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presses résolutives au niveau de l'articulation, bandage de corps bien serré autour des hanches.
En avant et en bas ou ischio- pubienne : Tête du fémur répondant au trou ovale. — Signes : fesse aplatie, pli fessier abaissé; saillie du grand trochanter effacée; saillie de la tête fémorale à la partie supéro-interne de la cuisse ; membre allongé, en flexion-abduction-rotation en dehors; mouvements volontaires abolis, mouvements communiqués d'abduction et de rotation externe possibles, sans grande douleur; les autres difficiles, très-limités et très-pénibles ; rétention d'urine observée.— Traitement : réduire par l'extension combinée à la pression (Malgaigne) ou par le procédé de Malapert : l' avant-bras gauche du chirurgien, placé à la partie supérieure et interne de la cuisse, repousse en haut et en dehors le fémur, qui éprouve un mouvement de bascule, tandis que la main droite abaisse le genou et le porte dedans.
En arrière et en haut ou iliaque : Tête fémorale à la partie inférieure de la fosse iliaque externe, répondant à l'échancrure sciatique., — Signes (fig. 22 et 23) : hanche élargie transversalement, pli fessier élevé, pli de l'aine effacé, grand trochanter rapproché de la crête iliaque, saillie de la tête fémorale en arrière; — membre raccourci, dans la rotation en dedans, avec adduction et flexion légère (dans les luxations complètes, le gros orteil du côté luxé croise le tarse du côté sain; dans les luxations incomplètes, il croise les articulations
métatarso-phalangiennes) ; — mouvements volontaires abolis, mouvements communiqués en partie possibles, — Traitement /les procédés de réduction
Fig. 22 et 23. — Luxation iliaque.
sont nombreux : extension simple, extension combinée avec l'abduction et la rotation en dedans, flexion combinée avec la rotation en dehors, impulsion ou pression ; procédés de la suspension, de
l'échelle, du treuil, etc.. Procédé (TA. Cooper : le malade est couché sur le dos ; le lacs contre-extenseur, passé dans l'aine du côté malade, remonte en dehors de l'épaule du même côté ; le lacs extenseur est fixé au-dessus du genou et tire sur la cuisse, de telle sorte quelle croise la cuisse saine en avant de son tiers inférieur; on complète la réduction par un léger mouvement de rotation en dehors, on l'aide même, s'il est nécessaire, en soulevant la tête fémorale au moyen d'un bras passé sous la cuisse luxée.
En arrière et en bas ou ischiatique. Cette luxation n'est, pour ainsi dire, que l'exagération du déplacement caractéristique de l'espèce précédente : la tête fémorale, au lieu de s'arrêter au niveau de l'échancrure sciatique, va répondre à l'épine.
10° Cuisse.
Fractures du col. — Signes communs aux fractures intr a -consulaires et extra - capsulaires : douleur, gonflement et ecchymose, crépitation au niveau de l'articulation coxo-fémorale; membre impuissant; grand trochanter rapproché de la crête iliaque, membre raccourci (le raccourcissement existe toujours dans les fractures; il manque souvent ou même est remplacé par un allongement dans les luxations) ; membre dans la rotation en dehors, (fig. 24) mais sans abduction ni flexion, ainsi qu'on
l'observe dans les luxations ischio-pubiennes). — Signes différentiels entre les fractures intra-capsulair es et les fractures extra-capsulaires . Les fractures intra-
Fig. 24. — Fracture du col du fémur.
capsulaires se produisent chez les personnes âgées, surtout chez les femmes, à la suite d'une chute sur les pieds ou sur les genoux trop portés en dehors;
elles s'accompagnent d'un gonflement et d'une douleurmédiocres, d'une crépitation peu sensible ; le raccourcissement est parfois nul, dans les premiers moments qui suivent la fracture, il ne dépasse jamais 3 centimètres, et le grand trochanter, rapproché de la crête iliaque, est toujours intact. Les fractures extra- capsulaires s'observent à tout âge, elles sont aussi fréquentes dans les deux sexes et résultent de violences directes : elles s'accompagnent d'un gonflement considérable, avec ecchymose plus ou moins étendue, d'une douleur vive et d'une crépitation généralement assez nette : le raccourcissement du membre varie entre 1 et 6 centimètres ; le grand trochanter est moins rapproché de la crête iliaque, mais écrasé à son sommet (Malgaigne). — Traitement. Pour réduire, on fixe le bassin, on pratique l'extension sur la jambe et le pied, qu'on ramène dans leur direction normale par un mouvement de rotation interne. La contention est moins facile. A l'armée, sur les champs de bataille, on ne peut guère faire autre chose qu'attacher le membre malade au membre sain, avec le mouchoir ou la cravate du blessé. Dans la pratique ordinaire, on peut improviser un double plan incliné avec un traversin, des oreillers, de la paille : on passe sous l'aine du côté malade une alèze qu'on fixe à la tête du lit; on entoure la partie inférieure de la jambe d'une seconde alèze, qu'on fixe au pied du lit, de manière à produire une extension permanente. Peut-être vaudrait-il
6 8 LUXATTONS ET FRACTURES.
mieux étendre tout simplement le membre sur
Fig. 25. — Appareil pour les fractures de la cuisse.
un plan horizontal un peu dur, jusqu'à confection
d'un appareil qui remplirait les indications de la boîte de Baudens.
Fractures du corps. — Signes: douleur, gonflement, crépitation ; impuissance du membre ; mobilité anormale et déformation caractéristique au niveau de la fracture : la cuisse plie, quand on la soulève, et paraît comme tordue ; elle est plus ou moins raccourcie, selon le degré de chevauchement des fragments. — Traitement : 1 ° pour réduire, fixer le bassin, pratiquer l'extension sur la jambe et le pied, ramener les fragments en contact par pression directe; — 2° pour maintenir la réduction, si l'on a sous la main du linge et des planchettes de longueur suffisante, on peut appliquer un appareil imité de celui de Scultet (fig. 25). On découpe rapidement dans un drap des bandelettes larges de S centimètres, assez longues pour faire une fois et demie le tour du membre, et assez nombreuses pour recouvrir, en s'imbriquant, le pied, la jambe et la cuisse, jusque vers sa racine. Au niveau de la fracture, on place quelques compresses imbibées d'eau ou de tout autre liquide résolutif; on dispose les bandelettes sur un drap fanon, qu'on fait glisser sous le membre, -et on procède au recouvrement. On applique ensuite : 1° les coussins, formés avec de la paille ou des draps plies en long, et au nombre de trois, deux latéraux et un supérieur ; — 2° les attelles au nombre de quatre : l'externe, enroulée dans la portion externe du drap fanon, doit s'étendre de
la crête iliaque jusqu'au de là du pied ; l'interne, enroulée dans la portion interne du drap fanon, est un peu plus courte : les deux autres, destinées à la cuisse et à la jambe, sont proportionnées à la longueur de ces parties : elles sont placées sur leur face antérieure ; — 3° les liens, qui retiennent les diverses pièces de l'appareil ; — 4° une compresse longuette, pour prévenir les déviations du pied : le plein de cette compresse embrasse la plante et ses deux chefs, après s'être entre-croisés sur le coude-pied, viennent se fixer au drap fanon.
Un autre appareil plus susceptible d'improvisation est le double plan incliné (fig. 26).
Fig. 26. — Plan incliné pour les fractures du col du fémur.
Malheureusement, dans les circonstances où il importe le plus d'immobiliser les fragments, le chirurgien manque des éléments nécessaires à un pansement convenable. Lorsqu'un blessé tombe,