JAMBE
extrémité inférieure, au tendon d'Achille: elle est tracée d'après les règles ordinaires. (Voir la note de la page 87.)
1er Temps. — Incision de la peau: le scalpel, tenu comme une plume à écrire, commence cette incision le plus en arrière possible.
2e Temps. — Section du tendon d'Achille, près de son insertion au calcanéum, et dissection de la manchette: le tendon d'Achille est séparé par quelques coups de scalpel des muscles de la région jambière postérieure et profonde ; puis la peau est disséquée en avant et sur les côtés : on a de la sorte une manchette constituée 1° par la peau, 2° par le tendon d'Achille et quelques fibres du soléaire, qui descendent sur la face antérieure de ce tendon.
3e Temps. — Formation d'itn petit lambeau musculo-vasculaire antérieur, long de 3 ou 4 centimètres, à l'aide de deux incisions longitudinales, l'une interne, rasant le bord antérieur du tibia, l'autre externe, longeant la partie antérieure du péroné, et d'une incision transversale qui divise les trois muscles de la région jambière antérieure, et l'artère tibiale antérieure : ce vaisseau est lié, après que le lambeau a été détaché du ligament interosseux.
4e Temps. — Formation d'un lambeau musculovasculaire postérieur, long de 6 centimètres environ : l'incision longitudinale interne rase, en arrière, le bord interne du tibia et la face posté-
rieure de cet os ; l'externe rase la partie postérieure du péroné ; la transversale divise les deux péroniers latéraux, le long fléchisseur du gros orteil, le fléchisseur commun des orteils, le jambier postérieur, les vaisseaux postérieurs : ligature de la tibiale postérieure et des artères qui donnent.
5e Temps. — Section des os.
Les avantages de ce procédé sont évidents : il est simple et très-régulier, il met à l'abri de toute hémorrhagie, il donne aux os un coussinet bien nourri. La cicatrice qui en résulte « se cache dans une sorte de sillon au-dessous et en avant du bord antérieur du tibia, vde telle sorte qu'elle ne peut subir aucune pression de haut en bas ou d'avant en arrière. » (Spillmann, Archives gén. de ?néd., 1869.)
11° Cou-Ae-picd.
L'articulation tibio-tarsienne est facile à ouvrir, surtout par le côté interne, dont la malléole est d'un centimètre à un centimètre et demi plus élevée que l'externe.
Les principaux procédés d'amputation sont dus à Velpeau (double lambeau ,antérie ur et postérieur), à Syme (lambeau plantaire), à J. Roux (lambeau plantaire et interné).
Procédé de J. Roux: il conserve dans le lambeau les artères tibiale postérieure et plantaire interne.
1er Temps. — Incision commençant à la partie la