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SYPHILIS

Maladie pandémique.

Maladie acquise par hérédité et par contagion.

Début par un accident primaire pathognomonique, siégeant au point d’inoculation.

L’immunité conférée par la syphilis est quasi définitive.

Toutes les tentatives d’auto-inoculation sur un sujet en puissance de syphilis demeurent infructueuses.

Le chancre induré et les autres signes de la syphilis peuvent apparaître sur un sujet qui vient d’avoir le pian.

Polymorphisme des manifestations syphilitiques.

Les syphilides, du moins celles de la période tertiaire, désorganisent la peau et laissent, après guérison, des cicatrices indélébiles.

La syphilis est une affection disciplinée, dont les manifestations hiérarchisées correspondent aux trois périodes, primaire, secondaire et tertiaire.

Les éruptions syphilitiques intéressent les muqueuses.

Localisations sur les viscères.

Les syphilides ne sont pas prurigineuses.

Alopécie de la période secondaire.

PIAN

Maladie tropicale.

Maladie acquise uniquement par contagion.

L’accident initial, au niveau de la porte d’entrée, est inconstant. Il ne diffère pas des éléments qui apparaîtront ultérieurement.

La réinfection du pian est possible.

L’auto-inoculation du pian est possible pendant un laps de temps d’une durée indéterminée, mais assez longue.

Le pian peut se développer sur un sujet syphilitique.

Monotonie de l’éruption dont le type unique est le papillome.

Le bouton du pian qui n’est exposé à aucune cause d’irritation guérit sans laisser de trace.

Toutes les manifestations du pian sont identiques, quelle que soit leur date.

Les éruptions pianiques respectent les muqueuses.

Pas de localisations viscérales.

Vives démangeaisons accompagnant les poussées de pian.

Pas d’alopécie dans le cours du pian.

L’épreuve thérapeutique ue peut êlre considérée comme un argument en faveur de 1 identité de la vérole et du pian, car l’iodure de potassium guérit l’actinomycose, affection qui ne peut êlre rattachée à la syphilis.

Traitement. — L’emploi du mercure donne d’excellents résultats, bien que les récidives soient la règle. A Yien Tian (Moyen-Laos), j’ai soumis au traitement mercuriel seize enfants de trois à douze ans atteints de pian. Ils prirent

PIAN. — PIGMENTATION.

régulièrement pendant quinze jours 2 à 4 cuillerées à café de liqueur de Van Swieten suivant l’âge. Les éléments turgescents et suintants se desséchèrent assez rapidement et se couvrirent d’une mince croûte jaune soufre. Quand je fus obligé de mettre fin à cette expérience, cinq sujets étaient déjà blanchis et neuf sensiblement améliorés. Deux enfants ne retirèrent aucun bénéfice appréciable de la médication mercurielle et de nouveaux éléments apparurent sur eux pendant le cours du traitement. Les pansements et les bains de sublimé influencent très heureusement l’éruption.

L’iodure de potassium, employé aux mêmes doses que dans la syphilis, a une action certaine sur le pian. Il amène rapidement la rétrocession des éléments (*). Tous les observateurs sont d’accord sur ce point.

Dans les cas rebelles, la cautérisation des ulcérations végétantes avec du sulfate de cuivre ou du nitrate acide de mercure, et au besoin le raclage à la curette suivi de l’application du fer rouge, donnent de bons résultats.

Prophylaxie. — Dans les régions où la maladie est endémique, les plaies les plus simples doivent être pansées avec soin. Les boutons de pian, qui sont autant de sources de contagion, seront traités antiseptiquement et recouverts d’emplâtres occlusifs.

Défense sera faite aux malades de se baigner et de laver leur linge dans les eaux qui servent aux usages de la population saine. Les vêtements et les cases infectés seront détruits par le feu. Enfin la propreté, sous toutes ses formes, — qui a pour principal effet de prévenir l’inoculation, tout en laissant 1 individu dans le milieu contaminé, - — est le plus utile adjuvant de la prophylaxie.

La séquestration des individus atteints de pian dans des établissements spéciaux ne me paraît pas recommandable. La bénignité de cette maladie ne justifierait pas l’atteinte portée à la liberté individuelle et les énormes dépenses que nécessiterait la création d’hôpitaux d’isolement.

PIE DR A. — Étym. : piedra (espagnol), pierre.

Affection exotique et parasitaire des poils, qui tire son nom des concrétions dures qui granulent le poil et crépitent au passage du peigne.

Voir l’article : Poils ( maladie des).

PIGMENT. Étym. : pigmentum, couleur pour peindre; de pingere, peindre.

Voir les articles : Anatomie et physiologie de la peau , t. I, p. 7, et Mélanodermie , t. II, p. 456.

PIGMENTATION. — Voir l’article : Mélanodermie , t. II, p. 456.

p) D’après Rouffiandis, observant à Pak In Boun (Laos), Tiodure de potassium blanchit les enfants dans l’espace d'un à trois mois. (Comm. orale.)

[E JEANSELME]

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