SUTURES INTESTINALES
Nous allons décrire les procédés qui répondent le mieux aux besoins de la chirurgie d'urgence.
1° Procédé de Reybard, applicable à toutes les plaies de l'intestin. Suture à surjet, à points trèsrapprochés, très-serrés, de façon à ce que le fil disparaisse dans la plaie : on peut, en guise de nœud, arrêter l'extrémité libre du fil sur un petit rouleau de linge, qui demeure dans l'intestin et favorise la chute du lien.
2° Procédé de Jobert pour la réunion des plaies longitudinales. — Les bords de la plaie sont renversés en dedans, pour adosser la séreuse à ellemême,, des fils sont passés transversalement dans les lèvres, liés séparément et coupés au ras des nœuds.
3° Procédé de Gély. — « Voici son application aux plaies longitudinales... Un fil ciré est armé à chaque extrémité d'une aiguille ordinaire. L'une d'elles est enfoncée parallèlement à la plaie, en dehors et en arrière de l'un de ses angles, à une distance de 4 à 5 millimètres; elle ressort après un trajet de 4 à 5 millimètres de l'intestin. L'autre aiguille est ensuite employée à exécuter la même manœuvre sur la lèvre opposée (fig. 42). Les fils sont alors croisés; l'aiguille de gauche passe à droite, et réciproquement (fig. 43). Chacune d'elles sert alors à faire un nouveau point entièrement semblable au premier, avec la précaution de piquer tout d'abord dans le trou de sortie du fil qui vient d'être porté au côté opposé. Cette ma-
noeuvre est ensuite répétée autant de fois que cela est nécessaire pour garnir toute l'étendue de la
Fi g. 42.
Fig. 43.
Fig. 44.
Fig. 45.
Suture de Gélv.
Fig.
plaie (fig. 44, 45). Gela ;fait, il reste, avant de nouer les fils, à serrer convenablement chaque