‹ La pratique des maladies vénériennesChapitre 55 sur 90 · DES POUSSÉES SECONDAIRES ULTÉRIEURES ONT LIEU · texte numérisé non relu

DES POUSSÉES SECONDAIRES ULTÉRIEURES ONT LIEU

Cette période est diverse et parfois très longue. C'est pendant sa durée que chaque vérole achève de se faire juger en

Mais s'il se déclare un flux salivaire avec des ulcérations — ce qui d'ailleurs, de nos jours, est assez rare — il y a un moyen plus héroïque, et qui devient alors indispensable : la cautérisation.

Prévenez le client que vous allez le faire souffrir vivement, mais que la douleur ne durera pas plus de deux minutes et que le soulagement seraensuite immédiat. Alors saisissez avec la pince à pansement une boulette de charpie, et, après l'avoir trempée dans l'acide chlorhydrique, portez-la et tenez-la six à huit secondes sur toutes les ulcérations, en appuyant non seulement sur leur partie centrale, mais sur l'aréole rouge qui les entoure. Le malade crie, parfois se débat ;mais,dès la troisième minute, sa douleur étant calmée, et comme il se trouve déjà mieux qu'avant la cautérisation, il vous permet volontiers de recommencer. Et vous recommencez en effet une deuxième fois sur le même ulcère, et, s'il le faut, une troisième, jusqu'à ce que le bourdounet caustique, fortement appuyé sur tous les points ulcérés, les uns après les autres, n'y détermine plus la moindre souffrance. — L'opération ainsi conduite est radicale, et jamais un client qui vient de la subir ne sort sans m'exprimer sa vive satisfaction, sans me remercier de n'avoir pas reculé devant sa résistance.

TRAITEMENT SEI ON Ll s LÉSIONS H

prenanl l'allure qui lui esl propre, c'est-à dire tan toi e terminant puivanl une décroissance graduelle, soil très rarement en quelques semaines, soil plus sou venl en huil ou dix mois; tantôt persistant tant en bien qu'en mal pendant dix-huit ou vingt mois, puis cessant finalement; tantôt affectant une tendance plus ou moins manifeste à progresser, à prendre la nature et revêtir les caractères du tertiarisme.

J'ai décrit plus haut les attributs de chacune de ces formes. Le clinicien doit en Buivre l'évolution avec la plus grande attention ; car lui seul est à même de tirer de cette étude sa conséquence pratique, c'est-à-dire de résoudre pour chaque malade cette grande, celte capitale question : « Le cas tend-il à guérir spontanément? Ou bien faut-il, et dans ce cas, quand, à quelles doses, sous quelles formes, et pendant combien de temps faut-il intervenir par les spécifiques? »

Je puis cependant, pour l'aider dans ce travail, lui tracer quelques règles à titre de données générales. Les poussées se font-elles à intervalles rapprochés (de moins de deux mois)? — Eclatent-elles non par une seule lésion, mais pai un ensemble de lésions? — Ces lésions siègent-elles sur des points distants les uns des autres (squames plantaires, iliaques muqueuses s crotales, linguales)? — S'est-il, par exemple, manifesté, comme troisième poussée, non pas une éruption circonscrite, mais une éruption généralisée? — L'éruption de la troisième poussée est-elle, quant a sa nature, plusaceentuée que celle de la deuxième [papuleuse, par exemple, alors que celle-ci n'avait été qu'érylhémateuse)? — La poussée dont on étudie la signification a-t-elle eu lieu sur des régions, à une époque de l'année, au milieu de conditions hygiéniques ou morales qui ne suffisent pasà en expliquer la survenance (par exemple, en plein été, sur dea régions insolites comme le dos, la face des membres dans l'extension?) — La voit-on survenir, sans qu'aucune cause d'affaiblissement, aucune pré-

m SYPHILIS.

occupation morale, aucun excès, même de travail, l'ait pré* cédée? — A-t-elle, quoique étant la troisième ou la quatrième, été annoncée par de la céphalée, des douleurs rhumatoïdes ? Les plaques muqueuses qui en font partie provoquent-elles un engorgement ganglionnaire persistant? — Enfin ses lésions sont-elles de celles qui sentent le tertiarisme (stcrnal^ics, un léger degré d'amnésie, d'impuissance, d'insomnie1, un peu de rhinite, une sensibilité spéciale de la pulpe des doigts (à la pression)... Alors le médecin doit intervenir activement. Il devra aussi intervenir, n'y eût-il qu'une seule lésion, lorsqu'à elle seule elle indique un haut degré d'intensité du mal; telles sont les syphilides profondes, l'iritis, l'albuginite, les onyxis ulcéreuses, l'hémiplégie faciale, la paralysie des moteurs oculaires.

Comment intervenir alors? Par deux moyens employés simultanément : 1° en discernant et appliquant la forme de traitement spécifique qui influencerale mieux les lésions; 2° en modifiant, soit par des remèdes non spécifiques, soit par l'hygiène, la constitution du malade dans un sens favorable à la guérison. — Cette dernière indication ayant été traitée complètement dans la première section de ce chapitre, je n'ai plus à exposer ici que ce qui concerne le traitement spécifique.

Contre les accidents franchement secondaires, j'ai toujours vu réussir, et par conséquent j'emploie avec prédilection les' pilules de proto-iodure de mercure, formule Ricord (à 0,05 chacune), pourvu qu'on n'en fasse pas préparer une trop grande quantité à la fois2, et qu'elles proviennent d'une pharmacie qui n'a pas la fâcheuse et trop commune habitude d'en tenir

1. Ces symptômes s'observenl aussi, nous l'avons vu, dans la période prodromique. .Mais quand ils réapparaissent plus tard, par exemple après six ou huit mois de syphilis secondaire progressive, ils ont une signification tout autrement sérieuse.

■J. Partant pour la Chine, un de mes clients, plus prévoyant quejmlicieux, en emporta mille dans un l al.

TRAITEMENT SELON LES LÉSIONS. il ■

laite- d'avance. Donnez-en d'abord une par jour, p ■ tâter

la susceptibilité <\<-< voies digestives. Si elles passènl bien, ne provoquent ni pesanteur à l'épigastre, ni gêne de la digestion, ni diarrhée, portez, au bout de cinq ou six jours, la dose quotidienne à deux, une le matin à jeun, el une le soir, l'estomac étanl vide d'aliments. N'en donnez trois el Burtoul quatre par jour que si, à la dose de deux, elles n'onl pas, au boul de quinze à vingl jours, exercé une influence réelle sur la lésion contre laquelle on les administre. Si vous avez constaté celte impuissance du remède, revenez de temps en temps, pendant une semaine, à la dose moindre, pour passer ensuite à la dose élevée, obtenant ainsi le bénéfice d'une secousse médicatrice, sans risquer d'aller jusqu'à la saturation. — Le traitement que je fais ainsi a plus ou moins de durée selon le ji]u< ou moins de gra^ ité de la lésion contre laquelle on l'institue, et selon le |>lns ou moins de résistance qu'elle oppose à la médication; mais, dans tous les cas, entre mes main-, il dépasse raremenl deux ou trois mois. Le plus souvent, j'ai à le recommencer durant le cours de la maladie. Mais — je tiens à bien préciser ce point — j<v ne le recommence que lorsque la nécessité de recourir derechef aux spécifi ; m'est démontrée par la survenance «le nouveaux accidents, et d'accidents dénotant que le mal qui se réveille ainsi subsiste au même degré d'intensité ou mêmea progressé.

Dan- el comme à tous les praticiens, il m'arrive par-

fois de \ trier la préparation ou le mode d'absorption du remède. Maiscen'esl pas uniquement, ainsi que le font quelquesuns, pour changer. E :lairé, par la manière dont le premier trai-

tementa agi tant sur l'organis [ue sur la maladie, je tâche

de faire mieux c itte fois. Éclairé d'un autre côté, par l'étude attentive soit de la nature des lésions actuelles, soil «In temps qui a séparé leur éclosion de la poussée précédente, soil des causes i ssoires qui ont pu aider à leur formation, soil de l'influence qu'elles i :enl Bur la constitution, je tâche de

faire concorder le nouveau traitement avec toutes ces indicacations et toutes ces exigences.

Ainsi, quand la nouvelle poussée consiste en plaques squameuses, en onyxis sèches, en végétations épithéliales du dos de la langue, j'ai souvent constaté l'appropriation spéciale du bichlorure de mercure à la guérison de cette forme morbide. On le prescrit de préférence en pilules (dites de Dupuytren), dont voici la formule exacte, telles qu'elles étaient administrées en 1832, 18.33 et 1831, dans le service de mon maître:

« N° 36. « Prendre, trois fois par jour, une des pilules suivantes :

Bichlorure de mercure 30 centigrammes.

Extrait aqueux d'opium 10 —

Extrait de gaïac 3 grammes.

Pour 30 pilules.

« Boire, après chaque pilule, une tasse de décoction de salsepareille *. »

Dupuytren faisait prendre la dose invariable de trois pilules par jour pendant toute la durée du traitement. On devra, je crois, se départir de cette inflexibilité ; il n'est pas moins utile en effet pour le bichlorure que pour le protoiodure, d'avoir égard à la susceptibilité gastro-intestinale; car s'il expose moins à la gingivite, le bichlorure (même à une dose cinq fois moindre) est sensiblement plus irritant pour le tube digestif. Il faut donc commencer par deux de ces pilules, une le matin et une le soir, et observer, pour la variation et l'alternance des doses, les règles que j'ai tracées ci-dessus.

1. Je crois peu — lisez, si vous voulez, un mot plus tranchant — à la vertu des tisanes sudorifiques. Elles ont, d'ailleurs, deux inconvénients : l'un, de surcharger l'estomac, de diminuer l'appétit, d'altérer par çonséquent les fonctions digestives, dont la régularité est indispensable pour maintenir en bon état la nutrition générale; l'autre, de parfois détourner indirectement les malades de faire leur traitement. En effet, croyanl qu'il n'est complet qu'autant qu'un boit la tisane prescrite, quand ils n'ont pas le temps de la boire, ils s'abstiennent de tout traitement plutôt que d'en suivre un, selon eux, irrégulien

TRAITEMENT SELON Ll - LÉSIONS. U1

Le bicblorure Be d aussi dissous 'I ma l'eau el l'alcool,

.1 l 000. C'esl la liqueur de Van Swieten, donl on prend deux ou trois cuillerées à café <'i plus, matin el Boir, dans un verre de véhicule. Ce médicament ne i trde pas à répugner aux malades à cause du goût métallique qu'il laisse dans la bouche. On peut, il esl vrai, le masquer, en préparant la liqueur avec ilu rhum Bassereau) ou en la faisant prendre dans une infusion aromatique thé, menthe, verveine, mélisse). Mais je

n'ai pas constaté par l'emploi de ce i licamenl de résultats

capables de justifier la valeur réglementaire dont il jouit dans les hôpitaux militaires. Le seul avantage que je trouve a administrer le spécifique bous tonne liquide, c'est qu'il siti en même temps de topique pour les lésions profondes de la gorge, lesquelles ne seraient pas ou ne seraient qu'imparfaitement touchées par des gargarismes. De là l'indication, dans ces cas, d'avaler lentement et par petites gorgées le remède qui doit agir et comme médication spécifique et comme médication locale

Les sirops masquent mieux legoûtdu suliliiné en même temps qu'ils en dissimulent le nom. On prescrit les sirops de Cuisinier, de première, deuxième ou troisième cuite (c'est àdire a\ ec 5, 10 el I •> centigrammes de sublimé pour 500 gram* mes de sirop , à la dose de une ou (\eu\ cuillerées à bouche, matin et soir, dans une boisson émolliente. Mêmes doses pour le Birop >\<' Larrey, additionné.

Chez certains Bujets robustes, pléthoriques, à fluxions ou congestion- périodiques qu'ils oni l'habitude >\<- prévenir au moyen de purgatifs, on se trouve bien de préférer les pilules de Belloste à la dose de deux ou trois parjour qui, outre le mercure, contiennent de l'aloès, >\r la rhubarbe el de la scammonée. Dan- ces cas, j'ai eu quelques succès en donnant une pilule de Bello-te le matin, el le soir une pilule au proto-iodure.

En face d'accidents secondaires bien caractérisés contre lesquels le proto-iodure, à ce titre, paraissait indiqué, mais n'a

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pas ou n'a plus utic aclion suffisante, je prescris avec confiance les pilules bleues (formule des hôpitaux d'Angleterre) à la dose de deux ou quatre par joui'. Elles ont pourprincipe le mercure métallique.

Voici une excellente Formule de Lepetit, où se trouvent réu nies les propriétés, si souvent utiles à combiner, de la médication reconstituante el de la médication spécifique:

Hydrargyre cru } )5 déci rrummes.

Fer réduit )

Miel 3 grammes.

Gomme adragatite Q. S.

Pour GO pilules, dout ou prend deux ou trois par jour.

Les procédés destinés à introduire le mercure parles voies de l'absorption générale sont au nombre de quatre. Je les range par ordre d'efficacité.

Les bains ont à peine une action spécifique sur l'organisme. Nous possédons l'observation authentique d'un médecin qui, dans un but expérimental, prit de? bains de trois heures, additionnés de 100 grammes de sublimé, sans en ressentir d'effet physiologique ni pathologique appréciable, et sans que l'analyse pût déceler la présence du métal dans son urine, sa salive, sa sueur. Ils appartiennent donc exclusivement au traitement local dont les règles seront exposées plus loin.

Les fumigations se font dans des appareils spéciaux, dans des caisses, d'où la tète sort. On les répète tous les deux ou trois jours, en employant de 8 à 15 grammes de cinabre pour chaque fumigation. Elles sont plutôt un auxiliaire que l'élément réellement constituant d'un traitement général actif. M. Langlebert a imaginé et décrit un ingénieux et très commode appareil pour administrer ces fumigations à domicile.

Les fric/ions se prescrivaient autrefois ainsi :

N° 37. — <■< Tous les soirs, en se couchant, faire doucement en dedans de la cuisse (un jour la gauche, le lendemain la

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droite) dans la direction des poils, une Friction <lr cinq minutes de durée, avec gros comme une noisette de:

Ougueul aapolitaio 50 grammi i.

Après chaque friction, envelopper, avec un mouchoii plié en cravate, la partie du membre qui vient d'être Frottée.

■■ Chaque soir, avanf de frotter une partie qui L'a été la veille, il fautla nettoyer à l'eau el au savon.

Continuer les frictions trente ou quarante jours. Les suspendre, ou ne les faire que de deux jours l'un s'il en résultait de l'irritation des gencives. !><■> cesser ;m>-i si elles provoquent localement de l'érythème ; mais dans ce cas, les continuer à la face interne «les bras et des avant-bras, jusqu'à ce que la guérison de l'éruption des cuisses permette de les y recommencer. - Le savon mercuit'el, soluble dans l'eau, qu'on peut substituer à l'onguent, s'enlève aisément par un simple lavage el ne détermine pas d'irritation de la peau.

Remises en Faveur par un mode d'exécution qui en assure mieux L'efficacité, les frictions, aujourd'hui, sont faites aux aisselles, région où il a été démontré «pie l'absorption s'opère plu- activement, surtout si l'on frotte avec une certaine Fur-ce eten ayant soin d'enfreindre le vieux précepte qui enjoignait de frotter dans le sens des poils, dont le point d'implantation attaqué par la friction devient, au contraire, ainsi une excellente voie ouverte à l'absorption.

Vprès la friction on place dans l'aisselle, el l'on y maintient avec une bande, une grosse boulette de coton, qui ;i le double avantage d'assurer le contact du médicamenl a absorber Avec la surface absorbante, el de préserver les draps.

Bien entendu, au besoin, on fera chaque jour une friction1 Sur l'une et l'autre aisselle. L'on peut, et quelquefois l'on doit augmenter progressivemenl la dose de L'onguenl coùsommé, jusqu'à 10, I-'. 14 grammes par jour. Le traitement ain-i fail a une activité réellnj c'esl un secours précieux soil

qu'on l'emploie seul, soit qu'on l'utilise comme complément de la médication par absorption de la muqueuse digestive.

Les injections hypodermiques se font de préférence aux ('•paules, aux flancs, aux lombes des cuisses, au nombre de deux par jour, avec la petite seringue spéciale de Liégeois, remplie de la solution suivante :

Eau distillée 40 grammes.

o!\ u *"j ' ! ââ 10 centigrammes. Chlorhydrate de morphine )

La seringue étant chargée, on la prend de la main droite et Ton plonge brusquement sous un angle de -45 degrés, la canule-aiguille qui la termine à 1 centimètre et demi de profondeur, à la base d'un pli fait à la peau par le pouce et l'indicateur gauches. On pousse alors le piston, et le liquide entre sans difficulté dans le tissu sous-cutané. On reconnaît que l'instrument a été porté assez loin par la facilité avec laquelle le piston manœuvre sous une pression modérée. Si l'on a trop peu enfoncé la seringue, le liquide est mis en contact avec le tissu du derme ; de là des douleurs vives, des abcès consécutifs, des eschares... accidents qu'une manœuvre plus méthodique prévient presque à coup sûr. — On continue les injections vingt-cinq, quarante, soixante jours de suite ou avec quelques intervalles. Telle est la méthode Lewin.

Scarenzio pratique des injections avec 1 centimètre cube d'un mélange de 0,20 de calomel sur 1,50 de glycérine : avec quatre injections de ce composé, faites deux par deux à huit ou quinze jours d'intervalle, dans la région fessière en plein lissu musculaire, il affirme, d'après son expérience, avoir obtenu des résultats aussi complets en même temps que plus rapides qu'avec les traitements curatifs selon les méthodes ordinaires.

nui ikmknt SELON LES LESIONS. l-.*1

1 priori, In médication par injections se prévaul de I avantage de ménagei les organes digestifs, el d'éviter la déeom position que leur passage à travers ce organes fail subi préparations mercuriellcs. L'expérience confirme ces espérances, mais elle ne les confirme qu'en partie. Il esl certain, — el je l'ai vu moi-mê plus d'une fois, que les injections hypodermiques comptenl des guérisons rapides, el obtenues (Lui- des cas rebelles. Mais malheureusement elles comptenl aussi «li's échecs non moins avérés; et ce qu'il y a de fâcheux pour l'avenir de la méthode, c'esl qu'on n'a pas encore pu déterminer ses indications, prévoir contre quelles formes de la syphilis elle réussit \ de manière que ses indications sonl vagues el leur emploi à peu près abandonné au

hasard.

En se servant de la soi-disanl inoffensive huile grise de Lan g, en multiplianl les plus minutieuses précautions aseptiques el antiseptiques, on diminuera — sans jamais les prévenir complètement — les très gênants engorge nts et les

très douloureux abcès au siège de la piqûre. En outre s'il survient de la stomatite, on est hors d'étal d'appliquer à cel accideril son meilleur remède, c'est-à-dire de faire cesser l'absorption du mercure. En outre, il restera toujours à faire adopter la méthode par nos malades de la clientèle civile, qui y répugnent absolument, el qui y répugneronl désormais d'anlant plu- que le médecin éelairé par l'expérience n'est jamais autorisé à leur déclarer, m que cette médication peul seule les guérir ni qu'elle est la plus efficace de toutes.

Dis, m- cependant à sa décharge que dan- les cas où l'on

l. un a cependant remarqué qu'elle esl plutôt efficace dans les affecjquameuses; et, d'autre pan, que, employée dan- les formes ulcéreuses de la syphilis, elle ne sert à rien, el expose au contraire à la production d'ulcères aux points piqués. - Leloir et Tavernier les rec ■

mandent surtout romme fai ant disparaître rapidement les éruptions

érythémateuses ou les éruptions de syphilo - résolutifs du tégument

externe. C'esl là, disent-ils, leur spécialité presque exclusive,

emploie cette méthode en désespoir de cause, elle sera d'autant mieux indiquée que c'est à des sujets débilités, au tube digestif desquels il faut épargner toute cause d'irritation, qu'on a, dans ce cas, à l'appliquer.

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