SCORBUT INFANTILE
tioii générale, assez prononcé parfois pour permettre à Tenfant, jusqu'alors immobilisé, de se mettre debout et de faire quelques pas; mais, peu après la suspension du traitement, tous les malades sont retombés à leur état antérieur. Les auteurs pensent en conséquence qu'il s'agit d'excitation banale du tonus musculaire, et qu'on ne peut considérer les médicaments surrénaux comme des remèdes du rachitisme.
Traitement orthopédique et chirurgical. — A la période d'évolution du rachitisme, tout appareil orthopédique serait plus nuisible qu'utile. La kinésithérapie ne doit elle-même être employée qu'avec grands ménagements; des effleurages, des frictions superficielles pourront cependant être conseillés; ultérieurement des mouvements passifs appropriés, avec massage des régions musculaires en rapport avec la déformation à corriger, pourront donner de bons résultats. Dans les déviations en voie de formation, de petits tuteurs rendent des services, mais il faut se borner à des appareils très légers. Dans les rachitismes prolongés, chez les enfants déjà grandets, les procédés orthopédiques retrouvent toute leur valeur et donnent les mêmes excellents résultats que dans le rachitisme tardif.
Quant au traitement chirurgical^ il doit être réservé aux déformalions intenses persistant après la période d'évolution du rachitisme et fixées pour ainsi dire dans une position vicieuse à un âge où la guérison spontanée n'est plus possible. Les résections osseuses, avec ou sans résections tendineuses et ligamenteuses, permettront do rendre à la rectitude des membres dont la déformation est susceptible de constituer une infirmité grave.