IM MODE DE TRANSITION
mencer par les bords de l'ongle. -- \ un raible degré, ce n'es! que la syphilis Bquameuse, quelquefois cornée, de ces borda cutanés. — A un degré plus avancé, il j a tuméfaction du tissu, avec inflammation légère; un intervalle s'établit el persiste entre L'ongle el Bon bord, el les pressions, les frottements exercés sur le doigl sonl douloureux. — Enfin, bj le mal s'aggrave, le fera cheval que représente la partie adhérente de la circonférence de l'ongle se converti! en une ulcération très douloureuse donl l'incessanl progrès finit, après avoir atrophié, divisé l'ongle, par le faire tomber. Alors l'ulcère, occupant toute l'extrémité du doigl < 1 < » m t l'inflammation a doublé ou triplé le volume, a des dimensions qui paraissent extraordinaires pour un organe «le si faible dimension à l'étui normal.
Iriils, choroïdite, rétinite. — On a compris, à tort, sous le nom générique d'trifis toutes les affections de l'œil <|ue la syphilis peul engendrer. Il esl vrai que, quoique assez rare, en somme, l'iritisestlaplus fréquente de ces lésions, el aussi la plus précoce. D'autre pari, L'iritis de nature syphilitique esl la plus commune (sur 978 iritis, Jullien en compte 172 de syphilitiques).
L'iritis syphilitique se distingue, dit-on, de l'iritis commune par son allure subaiguë, par son indolence relative \ et pai la production, à la surface de l'iris, de petites papules brunes, a part ces différences donl ta réalité et partant la signification sont encore contestables), l'iritis syphilitique offre la ma relie, les symptômes el les terminai -du- de L'iritis vulgaire,
Lésion de transition, l'iritis, assez souvent bilatérale, coïncide surtout avec la forme papule use de L'éruption générale, ebez le sujet atteint. A un degré faible, on voit, sur la face antérieure de l'iris, des taches d'un brun plus ou moins foncé,
i. Ce caractère n'est, malheureusement, pas constant. J'ai soigné, récemment, une jeune dame chez laquelle les douleurs oculaires, rebelles aux agents spécifiques, ênergiquement employés par deux spécialistes,
onl été portées au point de déterminer un étal fji néral spasi tique
des plus graves.
qui peuvent se transformer en granulations distinctes. Delà, ?i elles continuent à se développer, refoulement de l'iris, diminution ou obstruction du champ pupillaire, en somme, altération de la pupille en divers sens et à divers degrés.
Ces néoplasmes (cond viornes, gommes) dont la présence, dont la saillie, de couleur un peu plus foncée que celle du reste de l'iris, constituent un caractère propre à l'iritis syphilitique, peuvent parfois susciter, soit par leur présence, soit parles altérations de tissu que leur évolution détermine, des lésions ultérieures variées (hypopion, hydropisie de la chambre antérieure, exsudats, opacités cristallinienne et cornéenne).
Leur marche rapide, leur résistance au traitement, leurs fréquentes récidives, les altérations partielles de la vision qui, même dans les cas les plus heureux, résultent des synéchies, des ecchymoses, des décollements, des atrophies papillaires consécutives, commandent, sans parler des ophtalmies sympathiques possibles, le pronostic le plus réservé, et justifient le déploiement des mesures thérapeutiques les plus actives.
Il peut coexister avec l'iris : 1° une kératite donnant lieu à des opacités diffuses ou ponctuées; 2° une choroïdite, constituée par l'éruption, sur cette membrane, de petites taches groupées, déterminant un aspect fongueux de la pupille, un trouble du corps vitré, qui pour le malade semble couvrir d'une poussière ou d'une gaze fine les objets qu'il regarde ; 3° des lésions de la rétine, constituées par des exsudations ou des apoplexies disséminées de la membrane, donnant lieu d'abord à l'affaiblissement de la vision, puis à l'hémiopsie, à la photopsie, au daltonisme.
La coexistence de ces lésions entre elles et la marche rapide des désordres qui s'accomplissent dans le fond de l'œil sont deux motifs pour présumer leur nature syphilitique; nature qu'on ne saurait, d'ailleurs, affirmer d'après ces seuls caractères, mais qui ressort en général de l'existence