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POU DU PUBIS

Dans cas cas, il faut toujours songer à la possibilité de la phtiriase et chercher les parasites discrètement, mais soigneusement et à fond, quelle que soit la situation sociale du malade; on aura quelquefois des surprises et on pourra guérir radicalement des prurits persistants depuis longtemps malgré tous les traitements internes et tous les régimes. D’une façon générale il ne faut pas faire le diagnostic de prurit sénile avant d’avoir sûrement éliminé la phtiriase du corps.

Traitement. • — Le traitement de la phtiriase du corps comme celui de toutes les maladies parasitaires consiste à détruire les parasites. Or, comme les poux habitent les vêtements et non la peau, ce sont les vêtements qu’il faut désinfecter. Il y a cependant quelquefois des lentes sur les poils follets et Jamieson pense qu’il faut chercher là l’origine de bien des récidives de phtiriase. On peut toujours, sans inconvénient, donner quelques bains de sublimé ou appliquer une pommade parasiticide avec du soufre ou du naphtol ou du précipité blanc, d’autant plus que le malade, qui ne voit que le prurit, réclame un traitement pour sa peau et l’accepte beaucoup plus facilement que les recommandations qu’on lui fera pour ses vêtements.

Pour les vêtements, l'idéal c’est la désinfection en masse dans l'étuve de Geneste et Herrscher ou par le formol, mais cela n’est applicable que dans les grands hôpitaux. Les vêtements de lil et de coton, certains vêtements de laine, peuvent être envoyés à la lessive ou simplement bouillis. On peut encore les humecter copieusement de pétrole et les exposer ensuite au soleil ou les humecter d’une solution d’acide phénique et les repasser avec un fer aussi chaud que possible. Mais ces procédés, si simples soient-ils, sont impraticables pour de pauvres diables qui n’ont pas une chemise de rechange. On peut alors saupoudrer les vêtements de poudre insecticide pendant une quinzaine de jours de suite, de façon à tuer les poux éclos et les jeunes au fur et à mesure de l’éclosion des lentes existantes. Jamieson (') recommande de faire porter aux malades un sachet de soufre appliqué sur la peau; le lent dégagement d’acide sulfureux serait d’après lui suffisant pour exterminer graduellement tous les parasites. Un moyen plus actif et qui serait mieux compris par les malades serait l’application quotidienne de pommade soufrée sur le corps.

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