L JACQUET
PERLÈCHE. — PHLYCTÈNE.
Prophylaxie. — Traitement. — La notion de contagiosité impose certaines précautions élémentaires : on doit éviter les contacts intimes avec les sujets contaminés; prescrire aux enfants de ne pas échanger leurs ustensiles de classe (crayons, porte-plume, etc.), et de ne pas les porter à leur bouche; veiller à la propreté absolue des seaux placés dans les écoles ; exiger que chaque enfant ait sa lasse ou son gobelet personnels.
Le traitement local est fort simple : J. Lemaistre touche les commissures malades à l’alun et au crayon de sulfate de cuivre.
Moretti, P. Raymond badigeonnent la région atteinte avec une solution de nitrate d’argent à 1/50'. On se sert, dans ce but, d’un petit tampon d’ouate hydrophile emmanché que l’on trempe dans la solution, et que l'on exprime soigneusement pour éviter l’écoulement diffus du liquide caustique sur la joue ou dans la bouche.
La cautérisation faite, on applique matin et soir un peu d’une pâte épaisse et inerte qui protège la région, et telle, par exemple, que la suivante :
Vaseline . . 20 grammes.
Oxyde blanc de zinc . ) . o
Talc pulvérisé . j <M
La cautérisation doit être renouvelée au besoin
PERNIO ET PERNION. — Étym. : pernio, engelure.
C’est un synonyme d’engelures.
Voir l’article : Erythème , t. II, p. 550
PETECHIE S. — Etym. : Italien pelecchie, de pestis, pesLe, parce que la peste s'accompagne souvent de pétéchies.
La pétéchie est une des lésions élémentaires de la peau.
Voir les articles : Lésions élémentaires , l. I, p. 140 et 146 (paragraphe pur-* para), et Purpura.
PHÉ-NIQUE [ACIDE). — Etym. : phénol, de <I>aivsiv, briller.
L’acide phénique, intùs et extra , peut être l'origine d’éruptions diverses. Voir l’article : Eruptions artificielles et médicamenteuses , t. Il, p. 425 et 46L
PlILYCTENE. — Étym. : <I>Xûxt3cvs, de csVj^ew, bouillonner.
La plilyctène est une variété de bulles résultant du décollement en masse de l’épiderme sous l’action d’un agent chimique ou physique.
Voir l’article : Lésions élémentaires , t. I, p. 140 et 155.
PIILYCTENOSE RECIDIVANTE DES EXTREMITES.
PIILYCTENOSE RÉCIDIVANTE DES EXTRÉMITÉS.
Par CH. AUDRY.
PHLYCTÉNOSE RÉCIDIVANTE DES EXTRÉMITÉS
Étyni. : ‘l'A'jy.-a’.va, de cpXû^siv, bouillonner.
Historique. — J'ai décrit sous ce nom une affection antérieurement signalée cl décrite par Hallopeau qui l’avait appelée : acrodermatite continue. Il en existe un petit nombre d’observations publiées par Hallopeau, Stowers, Frèchc et moi-même (’) sous des rubriques variées.
Description. — On peut en distinguer trois formes : type, fruste, maligne.
1° Forme type. — La maladie est caractérisée par la production incessante et indéfinie de phlyctènes purulentes qui se développent dans l’épaisseur de l’épiderme des extrémités digitales, plus rarement sur les orteils. Ces phlyctènes arrondies se terminent par la chute de leur couvercle épidermique qui laisse des surfaces érosives et suintantes, jamais ulcérées.
Habituellement, la lésion débute dans la rainure péri-unguéalc et pendant les premiers temps elle affecte tout à fait les allures d’une tourniole vulgaire. Au bout d’un certain temps, le même processus, c’est-à-dire la production de phlyctènes purulentes intra-épidermiques s’étend à une partie des paumes ou des plantes des pieds. Jamais dans cette forme la maladie ne dépasse les extrémités; mais elle gagne successivement tous les doigts.
Les phénomènes subjectifs sont variables; cependant, il existe presque constamment du prurit, ou de vives douleurs locales ou irradiées dans le bras. L’affection persiste pendant un nombre d’années illimitées, avec des alternatives d’amélioration et d’aggravation; mais elle ne guérit jamais. Au bout d’un certain temps, un ou plusieurs ongles tombent, en tout ou en partie, d’une manière définitive, et les extrémités des doigts se transforment en moignons lisses et ratatinés sur lesquels apparaissent encore des phlyctènes purulentes.
L’état général des sujets est absolument intact. 11 n’existe aucune altération du sang ou des urines, aucun trouble nerveux central ou périphérique : ni anesthésies, ni atrophies; seulement, quelquefois, des névralgies irradiées dans le bras. L’étiologie est entièrement indéterminée.
La maladie frappe indifféremment les deux sexes, et débute à n’importe quel âge; elle a duré 45 ans dans un cas de Stowers. J’ai dit qu’aucun malade n’avait guéri.
0 Cu. Audry, Annales cle Dermatologie et de. Syph., novembre 1901, p. 915. Cf. aussi : Gaule, Ann. de Derm. et de Syph.. février 1902.