GENOU
la pratiquer en deux coups avec un long couteau, mais il vaut mieux diviser les muscles avec le scalpel et dans l'ordre suivant : en avant, le triceps; à la partie externe, le biceps ; à la partie interne, les trois muscles dont les tendons constituent plus bas la patte d'oie (couturier, droit interne et demi-tendineux), et le tendon du troisième adducteur ; le demi-membraneux. L'artère principale est liée, pour peu qu'on ne soit pas sûr de la compression exercée au pubis.
4e Temps. — Détacher le triceps à son insertion à la ligne âpre, avec le tranchant du scalpel et non avec sa pointe.
5e Temps. — Section du fémur.
9° Genou.
Malgaigne décrit ainsi le procédé de Baudens, pour la désarticulation fémoro-tibiale.
a On tire avec la plume, à partir de la crête du tibia, et à trois travers de doigt au-dessous du ligament 'rotulien, un trait qui doit être ramené obliquement en arrière, de bas en haut, vers l'espace poplité, et terminé à deux travers de doigt seulement au-dessous d'une ligne correspondant au ligament rotulien. Un aide tire en haut les téguments du genou; le chirurgien fait la section en suivant avec le couteau l'ovale qu'il vient de tracer; la peau est relevée alors jusqu'au niveau de l'articulation, et l'on coupe au même niveau
l'aponévrose, les muscles et les ligaments. On ramène la portion antérieure des téguments en arrière, de telle sorte que les surfaces articulaires en sont complètement recouvertes, et que la cicatrice, se trouvant en arrière et au-dessus du niveau des condyles du fémur, sera tout à fait à l'abri de la pression de la jambe de bois. »
10° «ïambe.
Les difficultés d'exécution que nous avons signalées, à propos des amputations circulaires de l'avant-bras, se retrouvent à la jambe : les muscles profonds se présentent mal au couteau et les téguments se retroussent avec peine. De plus, l'artère tibiale antérieure se rétracte souvent dans les chairs, où elle échappe aux recherches, et l'angle aigu, formé parla crête du tibia, après sa section, tend à perforer la peau. Malgré ces désavantages, les chirurgiens continuent d'employer la méthode circulaire dans les amputations de la jambe.
Nous n'hésitons pas à lui préférer, d'une manière absolue, le procédé elliptique de Marcellin Duval, procédé qui compte déjà d'assez nombreux succès.
Jambe droite : amputation sus-malléolaire. L'opérateur se place en dedans ou en dehors , et le membre est tourné dans la rotation correspondante. L'ellipse, oblique de haut en bas et d'avant en arrière, répond, par son extrémité supérieure, à la partie antérieure et inférieure du tibia ; par son