‹ La précellence du langage françoisChapitre 180 sur 183 · VI · texte numérisé non relu

VI

Souffrir n'ai pu chose tant indécente. (La

Fontaine, dans Haase.)

Quand pourra mon amour baigner avec

tendresse Ton front victorieux de larmes d'allégresse?

(Corneille, III, 332.) Apollon n'a point de mystère Et sont profanes ses chansons. (Malherbe,

1, 65.) Ici fut l'arrogance à soy même funeste. (Corneille, X, 110.)

LEXIQUE-INDEX '

m long ou bref, 39 ; remplacé par e dans les mots italiens, "75 ; — remplacé par t, 76 ; — remplacé par o, 76 ; — au lieu de i, 76.

• (marqué à T), 147.

•iMindonner , emprunté par Bembo, 285.

•blMiyer, avec un régime direct dans une citation d'Amadis Jamyn, 57 ; au passif, 124.

La plupart des chiens se contentent de l'aboyer [le hérisson], et ne se soucient pas de le saisir. Buppon. (L.)

m aboyer^ emprunté par l'italien, abaiar, 297; en réalité les deux viennent sans doute d'une forme latine populaire, peut -être abbadiare.

Abboto (rendre les, faire rendre les), 124.

L'empereur «voit déjà rendu les abbois et fait toutes submissions proposées par le duc Maurice. Carlou, IV, 85 (L.)

•bondanee. Proverbe : De l'abondance du cueur la bouche parle, 233.

abondant (d') par surcroît, de plus, 4, 35, etc.

LiTTRÉ : « Cette locution a vieilli, mais elle n'est pas inusitée. »

abonrdoler, cité comme vieux mot, 187; Le dictionnaire de Godefroy donne abourder, tromper, duper, jouer, et bourdeler ou bordeler, fréquenter les mauvais lieux.

abiM que les Italiens font des mots français en on changeant la signification, 327.

accent, existe en français, 39 est observé plus soigneusement en italien, 42.

accointance de fol ne vaut rien. Proverbe, 205.

aceomiiasner , emprunté par les Italiens et les Espaenols, 294.

comparer, 184.

Ce à quoy je ponrrois accomparer la vieillesse, c'est à un rude et fâcheux hirer. tnvent. untv. de Tabar., VIII. Bibl. elz.

accoster, emprunté par les Italiens, 308

aceonatumance , coutume , habitude (dans un sonnet de Desportes), % :

L'onction est attachée à raecoatnnunes.

Massillok. (L.)

acconotremenlo , vêtements, sans idée péjorative, 1(^.

Comme les accoustremens nous esehanfent, non de leur chaleur, mais de la nostre mi'ils conservent. Chabron, Sageaêe, I, 17. (L.)

,, usage de cette terminaison, 100.

h ce qve signifiant afin que (dans la citation de Vigenère), 63 :

Il écrivit à tous les évéques et archevêques de France, à ce qu'ils eussent à s y conformer. Racine, IV. S04.

acerain : « Et pareillement du mot acier ont fait acerain ■•, 186.

acheter : Proverbe : Assez achette qui le demande, 232.

Achille, 30.

1. Abréviations : G. = Godefroy, L. = Littré, H. D. T. — Hatzfeld, Oarniesteler et Thomas.

LEXIQUE-INDEX

Addentor : sens de cet ancien mot.

adjcetifo dont se servait l'ancienne langue : pourprin^ marbrin^ acerain, fresnin, 186.

•djonrnor, opposé à avesprer,

Ajourner signifiait faire jour, et avesprer, faire nuit, commencer à faire nuit.

Lors eomença à Corner, et l'oiu se comença à armer. Viixibardocik. Edit. de Waillr.

adjouator, ajuster, 142.

adreMiO vaut mieux que force ; proverbe, 228.

adirantarlor, cité commevieux mot, 348. Les advanturiers étaient des soldats :

Les geos estoient quinze mille hommes d'armes, trente et denx mille chevaux legiers, quatre vingts neuf mille harquebousiers, eent quarante mille adventuriers. Rabelais, I, 47. '

adYorbes empruntés par les Italiens : adverbes de tempg, 319; — de quantité, 323; — rfe Heu, 325.

Adverbes au superlatif, 87.

iBsope, 219, 241, 242, 243.

affaire, emprunté par les italien», 310. La langue française très propre aux afiaires d'Etat, 149.

affaUler, instruire, dans une citation dn JRomman cT Alexandre, 199. Le mot signiflait aussi dans l'ancienne langue '.préparer, arranger, composer, etc.

affanno, 312.

affeetuonscment, avec zèle, ardeur, piété, 3.

. afin quo, emprunté par les Italiens, ^18.

- a^e (terminaison) changée en - aggio par les Itoliens, 278.

aggrapper, accrocher, saisir violemment, mot emprunté par la langue italienne. C'est le même mot que agrafer, 311.

Ainsi surprins et agrapé. Charles d'Obv&kn». (L.)

aggreaMo, emprunté par les Italiens, 309.

aissreer, emprunté par les Italiens, 308.

mlgae, Aigues-Mortes, aiguière, 181. H. Estienne pense qu'un poète

peut encore employer le mot aiguë.

Rabelais emploie encore aiguë, mêlé d'eau :

En banquetant du vin aigué séparoien l'eau. 1, 24.

alÇlantln, de l'églantier (dans une citation de Remy Belleau), 101.

On trouve dans l'ancienne langue aiglant, églantier.

Com fiors novole d'aiglant. (G.)

almelut, almolyre.H. Estienne aime mieux le second de ces deux composés que le premier, 162.

alii0, mais.

Et comme sans espoir flotte ma passion, Digne non de risée, ains de compassion.

RBGRua. (L.) Aint a péri..., il a cédé à un autrb monosyllabe et qui n'est au plus que son anagramme. La BauTàsE. ^V.

Ains vient sans doute de anteis, pour antea, ou de antius,

Alexandre, 6.

Alexandre (Roman d"), 123, 184, 199, 266.

allésorlques (proverbes), 243.

allégreMie, emprunté par les Italiens, allegranza, 258.

Allemands : ont l'esprit aux doigts, 139, — mots allemands, forment facilement des composés parce qu'ils sont courts, 164.

aller, employé comme auxiliaire avec un participe présent, tournure imitée par les Italiens, 334.

allier : « qui est mesler ensemble les métaux selon la loy donnée par le roy. » 140.

aloy : « pour commencer par la matière, ils ont (outre le nom qu'ha chacun métal quand il est à part) billon et aluy. » 140. Le mot billon désignait un alliage au dessous du titre légal, et le mot atot non seulement le titre, mais la monnaie ellemême quand elle était au titre légal :

O Dieu, ton parler erficaee Sonne plus Clair oue fin alloy.

Mabot, Orai$on$f VI.

Fin alloy, d'après le lexique de l'édition Pierre Janne.signifie métal de cloche. Dans Ronsard, aloy signifie or :

Celuy qui dignement voudra chanter ta

[grâce,

LEXIQLE-INDEX.

Ta vertu, tc« booneur», il fanditi qu'il m

[fafsse Arfflntier (r^néral ou trésorier d'no roy.

Ayant tousjours les doigts jaunes de ton

aloy. (L.)

II y a eu presque de tout temps une confusion entre aloi et alliage^ et le sens du mot s'en est quelquefois ressenti.

Alnui, préféré par Pétrarque à anima, S^f.

•Hre«l, italien, pour aussi, 259.

Amadfai de Ciaule, roman ^ 801 .

anuuNMr, emprunté par les Italiens, anieusar^ SSBl.

amatour, amoureux^ 26.

Estienne emploie l'expression amateur de sa patrie, 11, et dans r.e (<en8 le mot amateur n'a pas d'équivalent exact aujourd'hui :

Ob ne donne pour amateur de ^n. patrie.

MA9SILLOX. (L.)

AmbUuil* « ceux d'Amiens », disent oi/<f pour oui, 171.

amllIgiiMé , de la lanpiie italienne; addotto fAfcniûaiXxl adductus et adoptavit, etc. 81 et suiv.

«mener un exemple, 18.

Cl^nto en am^ne cet exemple.

Malhbrbb. II, 178.

amis {proverbes sur les), "207.

amiisnotter, 104. Estienne constate que les Italiens n'ont pas de mot équivalent. Amignoter qui a signifié parer, ajuster, est employé par Ronsard dans le sens de rendre caressant :

En cent fttçoufs frisa ses tresses^ blondes.

Amignota de ses yeux les regards. (G.)

Le mot a eu aussi le sens de /7a f/^ :

Les personnes lesquelles ils amignottent.

Sacvaigr. Trad. de Plut. (G.)

amoiir {proverbes sur V), 220,

aneelle, servante : « Quant à ance//e,tl n'est pas tant horsd'usapre.»

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