatoire s'adapte au nouvel état de la distribution du sang.
Ce sont les applications froides qui produisent l'excitation la plus considérable du centre respiratoire, en particulier quand elles portent sur la poitrine et l'abdomen. Le nerf phrénique est probablement excité dans ces conditions, amenant une contraction spasmodique du diaphragme, qui fait paraître imminente la cessation des mouvements respiratoires. La respiration reste ensuite plus profonde pendant un temps considérable. Winternitz et Pospischl ont montré qu'il en résulte une augmentation manifeste de l'élimination de CO- (1).
L'exposition du corps nu aux opérations froides détermine, suivant Friedrich (2), une augmentation marquée de la consommation de l'oxygène, en rapport avec l'intensité du froid. Une projection d'eau froide sur le corps produit également une augmentation de la consommation d'oxygène et de l'excrétion de CO'^ chez les animaux à sang chaud.
D'après Wick (3), qui a expérimenté sur lui-même, les bains très chauds exercent une influence particulière sur la respiration. Même àSO'^C, lafréquence des mouvements respiratoires est diminuée ; ils deviennent plus profonds et le restent encore dans les enveloppements qui suivent le bain. Dans les bains entre i2o et 44" C, le sujet éprouve une sensation de constriction, avec un sentiment de resserrement du larynx,
(1) Neue Untersuchungen ùberden respiratorîsrhen Gasweclisel unlerthermischen iind inechanischen Einflûssen, 1893.
(2) Hayem. Leçons de thérapeutique, vol. I, 1894.
(3) Ueber die pliysiologisclie Wirliung verschiedcaer warmer Bader (Vienne), 1894, p. 150.
ACTIOX DE l'eau DANS l'ÉTAT DE SANTÉ 85
lesquels cessent en même temps lorsque le cou est élevé en dehors de leau.
Les bains chauds amènent une rétraction marquée de l'abdomen qui va en augmentant avec la chaleur. Ce phénomène semble être d'ordre rétlexe, comme le ralentissement de la respiration. Ce dernier pourrait être dû à une action sur le centre respiratoire du sang modifié dans ses qualités. Mais la théorie rétlexe a plus de chances d'être vraie pour celui-ci, comme pour la rétraction de l'abdomen, qui est amenée par l'effet de l'eau très chaude sur les nerfs périphériques cutanés. Il est à remarquer que l'action du sang chauffé sur les centres respiratoires détermine habituellement une respiration rapide et superficielle. Les deux causes interviennent probablement; en effet, une réponse prolongée du réflexe au bain chaud l'affaiblit, et alors la chaleur agit seule. Topp a vu la respiration s'accélérer nettement et devenir saccadée dans des bains à 45-46°C.
Baelz, qui a décrit longuement les bains très chauds du Japon, dit que, souslinfluence de ces bains, larespiration n'est tout d'abord que peu modifiée, mais devient ensuite plusrapide et superficielle, ce que j'ai souvent vérifié. Claude Bernard a bien montré que la dyspnée produite par la chaleur est due à une action réflexe exercée par le sang chauffé sur le centre respiratoire. Frick et Goldstein ont déterminé de la dyspnée en faisant circuler de l'eau à 70'^ C autour des carotides chez les animaux.
Des bains très chauds prolongés, qui tendent à élever la température du corps, accélèrent la respiration et le pouls. Celui-ci devient moins tendu, quoique plein et bondissant ; celle-là devient plus profonde.
H. "NVinternitz (de Halle) (1) conclut, de quelques expériences faites sur un étudiant en médecine, que les bains très chauds augmentent l'activité chimique de la fonction respiratoire, et qu'il en résulte un accroissement énorme de la consommation d'oxygène et de l'élimination de CO-, qui excède lîième celui que l'on observe dans les fièvres (20 pour cent). Même lorsque la température du corps ne s'élevait pas sensiblement par l'effet du bain chaud, et que les mouve-
(1^ EÎQlluss heisser Baeder auf dea respiratorischea StoffwecUsel des Mensctien. — Abdruck aus dem klinischen Jalirbuch, siebenter Band, lena, 189!», p. 19.
8H PRINCIPES DE l'hydrothérapie
ments respiratoires n'étaient pas modifiés, le résultat de sept examens faits, à des jours différents, pendant des bains très chauds de 30 minutes, montrait que la consommation d'oxygène augmentait en moyenne de 78 pour cent et l'élimination de CO- en moyenne de 91 pour cent. Cette accentuation de l'activité respiratoire persistait pendant quelque temps, comme le prouvaient sept examens pratiqués après un délai moyen de 53 minutes, à la suite du bain; la consommation d'oxygène était encore augmentée de 22 pour cent, et l'élimination de CO- de 16 pour cent. H. Winternitz n'attribue pas sans restriction ces modifications à un accroissement du travail du cœur et du poumon ; car, si Ton fait abstraction de ces facteurs et si l'on tient compte des effets de la transpiration, si l'on élimine tous ces éléments qui sont en rapport avec !a température et la durée des bains, on constate encore une augmentation anormale de 30 pour cent qui reste inexpliquée.
La suractivité de la fonction respiratoire après les bains très chauds s'affirme aussi dans les expériences de Rubner. Mais comme la durée de ces bains était moins longue, la suractivité était moindre.
Des expériences nombreuses faites à Y Hydriatric Institute sur des individus sains appartenant au personnel masculin de l'établissement, et sur des malades en traitement pour des maladies diverses qui ne les empêchaient pas d'exercer leur profession, ont démontré à l'auteur que le contact de leau à une température inférieure de dix degrés (o,o'' C), on plus, à celle de la peau, amène des efforts inspiratoires brusques et convulsifs, qui semblent devoir s'arrêter immédiatement après leur début, et alarment souvent les personnes qui subissent ce contact.
Très souvent, cependant, si l'inquiétude se calme et si l'équilibre psychique se rétablit, les inspirations deviennent plus profondes et l'expiration relativement plus active. Les mouvements respiratoires s'accélèrent pendant le bain, s'il est très froid, à moins qu'un frisson ne survienne, qui donne une respiration saccadée. Après le bain froid ou la douche froide, la respiration se comporte suivant la façon dont se passe la réaction consécutive. Si la réaction est bonne, les mouvements respiratoires deviennent plus profonds, le malade sent qu'une plus grande quantité d'air pénètre dans ses poumons. C'est pourquoi toutes les applications hydriatriques froides doivent
ACTION DE l'eau DANS l'ÉTAT DE SANTÉ 87
être suivies d'un exercice physique modéré à l'air pur du dehors.
Lorsqu'un procédé hydriatrique ajoute une action mécanique à l'action thermique, comme dans la douche, par exemple, son influence sur les centres respiratoires est plus forte. Les effets des excitants thermiques et mécaniques qui ont été indiqués plus longuement à propos de la circulation agissent aussi sur la respiration ; la princi[)ale différence observée réside dans la sensibilité plus grande du centre respiratoire, et danssapromptitude à répondre à l'excitation venue de la périphérie. C'est un champ fertile offert aux expériences futures, que l'étude de l'influence précise des applications hydriatriques modérées et progressivement accentuées sur la respiration et les phénomènes physiologiques dépendants de cette fonction. Les résultats d'expériences de cette sorte seraient extrêmement utiles à connaître dans le traitement des maladies. Nous avons un exemple grossier de ces avantages dans l'effet des immersions très chaudes ou froides et des alïusions au cours de la bronchopneumonie chez l'enfant. En effet, l'agent principal, dans ce cas, est peut-être l'excitation portée par les nerfs sensitifs de la peau au centre respiratoire, qui, se trouvant épuisé par la maladie, cesse de répondre aux exigences croissantes de l'organisme, dans le sang duquel s'accumule CO'^. L'inspiration plus profonde et l'expiration plus vigoureuse favorisent l'expulsion des sécrétions retenues dans les poumons.
Des recherches expérimentales plus étendues sur Fintluence des excitants thermiques et mécaniques sur la respiration permettraient de connaître, d'une façon plus précise, les rapports d'une température définie avec des effets particuliers.
On a sur ce sujet quelques expériences de laboratoire dignes de foi, qui sont d'un grand intérêt. Rubner(l) a étudié, à l'aide de l'appareil deZunz,les effets de bains et dedouchesde courte durée, comme on les donne dans la pratique, sur la fonction respiratoire. L'activité de cette fonction augmente beaucoup sous l'influence de ces opérations, comme le montrent les chiffres moyens présentés ci-dessous.
(1) Archiv. f. Hygiène, 1903, 46.
PRl^'CIPES DE LHYDROTnERAPIE