‹ La pratique des maladies vénériennesChapitre 35 sur 90 · PERIODE -I I ONDA1HK · texte numérisé non relu

PERIODE -I I ONDA1HK

lion de la syphilide pigmentaire après des éruptions papuleuses; car dans certains cas on peul constater que, à une certaine période, la partie périphérique des papule irbée, en laissant un cercle blanc dépassant un peu les limites des papules qui entourent le reste de la papule non encore résorbé.

Selon d'autres, el nous sommes de ce nombre, cette hyperchromie peut bien apparaître accidentellement sur une région précédemment occupée par une syphilide. Mais c'esl si peu la règle que justement son lieu d'élection, li; cou, n'est presque jamais le siège des syphilides précoces (érythème, papules auxquelles mi prétend qu'elle succède.

Un autre trail la sépare des syphilides, c'est sa longue persistance ainsi que sa résistance absolue à l'emploi des spécifique : médication dans la prolongation de laquelle s'acharnent cependant les jeunes femmes dont non seulement les charmes, mais l'honneur sont compromis par cette difformité. para-syphilitique, il est vrai, mais néanmoins qui peut se produire à l'occasion de la syphilis.

Ne pas confondre cet étal qui a son siège et ses caractères d'évolution déterminés, avec des pigmentations isolées qui, suc toutes les parties du corps, peuvent exister comme reliquat d'une lésion tégumenlaire, dune syphilide. Même alors que la pigmentation serait généralisée, comme M. Maurice Doyon en a cité et judicieusement interprété un bel exemple, "ii constate par L'absence de desquamation que les taches noire- n'ont pas succédée une lésion cutanée.

2e SYPHILIDES DBS Ml Q\ El SES 01 PLAQI ES MUQ1 EUSES.

Quelqu'analogie qui rapproche les syphilides cutanées des syphilides muqueuses, la clinique relève entre elles des différences d'une cei taine importance.

D'abord, entre ces deux espèces de lésions, il n'y a pas

coïncidence chronologique. Dans la première poussée, prise pour type, leruption muqueuse est toujours en retard sur l'éruption cutanée.

Il n'y a pas non plus identité de distribution. Au début des accidents secondaires, l'invasion sur le tégument externe est totale et simultanée. La plaque muqueuse, au contraire, n'envahit que certaines régions ; si elle apparaît sur plusieurs, c'est successivement. Enfin dans une région elle n'occupera que certains points d'élection.

Autre différence. Supposons une syphilis d'intensité croissante : au fur et à mesure du progrès du mal, chaque poussée successive de la syphilide cutanée affecte une forme de plus en plus accentuée, quant à la coloration, à la saillie, à la confluence, à la persistance, à la tendance au processus suppuratif, en somme une forme qui n'est pas semblable à celle de la poussée précédente. Tout au contraire, en général, la syphilide muqueuse reste d'un bout à l'autre fidèle à la forme qu'elle a d'abord adoptée.

Il y a plus. Lorsque, chez un sujet, la syphilis va en s'aggravant, la première syphilide se transforme-t-elle sur place ? Non : à une roséole diffuse, par exemple, qui avait couvert le tronc et les membres dans le sens de la flexion, si c'est le lichen ou le psoriaris qui succèdent, on les voit se dessiner en groupes circonscrits, et dans d'autres régions, aux coudes, au clos, à la paume des mains. La plaque muqueuse, elle, s'attache au lieu où elle est née. Si elle doit changer, ce qui est rare et ne s'observe guère qu'au début, ce sera sur place. C'est au palais, aux amygdales * que, éclose d'abord comme simple érythème, elle passera, s'il y a lieu, à l'état de papule érosive.

1. La syphilis produit une hypertrophie amygdalienne, lésion par elle-inêrne indolente, mais qui, de concert avec l'angine syphilitique, prépare le terrain où les lésions syphilitiques, érosives ou non, éclatent ensuite pour ce motif, avec nue si grandi' fréquence et tant de persistance.

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Au point de vue graphique, on désigne bous le nom de plaques muqueuses certaines manifestations de la syphilis mdaire qui siègent -"il sur des membranes muqueuses propremenl dites, soil sur certains points où la peau a la structure d'une muqueuse, soil dans des régions où le légumenl externe a des plis adossés, en contacl permanent, d'où résulte une chaleur et une humidité habituelles : ces points son) le repli mentonnier, le conduit auditif externe, le sillon péri-auriculaire, le sillon sous-mammaire, le mamelon, le creux axillaire, le nombril, le sillon interfessier, l'anus, le Bcrotum, les grandes lèvres, les espaces interdigitaux des orteils. Dans toutes ces régions les syphilides muqueuses se manifestent en général sous formes de papules érosives, d'un grisopalin, humides, suintantes, parfois recouvertes de croûtes jaunâtres impétiginiformes.

D'autre part certaines syphilides des muqueuses représentent inn.iilr>tablement des e\anllit"'iur- cutanés.

Ainsi l'on reconnaît l'exacte forme de la syphilide papuleuse, '!«' la syphilide à grosses papules aux lésions syphilitiques occupanl les commissures Labiales, celles de la vulve, etc.

C'esl là, néanmoins, une analogie qu'il ne faudrait pas généraliser en professant à tort qu'on retrouve dans les syphilides muqueuses >\*-> types représentant chacune des syphilides cutanées.

Le caractère propre aux syphilides muqueuses est avant tout d'être sécrétantes, aussi les a-t-on désignées pendant longtemps sous les noms de pustules, de tubercules humides.

Syphilides ano-génitales — C'est la lésion qu'on observe de beaucoup le plus fréquemment sur les organes génitaux de la femme, pendant la période secondaire. Éminemment insidieuses en raison de leur indolence, c'est l'agent contagieux par excellence dans les rapports sexuels. Donnons-en donc le signalement exact, non sans avoir rappelé cette loi, sa-

voir : que la lésion née chez un sujet sain du contact d'une plaque muqueuse est un chancre.

Sur la partie cutanée de la vulve, ce sont de véritables papules, de dimensions variables, sèches, légèrement squameuses, coexistant presque toujours avec des lésions de même ordre sur la partie muqueuse de la vulve.

Ces dernières sont au contraire constituées par des papules humides, légèrement saillantes, érodées, plaques papulo-érosives ; forme arrondie ou ovalaire; surface humide, blanc-grisâtre, opaline ; la sécrétion est trouble, tachant le linge comme la sérosité d'un vésicatoire, exhale une odeur fade, d'une fétidité tellement sui generis que Ricord, à son entrée dans les hôpitaux, se la rappela à quinze ans de distance! Parfois la plaque muqueuse, au lieu d'être lisse, unie, est grenue. A-t-elle été irritée par des frottements? L'écoulement augmente et se transforme au contact de l'air en un revêtement croûteux plus ou moins épais.

La confluence des éléments éruptifs amène parfois des lésions plus ou moins étendues formant de véritables nappes muqueuses qui souvent sont sillonnées par des fissures (rhagades).

Chez quelques malades les plaques muqueuses vulvaires prennent un développement exagéré et forment de véritables tumeurs. A cet état on les rencontre notamment sur le bord libre et la face externe des grandes lèvres, les plis génitaux cruraux, etc.. Cette syphilide papulo-hvpertrophique résulte toujours de la malpropreté, de l'absence de tout traitement. Elle est constituée par des nodosités rougeàtres, plus ou moins saillantes, offrant l'aspect du chou-fleur. Leur surface est rouge, rouge sombre, inégale, fendillée, sécrétant une humeur séro-purulente, sanieuse, fétide.

Les sypbilides du col utérin et du vagin, surtout ces dernières, sont rares.

Sur le col les érosions sont plus fréquentes, et il n'est pas

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toujours facile de différencier les exulcérations non spécifiques du col de celles d'origine syphilitique ; les premières cependant onl leur siège au centre même du museau de tanche, tandis que les secondes affectenl une situation excentrique par rapporl à ce! orifice. En outre, les lésions syphilitiques du col sonl le plus souvent caractérisées par des plaques papuleuses, de forme lenticulaire, blanc grisâtre, opalines; enfin comme i\u reste toutes les lésions vénériennes de cette région) elles se modiûeni avec une très grande rapidité par la médication locale spécifique.

A l'anus, ilans la région péri-anale, les plaques muqueuses prennent plutôl le caractère de fissures, de rhagades, qui se logent dans lesreplis delamuqueuse. D'autre- foisl'infiltration inflammatoire «les plis de la muqueuse anale et péri-anale se traduit par une véritable hypertrophie de ces plis «1rs lors transformés en bourrelets durs, proéminents, séparés par des fissures profondes. On a désigné cet état très persistant sous le nom d'hypertrophie des pHs radiés de l'ami*.

Sur le gland, dans le sillon balano-préputial, sur la face interne du prépuce, les syphilides muqueuses se présentent d'ordinaire sous forme d'éléments éruptifs isolés, de papules sèches, un peu squameuses, d'un rouge vif. Elles sont au contraire, là, humides, à sécrétion copieuse et odorante chez les personnes qui portent le gland recouvert.

Syphilides hucco-pharyngiennes. — Ce groupe de syphilides s'observe plus particulièrement sur les lèvres (principalement aux commissures), la langue, les amygdales et les pilier- du voile du palais. Pour mieux initier le lecteur a la connaissance de ces lésions -i communes, je veux décrire avec plus de détail l'une de celles que, en raison de sa fréquence, <>n peut l>ieu prendre pour type, la plaque muqueuse de la lèvre inférieure; mais précisons bien, je parle de celle située à égale distance du bord libre (laquelle est presque toujours croûteuse el du pli gingivo-labial (où

la lésion tend à s'exulcérer). — En ce point-là, vous verre/. — et le plus ordinairement aux endroits qui correspondent à la saillie formée par les canines — deux disques arrondis, de 5 à 6 millimètres de diamètre. Au début, ils sont à peine saillants et d'une coloration dont le violet très peu foncé tranche parfois si faiblement sur la teinte de la surface ambiante que, si on ne la regarde que de face, elle risque de passer inaperçue même pour un observateur prévenu qu'il y a là à découvrir quelque chose que vous savez y exister fréquemment, et dont souvent le malade, averti par un peu de douleur, vous a signalé la présence. A partir de ce moment, elle tend soit à devenir plus saillante, — ce qui est rare dans cette région (plaque hypertrophique); — soit à s'exulcérer (plaque papulo-érosive) ; soit, ce qui est le plus fréquent, à demeurer stationnaire, la légère proéminence qu'elle forme en ce cas ne dépendant que du volume que prend son épithélium macéré par les liquides avec lesquels il est en contact; macération qui donne à la lésion une teinte blanche caractéristique que j'ai comparée à celle de la vessie natatoire des poissons (plaque opaline).

Dans la région, bien spécifiée, que j'ai choisie pour type, la plaque muqueuse évolue à peu près à l'abri des causes d'irritation mécanique, à l'abri de l'action de sécrétions acres ou fétides (comme à la vulve, au scrotum, à l'anus). D'autre part, elle est constamment baignée, lavée par un liquide inof» fensif. Aussi n'y a-t-il là ni sécrétion, ni odeur, signes caractéristiques pour les plaques d'autres régions.

Cette plaque muqueuse labiale n'a pas plus de tendance à diminuer qu'à augmenter. Comme elle n'est entretenue par aucune cause irritante, aucun soin local non plus ne suffit (ainsi que cela a lieu dans d'autres endroits) pour y mettre fin.

A la langue, parfois les syphilides muqueuses se traduisent par des saillies plus ou moins dures situées d'ordinaire au fond sur le dos de l'organe, ou par des fissures linéaires ver-

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