Le mot ^«^^r et toutes les exemple dans cette phrase de
formes dialectales viennent Brunetto Latini : Li Sarrasin
bien réellement du latin vas- de Perse orent grant force
tare, qui était devenu wastare contre les crestiens, et gasterent
sous l'influence de l'ancien haut Jérusalem. Il est facile de com-
allemand wastan, piller, rava- prendre comment de cet ancien
iger. L'historique de Littré sens on est venu au sens actuel,
montre bien que tel a été le si faible qu'il puisse être, dété-
sens primitif de gaster, par riorer.
abusent, comme nous de Gaster, Je ne doute (di-je) non plus que le Guastar Italien soit procédé de nostre Gaster, ou Guaster, et Guaina de nostre Gaine ou Guaine : que je doute que leur Gardar soit venu de nostre Garder ou Guarder, que leur Guarir soit pris de nostre Garir ou Guarir : encore que de ces deux-là l'origine soit Latine, et non pas de ces deux-ci. car je di qu'ils n'ont point eu ces deux-la du langage Latin immédiatement, ains par main tierce, asçavoir par nous. Et le changement de V en Gu que nous avons ailleurs, fait aussi pour moy : encore que addoucissans la prononciation nous escrivions Ga^ plustost que Gua, ainsi que j'ay dict : comme aussi en Gascons, au lieu de dire Guascons, venant de Vascones. J'adjousteray aussi leur Menar pour exemple. Car je sçay bien qu'on pourroit penser qu'il ait esté pris de ce Verbe Minare, qui est du moderne langage Latin : mais le composé Dimenar, qu'on ne peut nier estre faict sur nostre Démener, me semble monstrer évidemment que Menar aussi est pris de nostre Mener. Duquel Dimenar nous voyons la signification estre semblable à celle de nostre Démener, en plusieurs lieux de Boccace : dont voyci un, Chi la sera non cena, tutta notte si dimena\ Ainsi est Apprender ou Apprendere, faict de nostre Apprendre.
Or ce que nous voyons les Italiens avoir ainsi