Hécube, 294-95 : 2. Le fait est raconté dans le
Discours contre Timarque, Ora- "kôyoç ycLp ï% x' àSoÇo'jvTwv iwv /ores a^/ici. Edition Didot. T. II: xàx To)v 6oxouvTb>v aOxb; où Mschinis oratio contra Timar^
[xayTov ffOévei. chum, p. 61.
(autant que j'ay pu exprimer la nayfveté de son langage Latin) :
Comme en une grand'ville abondamment peuplée,
Qui par sédition vient à estre troublée.
Quand tout le menu peuple à toute cruauté
D'un courage mutin est soudain incité,
Desja volent en Vair et pierres et flambeaux,
La fureur pour s'armer trouve moyens nouveaux :
Alors se présentant à eux un personnage,
Tant pour sa pieté respecté d'avantage.
Qu'aussi pour ses hienfaicts, on les voit s'arrester,
Et l'oreille attentive à ses propos prester.
Luy gouverne leurs cueurs, lui appaise leur ire.
Par les raisons qu'il sçait en un tel cas déduire *.
Il est certain que Virgile présuppose que ce personnage soit éloquent : mais il veut que son éloquence soit autorisée par ces qualitez.
Si donc le beau et sage parler d'un tel homme ha tel pouvoir, combien plus grand le doit avoir celuy d'un roy? Et ne se faut esmerveiller si un prince souverain, et spécialement un roy, parlant bien à propos et disertement, pénètre plus avant au cueur des auditeurs. Car il-y-a une vertu occulte en ses paroles, accompagnées de la Majesté tant de l'éloquence que de la royale, quand ils considèrent que celuy qu'ils escoutent, n'ha besoin de se faire avouer, et ne peut estre contredict ni empesché d'effectuer ce qu'il met en avant, et exécuter pleinement sa bonne voulonté. Voyla d'où vient qu'au lieu que cela qui sortiroit de la bouche d'un autre ne seroit tenu