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BLESSURES DE LA POITRINE. 1G

courrait la portion supérieure de l'œsophage, sortirait par la plaie, recevrait dans ses yeux le fil attaché à la bougie, et ramènerait celle-ci dans la bouche. Il serait facile, alors, de faire passer, sur le fil et sur la bougie servant de conducteurs, une sonde œsophagienne dont l'extrémité aurait été coupée. »

Pour les blessures d'artères, voir Ligatures.

Art. 3. — du traitement des blessures de la poitrine.

Les contusions de la poitrine sont produites par des chocs violents ou par des pressions énergiques. Elles ne donnent lieu à aucune indication particulière, quand elles intéressent les parties molles de la paroi thoracique. — S'il y & fracture de côtes, sans déplacement ou avec déplacement léger, on immobilise le thorax au moyen d'un bandage de corps ou d'une large bandelette de diachylum : lorsque les fragments ont perdu leurs rapports, irritent ou déchirent les plèvres et le poumon, il faut essayer de réduire, en ordonnant au malade un grand effort d'inspiration, en glissant sous le fragment déprimé un ténaculum. — S'il y a solution de continuité des poumons (on observe cette lésion, en dehors de toute solution de continuité des parties molles ou osseuses de la poitrine), on a recours aux émissions sanguines (1).

(1) La solution de continuité du poumon communique ou

Les plaies non pénétrantes et les plaies pénétrantes simples n'exigent pas d'autres soins que les plaies ordinaires des autres régions.

^es plaies pénétrantes compliquées demandent un traitement subordonné à la nature de leurs complications.

1° Plaies pénétrantes avec hémorrhagie.

On conseille de fermer au plus tôt la plaie extérieure et d'abandonner l'hémorrhagie aux seuls efforts de la nature. Le sang sJaccumule dans la plèvre, se coagule, et, à un moment donné, agit par compression sur les vaisseaux divisés, dont il favorise l'occlusion. Le malade échappe au danger de l'hémorrhagie, mais il reste exposé à la syncope età l'asphyxie, accidents que l'art ne peut suspendre ou écarter, qu'au prix d'une évacuation du liquide renfermé dans la plèvre, c'est-àdire qu'en faisant courir au malade les chances d'une nouvelle hémorrhagie.

Larrey fermait la plaie extérieure dans tous les cas d'hémorrhagie. Le médecin n'a guère autre chose à tenter, lorsqu'il y a lésion des artères et

non avec la plèvre. Dans le premier cas, on perçoit de la matité à la partie inférieure et une sonorité sus-normale à la partie supérieure de la poitrine, des râles humides, au niveau de la déchirure. Dans le second cas on rencontre la plupart des symptômes des cavernes pulmonaires, du gargouillement et parfois même du tintement métallique.

(Gosselin.)

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