TRA1TEMBN1 SELON LES LÉSIONS
Bqoameuse ou pustuleuse, au lieu d'être simplement érythé mateuse; — a été d'emblée confluenle; .1 envahi simultanément les races antérieure e( postérieure du tronc, le cuir chevelu, les régions palmaires et plantaires. Mon expi rience m'a appris à me défier de toute syphilis qui, durant cette première poussée, offre parmi ses Bymptômes. soit quelques larges papules à Cavant-bras (n'y en eût-il qu'une , soit des douleurs tibiales ou sternales :
mi [es plaques muqueuses se déclarent en même temps ou presque en même temps que L'éruption cutanée; apparaissent dans un endroit sans y avoir été sollicitées par aucune cause habituelle ou accidentelle d'irritation; affectent une forme plus profonde que ne le comporte la région ou le tissu (sont, par exemple, ulcéreuses au bord de la langue, au scrotum, à la vulve, à l'anus); se manifestent sur des régions où la membrane muqueuse par sa structure se rapproche, mais ne fait que se rapprocher de celle de la peau;
/'. Où le chapelet des engorgements ganglionnaires cervicaux, mastoïdiens, compte plus de grains, est plus volumiùeux, plus dur, descend plus bas le long du cou, persiste plus longtemps que d'habitude;
7. Qui frappe un sujet âgé, affaibli, mal constitué, lymphatique, relevant d'une affection dyscrasique, pauvre, imparfaitement nourri, dyspeptique, exposé au froid humide, sujet aux pollutions, oisif ou à profession sédentaire ou nocturne, intempérant, mitre mesure adonné au coït, alcoolisé, joueur, névropathique, bourrelé de soucis d'affaires, timoré et méticuleux, ou tout au contraire insouciant et indocile.
Pour résumer les conditions inverses, disons seulement qu'on peut bien augurer d'une syphilis apparaissant cinquante jour- après un chancre parcheminé, sous forme de simple roséole, chez un jeune homme sanguin, sobre, dans une situation aisée, en position de se soigner tout en continuant ses occupations, bien prévenu de la durée de sa maladie, ayant
fciO SYPHILIS.
accepté son sort... et ne lisant pas de livres de médecine.
3° Le sypkilimètre, dont je viens d'indiquer les éléments et d'expliquer le mécanisme, a d'abord l'avantage d'éclairer le pronostic, mais il sert surtout en tant que guide du thérapeutiste. En effet, si la vérole s'annonce comme très faible, elle peut guérir sans mercure, par le seul effet du temps et d'une hygiène reconstituante. Si, au contraire, la vérole s'annonce comme forte, ses lésions ne guériraient pas ou guériraient très-lentement sans le secours du mercure : il est donc opportun, dans ce dernier cas, de l'administrer tout en s'aidant aussi des agents reconstituants.
Une éruption érytbémateuse ou érythémato-papuleuse discrète, accompagnée de prodromes légers, et de plaques muqueuses non ulcérées, constitue un état qui passe J en quatre ou cinq semaines, sous l'influence de la solution iodoferrée (précitée) à l'intérieur, de deux bains sulfureux par semaine, et par le traitement local, que j'indiquerai plus loin, des plaques muqueuses.
Au contraire, la première syphilide est-elle confluente, à larges papules, squameuse, vésiculeuse ou pustuleuse, avec plaques muqueuses ulcérées ou stratifiées occupant tous les orifices. Alors il est indiqué d'instiluer un traitement mercuriel : les pilules à 5 centigrammes de proto-iodure hydrargyrique de Ricord (v. n° 32), à la close quotidienne de une d'abord, deux au bout de cinq jours, rarement continuées plus de cinq à huit semaines, selon le temps que l'éruption met à passer, sont la meilleure médication qu'on puisse opposer aux accidents de cette espèce 2. Gomme, à ce moment, il
1. .l'entends seulement par là la disparition de la poussée actuelle.
2. La stomatite menace à tout instant tons ceux qui font usage du mercure. Onla considère comme signe que la saturation hydrargyriqne existe. .Mais quoique, pour certains cas (iritis, albuginite), l'action médicatrice du remède ne s'exerce pleinement qu'à partir du moment où la stomatite s'est manifestée, il n'est point exact, comme on l'a cru jadis,
HIÀITEMBNT SI i.<>\ I ES LÉSIONS. il I
esl souvenl encore nécessaire de continuer le traite ni des
accidents prodromiques, c'est au praticien de juger, selon la
que bod apparition esl une preuve que l'action du remède c t suffls.uiii', un indice delà guérison complète de la syphilis ou même e ment de la poussée actuelle.
La Btomatite reste donc une complication fâcheuse, très doulo i qu'on recherche quelquefois '< un léger di gré, bien enti ndu comme
critérium servant •> indiquer le fail de l'aûsorpti lu mercure et le
moment >>ii son effet niédicatcui esl momentanément suffisant, mais que, dans la très grande majorité des cas, il faul tacher de conjurer, et, quan l elle B'esl di uéi ir le plus tôt poss ible.
On reconnaît la stomatite mercurielle d'abord à la sensibilité p des gencives des dents incisives supérieures, surtout près de leur bord libre. Tout client .1 qui vous ordounez du mercure >l< >ii être averti de la possibilité de cette inflammation et de la nécessité d'interrompre le remède dès qu'il s'en aperçoit. Mon expérience n'a point confirmé l'influence préservatrice • 1 1 1 '• ■ 1 1 avait attribuée au chlorate de potasse. Tenir les dents et leurs intervalles en bon état de propreté est un excellent el indispensable moyen prophylactique
1 11 •• fois l'accident déclaré, il peul se borner aux gencives, dont le bord se décolle, s'ulcère, m lis parfois il envahit d'autres parties de la bouche, e1 --H- fori l'ulcérations dont voici les caractères distinctifs :
Ulcères larges, très superficiels, de couleur gris cendré, à contour net mais découpé irrégulièrement, bordés d'une aréole rouge, très douloureux au contact, siégeanl de préférence sur 1rs bords de la lang 't en
dedans des joues, donl ils gênenl beaucoup les mouvements, n'affectant ordinairement qu'un seul côté de la bouche, s'êtendanl avec rapidité, s'accompagnant toujours de la gingivite spéciale et de salivation visqueuse, el pour dernier trail qui suffirait seul, donnant lieu à une odeur suis gêner is, insupportable, qu'on sent à trois pas. — Ces caractères ue permettront pas de confondre les ulcères mercuriels avec les plaques muqueuses buccales, qui souvent coexistent.
Dès que les gencives deviennent douloureu l'emploi du mer-
eure; nettoyez avec de l'huile toutes les parties où il resterait des détritus de pommades ou d'emplâtres hydrargyriques. Administrez pour vous conformer à l'usage de 6 à 10 grammes de rhinr.it'' de potasse par jour, dans 200 grammes d'eau, en lotion ; faites avaler un quart de ce mélange par jour. Mais comptez plutôt sur les moyens suivants :
.. « Éviter le froid. Porter deux fois par jour, sous le bord décollé des gencives, la pointe d'un petil pinceau chargé de
Miel rosat 15 grammes.
Acide chlorhydrique 1 —
Tenir Bouvent dans la bouche une gorgée de
Eau distillée 200 gramm
Sulfate d'alumine s —
mil'' un bain Bulfureux tous les deux joui
titemenl suffit pour 1 il n'y .1 que gingivite m< rcurielle.
nature, l'intensité soit des accidents de cet ordre, soit des secondaires proprement dits, s'il doit insister plutôt sur l'iode que sur le mercure, ou vice versa; ou, surtout, dans le cas où les syphilides ne s'effacent pas sous l'influence du mercure seul, s'il faut lui associer l'iodure (traitement mixte).
Les agents toniques dont on doit user concurremment sont l'huile de foie de morue, deux pilules de Vallet avant le repas, deux cuillerées de vin de quina après ; dans la saison propice, les douches froides, les hains froids, l'hydrothérapie. Quant aux règles hygiéniques, rappelons ce qui a été développé plus haut, chaleur, calme moral, régime alimentaire et genre de vie habituels; ne pas se priver de sommeil, éviter les travaux et écarter les soucis excessifs, peu ou point fumer, exercice au grand air, modération ou abstention en fait derapports sexuels.