‹ La pratique des maladies vénériennesChapitre 50 sur 90 · TRAITEMENT SELON LES I ÊSIONS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT SELON LES I ÊSIONS

ciser comment le médecin doil varier Bea prescriptions durant le cours de la syphilis pour qu'elles répondent constamment au degré '!<• gravité que la maladie offre, ainsi qu'à celui qu'elle présage, au moment où !<■ client consulte.

Pour rendre cet exposé, cette Bérie de conseils, aussi utiles que possible, il n'y avait qu'un |>!.in à adopter : -u p posant une vérole qui se déroule complètement, suivre le malade, al> initia ad finem, durant toutes les phases de ''ctte longue évolution: et pourvoir, chemin faisant, à toutes les indications que, dans chaque période, chaque lésion ou chaque groupe de lésions suggère.

S 1 — AVANT LE I OANCRE.

Après le coït, si l'on sait ou si l'on soupçonne que le conjoint était syphilitique; si, en même temps, on observe sur

malgré la présence d'accidents, suspendre le traitement pendant un mois pour agir suivant Les règles, puis le reprendre quoi qu'il arrive pendant six ou huit semaines, el donner alors trois mois de répit?

« Quelques praticiens sonl si imperturbables dans leurs prévisions, qu'ils vous diront à l'avance ce que vous aurez à faire, non pas seulement pendant la première, mais pendant la seconde, la troisième et la quatrième année de la maladie Le troisième moi9 de la seconde année pour donner une idée de cette rigidité qui est tout à fait fantasque , l'induré de potassium devra entrer en ligne, après qu'on aura donné le mercure pendant les trois premiers mois, le sixième el le septième, le onzième et le dnuzién t les deux premiers mois de la seconde année.

On devine ce que je pense des traitements de précaution, quelle réponse je réserve aux client- qui me demandent s'ils ne feraient j i . i bien de prendre quelque dépuratif pendant deux ou trois ans, à tous les changements de saison? En face d'une maladie à récidives aussi inopinées, c'esl une responsabilité parfois assez lourde que d'interdire d'autorité l'usage, d'ailleurs inoffensif, de tisanes el sirops en qui le malade a mis sa confiance. Je me borne dune à leur expliquer, en langage clair et précis, les basi - de la doctrine bactéridienne, el les conséquences de cette doctrine relativement à l'objel de leur question. Et les laissant -ni- cet énoncé, je termine en disant : • A votre place, tant que rien ne paraîtra, moi j'ecouomiserais sur le pharmacien pour soigner mon régime et ne reprendrais d< - remèdes que lorsque je verrais à quoi ilpeuvent servir J'ai fait plus d'une conversion avec cette simple formule.

soi-même une gerçure des organes qui ont servi au rapprochement, il est prudent de la cautériser.

A cette question : « Faut-il donner du mercure avant l'apparition du chancre? » je n'ai, pour le moment, aucun élément propre à me fournir une réponse. Je me borne donc à rappeler les trois cas précités d'individus ayant contracté la syphilis au moment où ils venaient de terminer un traitement mercuriel très complet, et sur qui la vérole parcourut toutes ses phases avec la même intensité et la même régularité que s'ils n'avaient pas précédemment pris de mercure.

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