‹ La pratique de la chirurgie d'urgenceChapitre 27 sur 72 · PIED · texte numérisé non relu

PIED

est tournée en dehors, la plante du pied en dedans ; le bord externe du pied devient inférieur, l'interne supérieur.

L. en dedans : la face supérieure de l'astragale est tournée en dedans, la plante du pied en dehors ; le bord externe du pied devient supérieur, l'interne inférieur.

L. en haut : la tête de l'astragale est enclavée entre le tibia et le péroné, disjoints : ligne intermalléolaire allongée, rapprochée de la plante du pied, celui-ci non dévié.

L. par rotation en dehors : la face interne de l'astragale est en avant, la malléole externe en arrière, la pointe du pied en dehors.

Traitement : la réduction exige en général la flexion préalable de la jambe: contre- extension, extension , pression et bascule. La contention est parfois très-difficile, s'il y a fracture malléolaire ou sus-malléolaire : compresses résolutives autour de l'articulation, appareil des fractures de la jambe, attelle deDupuytren.

14=0 Pied.

Les luxations et les fractures^ isolées de l'un des os du tarse ou du métatarse sont rares ; celles des orteils sont aussi peu communes. — Elles ne donnent lieu à aucune considération vraiment digne d'intérêt, ou susceptible de rentrer dans les limites de cet ouvrage.

Art. 2. — fractures compliquées.

Des complications primitives peuvent accompagner les fractures et exiger des soins particuliers. Ce sont :

1° La contraction spasmodique des muscles, due à l'irritation des chairs et des nerfs par les fragments osseux : on la combat par la position du membre et par la saignée ;

2° Les plaies des parties molles, communiquant avec le foyer de la fracture: 1° si la plaie n'est pas d'une étendue trop considérable, si elle est l'unique complication de la lésion osseuse, on réduit la fracture et on réunit les parties molles ; — 2° si la plaie est vaste, compliquée de corps étrangers, comme dans un grand nombre de fractures par coups de feu, les indications sont tout autres, ainsi que nous le verrons bientôt; — 3° si la plaie a été produite par l'un des fragments chassé au travers des parties molles par la violence du choc ou le poids du corps, et si la réduction de ce fragment ne peut être opérée, on résèque la portion d'os qui fait saillie au dehors, on rectifie la direction du membre, on l'immobilise et l'on maintient rapprochés les bords de la plaie extérieure, au moyen de bandelettes ;

3° Les corps étrangers : ce sont ou les agents qui ont causé la fracture, comme les projectiles de guerre, ou les esquilles détachées de l'os par ces

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