Le mot est employé une fois par Ronsard
.... Loyse fut celle Qu'elle choisit en Dieu pour sa très humble [ancelle. (Lax. de Ronsard par Mellerio.)
aneldere, tuer; préféré par Pétrarque à uceidere, 161.
l, sont une des rirhessesdo la langue française, 184; — dans les proverbes,250;empruntés par les Italiens, 262 et suiv.
aneore, encore, emprunté par les Italiens, anchorat 321.
anere, anerer. Métaphores tirées de ces deux mots, 134.
anlntal, être animé, 10.
NicoT : Un animal, c'est-à-dire une créature ayant âme.
animaux {proverbes sur les),
angelot : De jeune angelot vieux diable. Proverbe, 204.
Antlochmi, 118.
h peine, emprunté par les Italiens, appena, 323.
apocope dans les mot» italiens, parlar pour pmrlare, etc. 46.
Apollonius de Rhodes, 52.
apparence, vraisemblance et même possibité, 314.
Il n'y a point d'apparence d'être prodigue dans la pauvreté. Balzac, liv. Y, lett.
Il n'y avait pas d'apparence d'abandonner mon ami dans un si erand accablement d'affaires. Scakbon, I, lOi. (L.)
apparoir, 3" pers. du singul.
du prés, de l'ind. : i7 appert, 121.
Appert-il mieux des dispositions de$ hommes que par un acte >tgné de leur main? La Bdutëre, XIV. (L.)
appartenances, ce qui dépend de quelque ch., 132.
Faire les lois, donner les dispenses, sont des appartenances de l'autorité souveraine.
BOSSUBT. (L.)
appendre, noté comme un mot dialectal dont usent les poètes.
appointes (soldats), 353 : Fu- RETiÈRE : « On appelle à la (guerre, des soldats appointés, ceux qui ont une plus haute paye que les soldats ordinaires, pour estre anciens dans le service. »
apprendre, mot emprunté par les Italiens, 305.
approclare, approcher ; emprunt fait par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 260
Aquitains, disent oc dans le sens de ita (oui), 171.
arain, airain, 193. Voir Tharot, Prononciation française, I, 336.
LEXIQUE-INDEX
, trompettes, 192.
Moult sounèrent bien les arainnes.
MousK., Chron., 21771. (G.)
arandA, à peine, emprunté par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 359.
Arbor, a donné au français arbre, à l'italien arbore, forme à laquelle on préfère albero, 74,
are, arehet, arehelet, 98.
arehoyer, tirer de l'arc (cité comme vieux mot), 187.
Il annoit arehoier eo bois. Guillauhk de Tyr, XV, 22. (G.)
ardoir, ardre, brûler, 233.
Ardoir vient régulièrement de ar- €£ëre] pour expliquer ardre il faut supposer une forme corrompue, ardëre, avec e bref.
arer, labourer : Eslienne dit qu'on peut emprunter ce mot au dialecte de la Savoie, en changeant la terminaison qui est ar au lieu de er, 182. Le mot était usité dans l'ancienne langue :
Fai, beau sire, ta paix crier, Que li vilain puissent arer.
Bbn". D. de Norm. (G.)
ai^entolet, épithète d'un ruisselet, dans Rémi Belleau. 101.
Arlostc. 49, 50, 51, 52, 54, 55, 56, 83, 84, 276.
amese, harnois, emprunté par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 257.
arondelettos,diminutifde aron- «{e,aron£{e2/e,hirondeUedan8 Belleau, 101. Au XVII" siècle on disait encore arondeUe : « arondelle, hirondelle heredelle sont tous trois bon s ;herondelle est le meilleur.» Maro. Buffet.
Observât., 63. (L.) Primitivement, arondel, arondeaux, désignait les petits des hirondelles, et Gotgrave donne arondelet comme ayant le même sens : « Arondelet, as arondeau ». Mais dans Belleau, le mot arondelettes n'est qu'un terme wiignard pour dési j^ner les hirondelles.
arrière, en arrière, derrière, 37.
Les adberens de Camillus repoulsoient le sergent arrière de la chaire.
AnYOT. Cam., il. (L.)
^ imité par les Ita-
liens, retroguardia, 355.
arrlngo, « pour la lice où on court la lance, » emprunté par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 257.
arriver, emprunté par les Italiens, 285.
art (termes de V), termes techniques, 290, 300.
arts et métiers, métaphores qu'on en lire, 138.
aspiration *. « La langue italienne ôte l'aspiration à plusieurs mots qui commencent par c. » Cangiar pour changer, caccia pour chasse, etc., 297.
assâfflar, mot emprunté au français essayer ou assagir, 308.
assaillir, emprunté par les Italiens, <issalir, 301.
assembrar, emprunté par les Italiens, 255.
assea, emprunté par les Italiens, a3sai, 323.
assurer (s'), être sûr : 14, 37, etc., se rassurer, 93 (dans Desportes).
Etre tûr : Quelaue chien enragé l'a mordu, je m'assure. Moliérb, Evolti des femmes, II, ii, (L.)
Se rassurer : Princesse, assurez-vous, je les prends sous ma garde. Racike, Athalie, II, vn. (L.)
— astre (terminaison) empruntée par les Italiens — astro, 282.
Atlas, 158.
atre : « On appelle en ceste ville de Paris et en quelque:» autres lieux circonvoisins un atre ce qu'ailleurs est nommé un foyer »,174.
attend : Mal attend qui ne perattend. Proverbe, 302.
attendre, emprunté par les Italiens, attendere^ 304.
attralre, attirer, 262.
Parfois on peut donner pour les galants attraire. Regnibr. Sat. XIII. (L.)
Aubaln. « Ainsi un cheval blanc s'appeloit Aubain », 189.
aube, 189.
aui»e espine, 189.
aue, oui, chez les Auxitani, K ceux de Languedoc », 171.
aucuns, quelaues (adj.), quelques-uns (pron.) 6, 21, 29, 32, etc.
Plusieurs avaient la tête trop menue.
Aucuns trop erosse, aucuns même cornue.
La Fontaine, Fables, VI, vi.
LEXIQUE-INDEX
■leiit, en quelque façon, quelque peu, 11, 14, etc.
J'igout* à Mll«-ei l'épittiète d« héroTqa», pour Mlisfaire aneuMment à la dignité de sas panoonafei. CoaxaujJi, V, 410.
: digne de rostre audience. difrne d'éire entendu par vous, 7> audience aigniOe dans cette phrase : attention que F on a en écoutant, comme souvent encore au XVII" siècle :
C'ast lars qae plus il m'aime, at je rois sa
[raisou
D'une andienea avida avaler ea poison.
[MoLiÉaB. Don Garete, II, i.
AO^ello, oiseau, préféré par Pétrarque k uecellOf Sol.
Augiurte, son goût pour la g^mmaire, 7.
I, emprunté par les Italiens, appre$8o^ 335.
•atent pour auMt, devant un adjectif ou un. adverbe, 3*29, 3*26.
Passons chei Octavie, et donnons lui le
[reste
D'un jour autant heureux que je l'ai cru
[funeste. Racinb, II, 332.
authentiquer, terme juridique, rendre une chose valable en la revêtant des formes officielles. Estienne emploie le mot par métaphore, 4.
A M propre : Pour authentiquer la constitution. BoSBUBT, Lett. quiét., 468. (L.)
.%uxltaiil, « ceux de Languedoc I», m.
•valler, emprunté par les Italiens, avallar^ 286.
«vantase, avantageux, empruntés par les Italiens : aventaggio, 379 ; avantaqgio^ 284, 286 ; vantaggio, 332 et 35t ; vantaggioso^ 2^7.
avantaae (d'), de plus : 2, etc.
NicoT : iTavantage en m*en allant j*ay parlé au serviteur de Chrêmes.
avantager, emprunté par les Italiens , avantaggiar 286. JEtre avantagé^ avoir un avantage, 318.
Lequel voyant son eompaignon mort, et le moyne advanlaigé sus soj. Rabblais, I, XLIV. (L.)
avant>garde, emprunté parles
Italien», avanguardia on vangvuirdiaj 355.
avant-mur, Monet : u Pnetensus mœnibus murus. Exterîor mûri ambitus mœnibus circumdatus ». — LiTTRB : « Ekiceinte de murailles la plus éloignée du corps de la place ». Estieone dit que les « vieux guerriers » pourront vouloir que ce mot obtienne reintegrande,
avare : les diverses façons de désigner un homme avare, 106 et suiv. ; étymologie du mot, 106.
avenamment, gracieusement, 266 (dans une citation).
avenir, arriver, atteindre, parvenir, 134.
Quand j'entreprMidrois de suivre cet autre style, je n y sçaurois advenir.
MoiTTAïairB, m, 38.
aventure , emprunté par les Italiens, qui ont décapité le mot :
Ventura, 332. Prendre aventure^ se risquer, 56 (dans une citation).
avertir , averttaaementa . détournés de leur sens par les Italiens, 330.
avesprer, commencer à faire nuit, 189 et 200.
Moult sni joians qnant je voi avesprer.
[Huon d0 Bord. 4955. (G.)
avta, aviser, détournés de leur sens par les Italiens, 330; aviser, emprunté par les Italiens, 308 ; aviser, instruire, conseiller , avertir, (dans un proverbe) : Un fol avise bien un sage, 206; J'ai aavisé de, j'ai résolu de, statut (dans la citation de yigenére), 62.
Avertir : J'en suis utilement advisé par ea [récit. MoifTAiGirB, I, 103. (L.)
Réêoudre : J'advisay d'en tirer qoelgne [usage. MoTTAiG^tB, I, 95. (L.)
avocat : De jeune advocat , héritage perdu. Proverbe, 218.
avouer : approuver, 5.
Les Dieux n'avoueront point un eomhat [plein de crimes. CoamuJC, lU, 317.
avoueur, approbateur, 38. On trouve dans l'ancienne langue le mot avoueur sigoifiant défenseur (en justice), et même protecteur. (Voir Godefroy.)
iMMulOi bascule, cité comme
LEXIQUE-INDEX
terme militaire, 349. D'après Lillré et Scheler, les éléments du mot sont bat-cul, que Ton retrouve encore dans le mot bacul, sorte de croupière.
FuRETiÈRK, au mot bascule : Contrepoids qui sert à lever le pont levis d'une ville, d'un chasLeau. Ce sont de grosses pièces de charpente dont une partie s'avance en dehors la porte, et soutient des chaînes attachées au pont levis ; et l'autre est en dedans la porte qui en fait le contrepoids. Elles se meuvent en équilibre sur deux forts pivots attachés aux jambages de la porte.
bailli : « Aujourd'hui bailli est à peu près le mesme qui es autres contrées de la France est appelé seneschal », 267. Nicot : Ainsi appelé, parce qu'il a en sa baillie, c est-à-dire sous son gouvernement et jurisdiction ceux de son bailliage.
Et notez qu'au pais de Langue d'ouy on appelle communément Bailly celuy que es pays de Languedoc et adiacens on appelle Seneschal, combien que audit pays de Langue d'ouy il y ait aussi quelques Seneschaux.
iMUllIe , puissance , selKneurie (cité comme ancien mot), 367. Em-
Ï»runté par Bembo et Boccace, data, 266.
Mais fortune qai mlia en sa baillie Les ha du tout de mon cueor déboutez.
Charlbs d'Orléans. (L.)
Montesquieu l'emploie encore comme terme de droit féodal :
Lorsque le tuteur ou celui qui avait la baillie voulait courir les risques de cette
Sroeédure. Esprit de» Loin, XXVIII, 25.
ballar, emprunté par les Français aux Italiens, baller, 266.
Ce fut luy qui le premier inventa la manière de baller armé. Axtot Huma, 23.
iMindon (mettre h) : Qui fait noces et maison et plaide à son seigneur, il met le sien à bnndon.
Proverbe, 246 .Primitivement mettre à bandon signifie mettre au pouvoir de qqn, bandon signifiant pouvoir, autorité; puis livrer à qqn, laisser aller, abandonner. Nicot, abban-
donner : « Est un verbe fait de Abbandon, et signifie mettre à bandon, c'est-à-dire au plaisir et liberté d'un chascun pour en faire ce qu'il voudra ».
iMinnlère, emprunté par les Italiens, 356.
barat, cité comme vieux mot, 198 ; emprunté par les Italiens, 329.
barbare*, ce que Bernardino Tomitano entend par expressions barbares, 169.
barbe : Il ne faut pas faire à Dieu barbe de paille, au heu de gerbe de paille. Proverbe, 252.
bastlllon, bastion. Mot emprunté par les Italiens, 355. Bastillon est l'ancienne forme française, bastion la forme italienne ou provençale.
bataille, emprunté par les Italiens, bataglia ou battaglia, 278 et
bataillon, emprunté par les Italiens, battaglione, 355.
batterie, emprunté par les ItalienS; batteria, 356.
battre les métaux. Voir flattir.
Bayf (Antoine de), 95.
baube, bègue Charles H Baubes, 189.
bee, mot gaulois, d'après Suétone, 197.
Belges, disent io pour oui, 171.
Bellay (Joachim du), 159, 175,
Bcllean ^emi), 99. 100, 101, 102, 103, 124,128, 130, 175.
Bembo, 20, 47, 85, 86, 87, 91, 253, 256, 257, 261, 264, 266, 280, 281, 285, 286, 288, 289, 290, 291, 301, 3Û2, 306, 309, 315, 317, 318, 319, 320, 321, 322, 323, 324, 326, 333, 334, 336, 337, 338, 339, 340, 341, 342, 343, 346.
beneflcenee, bienfaisance, 3.
Pour rendre grâces et honorer sa libéralité et beneflcenee. Amtot. Publieola, 36. (L.)
Le mot bienfaisance, qui se trouve dans un glossaire du xiv^ siècle, n'a été vraiment créé que par l'abbé de Saint-Pierre et figure pour la première fois dans le dictionnaire de l'Académie en 1762.
benmanaa, béAignité, mot emprunté par les Italiens, 258.
OV THK
UNIVZRbiT^
'^r rT
MEXIQUE-INDEX
le : «Je ne craindrais point
d'user de benne aa lieu de ce qoe noos disons tombereau •, 176. C'est le même mot que banne.
bersanuMquo (langage), mauvais italien, 169. Les habitants de Bergame avaient la réputation de parler une langue très corrompue.
bemace, suite, train, équipage,
Bersl (Hugues de), 198.
besoin fait la vieille trotter , Proverbe, 223. Au besoin congnoist on l'ami, ProverbCy 226. Mot emprunté parles ItNliens, bisogno^ 279.
Cela me fait besoin plus usité que cela me fait meatier^ 338.
bMrtes, proverbes relatifs aux bétes, 243.
l»euvotor, diminutif, 102, buvotter.
Bible (la) nous fait connaître la grande ancienneté de la vénerie,
bleco, louche, emprunté par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 260.
bien, emprunté par les Italiens, ben, 314.
Blgne (Gaces do la), 122. Estien ne l'appelle Gaces de la Vigne.
binon, 140 : NicoT : Est toute espèce de monnoye qui ne court plus, ou est décriée pour escharseté (défaut d'une pièce qui n'a pas le titre ordonné. G), ou autre défaut. Ainsi dit-on des espèces de monnoyes descriees qu'il faut les mettre au billon, et cizailler.
blsayenl, formé de la même façon que le mot grec Dipappos^
blane, emprunté par les Italiens et les Espagnols, biancho et blanco^
blanehia, 141. Puretière « Blanchir se dit aussi de la neufvième fnçon qu'on donne aux flans des monnoyes, lorsqu'on leur donne la couleur naturelle de leur metail.
Ce blanchiment se fait par le Maistre, ou Fermier, qui met les espèces d'or, d'argent, de billon, et cuivre dans un pot bouillir sur le feu avec de l'eau et de la bouture. — Blanchimenty en termes de Monnoye, est une façon qu'on donne aux flans
avant que de les marquer, en les faisant bouillir dans de l'eau commune avec le sel, le tartre ou gravelce; après quoy on les lave, on les sèche, et on les essuyé. »
bUuiclUHiemenfl, à peu près synonyme de careases^ flatteries,
Tacher à obtenir quelque chose par blaa-
disfiements, doulces paroUes et flateries.
a. ESTIBHXE, Theê. (G.)
blé, emprunté par les Italiens, biada, 277.
bloeulo, 359. Le mot vient de l'allemand : c'est le même que blockhaus. An xvi* siècle il est tout à fait synonyme de fort, comme le montre cet exemple de Martin Du Bellay :
Au bout d'iceluy pont les eunemis avoient fait un bloeu (car ainsi nomtnent-iis ce que nous appelions un fort). (L.)
blondolettos, les tresses blondelettes^ dans une citation de Rémi Belleau, 100.
IKMcace, 259, 260, 264, 265, 266, 267, 268. 273, 280, 281, 283, 287, 292, 293, 301, 302, 305, 309, 310, 311, 313, 314, 315, 316, 317, 320, 323, 324, 325, 326, 330, 334, 338, 339, 340, 343, 358.
bonaaae, calme de la mer après un orage (aujourd'hui bonace) 134.
Je changeai d'un seul mot la tempête en [bonace. Corhbu.i.e, iV, 177.
bond : Que de botid, que de volée, 136; métaphore tirée du jeu de paume : tant de bond que de volée^ soit au bond soit à la volée, c'est-à-dire comme on peut, cTunf façon quelconque :
Si ne Toulut-il perdre son déjeuner, lequel estoit prest, que de bond qne de volée. Der Pbribrs, t.onte». (L.)
Soit de bond, soit de volée, que nous en chaut-il, pourvu que nous premons la ville de gloire (le paradis). Pascal, Prov. IX.
bonnement, bien, convena blement, vraiment, 317.
La nécessité des guerres porte à tons les coups do faire le gast, ce qui ne se peut faire bonnement en nos biens propres.
MUIVTAIGIIB, I, 33Ô. (L.)
bonté : Une bonté autre requiert. Proverbe, 230.
LEXIQUE-INDEX
BorislA (Lucrèce), 301.
borisne est roy entre aveugles.
Proverbe^ 227.
boniiioyer : « pour regarder de costé, à la façon aun borgne. »
H. Estienae regrette ce vieux mot.
Borgnoyant Pbœbas de travers. (Jacques Tahubsau, dans Laeume.)
bomemolfl, « dici de la lune », 162. Ce composé platt à Estienne parce qu'il se termine par un monosyllabe.
bottorel, crapaud, 270.
bouche: Entre bouche etcuillier vient souvent encombrier. Proverbe^
Iioueheletto, diminutif employé par Rémi Belleau, 101.
bouer : « duquel mot on use, quand on les refrappe sur les coins (les pièces de monnaie) pour les arrondir. » 141. Furëtière : u Bouer se dit cie la huitième façon qu'on donnoit aux monuoyes qu'on fabriquoit au marteau. On frappoit sur un bloc de flans entassé, lequel s'affaissoit tout à coup, et faisoit joindre, coupler, et toucher d'assiette les deniers de monnoyage, afin de les faire couler plus aisément au compte et à la main.
L'Ordonnance enjoint de repeter cette façon deux fois, et de recuire et rechausser les Qans à chacune de ces façons, et de boûer une troisième fois sans recuire; après quoy l'ouvrier met les flans entre les mains du Maistre pour les blanchir. » L'opération se faisait avec un marteau appelé bouard ou bouvard, Littré voit dans ce nom une métaphore et croit que du nom de l'instrument est venu le verbe désignant l'opération. Il est possible au contraire que bouer soit le mot dialectal qui signifiait creuser et
Sue bouard vienne de bouer (H.
boulOYer, boulevard, emprunté par les Italiens, 355.
L'espine avec ses apophyses sert comme de boulever et fortification à la moelle spinale. PAEi, XIV, 12. (L }
bourse, vient du errec Byrsa, 198. Le mot ne vient du grec que par l'intermédiaire du bas-latin.
boutefeu, beutesuerre, 160.
Neroa devenu parricide, boutefeu. Moir- TAIGXB, I, 13. (L.)
Bovlllufl (de Bouelles), 171.
boxxo, bâtard, emprunté par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 259.
braehiuar, étymologie du mot,
bragard, brave, hardi, fier, présomptueux, élégant, joli, paré.
(Le mot se trouve dans un vers qu'Henri Estienne attribue à Ronsard, p. 55.)
brane, « fréquent es Rommans, qui adjoustent aussi ordinairement ces mots d'acier, car ils disent un branc d'acier ». 196. Le mot désignait la lame de l'épée, et l'épée elle-même :
Caint 11 l'espee dont li brans est forbis {Àubfri, dans Godefroy.)
Item à maistre Ythier, marchant, Auquel je me sens bien tenu Laisse mon brane d'assier tranchant.
VOLON, i'ttit Testament, XI. (G.)
I, une des villes qui prétendent avoir le meilleur langage après Paris, 170.
: « C'est le salaire qu'on distribue au maistre qui fait la monnove, etc. » 142. Furetière :
« Terme de Monnoyeur, qui se dit de la Manufacture des monnoyes.
Le brassage est la peine de l'ouvrier, dont la plus grande est celle de bien remuer avec les bras l'or et l'argent en grenaille, qui est dans des sacs, quand il y en a de différente valeur, pour en faire un meslange fort égal, et avoir la monnoyo au titre qu'on désire.
Dans le droit de brassage est compris le droit du Maistre, du Monnoyeur, et du Tailleur de la monnoyé, qui s'appellent particulièrement ouvrage, monnayage et «errage. »
bravade, paraît signifier ostentation dans cette phrase : « Nous appelons parade et bravade (eux diroient pta/fe) ce que nous nommions magnificence ». 351. Cependant d'après Nicot, Monet, Furetière, Littré, Darmesteter, Hatzfeld et Thomas, le mot ne paraît pas avoir eu ce sens. Il subit peut-être,
LEXIQUE-INDEX
dans Teaprit do Henri Eslienne, Tin- Uuenee de Itraverie.
breMs : De brebis comtees mange bien le loup. Proverbe^ 236.
bref (en), brièvement, en abrégé,
J'ai dit en bref ee que le lieu requemit.
Calvi!(, Inêtit. lè3. (L.)
bre¥e, 143. Du Cange et Furetière donnent la même définition que Henri Estienne.
br>e¥es, les syllabes brèves en français, 40.
brleoles, ancienne expression militaire, empruntée par le jeu de
{>aume, 349. Le mot dési fanait, dans *art militaire du moyen âge, une machine à lancer des pierres. Il désigne ensuite le bond que fait la pierre lancée, puis, par assimilation le bond de la balle au jeu de paume, lorsqu'elle a touché une des murailles.
Et nous loi^erons au plus pn'c de la ville que nous pourroDS, hors du tmit de leurs bricoles. Froissard. III, iv, lo. (L.)
brlefveC^ : la langue française est plus capable de brièveté que la langue italienne, 65. La brièveté est un des principaux mérites de notre lansrue, 90.
bride, emprunté par les Italiens, briglia, 337.
brigade, signi fiait autrefois compagnie. Emprunté avec ce sens par Boccace, 268. Nicot : « Brigade.
Est diction collective, et signifie trouppe, compagnie. Une brigade de jeunes hommes, Adolescentium coitio, cœtus. n
brigand, brigandine, 348.
Du Cange, brigaiicii : u Brigand, c'est une manière de gens d'armes courant et apert, à pié. » Nicot, Brigand^ anciennement estoit un mot militaire signifiant l'homme de guerre armé de brigandine. La Ville de Paris ofi'rit pour la ville et vicomte 600 glaives et 400 archers, et mille Brigands, et pour ce que ces gens de pied, allans et venans à la guerre, pilloient le peuple, on a prins ce mot pour un larron de campagne, un voleur de pays, qui exerce le brigandage es chemios et voyes publiques. B
Brigandine. Nicot : « Bngandine est une espèce d'armure de fer, dont les brigans estoient armez, faite à lames estroites, qui consent aux courbeures et plieures du corps de l'homme qui en est armé, ce que ne fait le corcelet. *
brode : « A Orléans , et aux environs, une femme bt'ode signifie une femme brunette », 174. Le mot brode ^ au xvi* siècle, désignait un pain demi-blanc, fait de froment et de seigle (G). De là le sens de 6is, brun.
bruit, réputation; 4.
Elle vous fait tandis cette (galanterie
Pour s'acquérir le bruit de flUe bien nourrie.
COBXBn.LK, II, 168.
Brunetto lAtlnl, 16, 281.
bninettos : aussi bien sont amourettes , soubs bureaux que soubs brunettes. Proverbe, 248.
Nicot : « Tantust est adjectif et est le diminutif de brune, tantost est substantif, et signifie drap noir.
Comme il estoit veslu d'une fine Brunette, c'est-à-dire d'un fin drap noir. Nicoles Gilles en la vie du Boy Jean, Et ledit prevost print le chapperon de mondit S»iigneur le Duc, qui estoit de Brunette noire orfaveriaé d'or. »
bulsart, on ne peut faire de buisart un esprevier. Proverbe, 203.
« Il est vray qu'on trouve escrit buison, au lieu qu'on ditaujourd'huy buisart ou busart. »
Ainz ne vis faire de buison Boa espenrier ne bon faucon.
(RoB. DE Blois, dans Godefroy.)
Nicot ne donne que la forme buisart.
bureaux (voir brunettes) ; le mot bureau désigne une grosse étoffe de laine.
Est toulesrois requis d'avoir quelque peu de laine noire, pour mesler avec la blanclie, en faire des draps j^ris, ou seule, des bureaux pour les iiabits du roesnage. O. dk Sebbbs, 317. (L.)
BurguniU, les Bourguignons, disent oy pour oui, 171.
burlar, se moquer, en espagnol et en italien, 263.
e pour ch ou ch pour c dans le dialecte picard. I/o.
LEXIQUE-INDEX
: « Et
en ce nombre sont pluaieura des Picards, comme caboche pour la teste (d'où vient cabochard pour testu ou teêtardf c'est-à-dire opiniastre) *», 175.
Litlré considère caboche comme un mot bourguignon.
eslme, considéré par Estienne comme un mot emprunté à la marine, 134. Il faut probablement se reporler plulôt au mot provençal calma désignant, comme en espagnol et en portugais, le moment le plus chaud du jour, le moment de la cessation du travail. Bas-latin, cauma, chaleur, même sens qu'en greô.
cmmiuettos, épithète des brebis dans Rémi Belleau, 101. Le mot est aussi employé par Du Bellay :
Les bergiers avec leurs moseUes Gardant leurs brebis camusettes. (L.)
cmnonnlere, terme militaire, emprunté par les Italiens , 355 ; meurtrière, ouverture pour tirer le canon.
Il fallut faire d'une vieille canonnière une porte oii la cavalerie peust passer. D'Auuioifâ. Hiêt., II, 150. (L.)
tpltalne, on usage « des le temps de nos ayeuls », 349. Littré cite des exemples de la forme actuelle au XIV* siècle.
Caro (Annibal), 19.
earolÀr, danser, mot que les Italiens ont pris au français, 266.
Asses i ot deneié et quarolé. Leê Loh. (G.)
earpo, et ses diminutifs, carpeau^ carpillon, 99.
eaflcmatc, Henri Estienne se plaint qu'on ait emprunté ce mot aux Italiens, 351.
CTastclvetro, 19, 355, 356, 258, $S9, 314, 3î{2, 332.
Cataneo, 356.
cmver,creuser,dans Desportes,95.
A mis le pied dans la fosse Que lui eavoient les destins.
Malbbrbb, I, 2V.
ee, employé comme pronom. (Voir Observations grammaticales , 76.)
eelnturon : « Ce mot (portespee) n esté appliqué au pendant de la ceinture, lequel en quelques lieux
on appelle aussi le ceinturon », 159* Le second sens donné par Gctgrairo s'accorde avec la phrase d'H. Estienne : A shorts or small girdle, or side-piece of a paire of hemgers.
Le mot ceinturon ne se trouve ni dans Nioot, ni dans Monet.
Celaiifl (Cornélius), 215.
Celtes, 173.
Cerealla, 57.
Cerretefll, 49.
cerre, bische, « Du Bellay en lî usé (priant toutesfois ne tro«var mauvais ce mot) », 188.
César grammairien, 7; divise la Gaule en trois parties, 172.
eestuy (voir Observations grammaticales, 75).
ehalolr, emprunté an français par les Italiens, d'après Bembo, 256.
chambre : Les chambres vuides font les sottes dames, Proverbe, 238.
chansemonta que les Italiens ont fait subir aux mots latins, 73 et suiv. ; changements dans les mots quHls ont empruntés au français, 277 et suiv.
ehanser, devient en italien cangiar, 296.
Chansonnette et canzonetta^
chapon : oncques chapon n'aima gelines. Proverbe^ 249.
chaponneau, 174.
charge, charger, deviennent en italien carico, caricar^ 297, en espagnol carga et cargar^ 297.
charlages, emprunté par les Italiens, cariaggi, 356.
Charte cinquième, roi de France, 122.
Charles TIII, 345.
Charles le Quint, 31.
charmepenes, epithèle du sommeil, 163.
charrue: La charrue va devant les bœufs. Proverbe, 234.
chartée, charretée, 180.
Chartres, une des villes qui prétendent parler la meilleure langue après Paris, 170
chasse, métaphores empruntées à la chasse, 117 et suiv. Métaphore tirée du jeu de paume : Marquez bien ceste chasse, « au lieu de dire :
prenez bien garde à ce point duquel je vous adverli », 137. Furetière :
LEXIQUE-INDEX
^ Chaste en terme» de Joueurs de Paume, est une chute de balle à un cerUinendroitdu jeu, qu'on marque, au delà duquel il faut que l'autre joueur pousse la balle popr RaRoer le coup... On dit proverbialement, Marquez cette chasse, pour dire.
Remarquez bien cette action que vous avez faite, je m'en ressentiray en temps et lieu ».
ehaflae, ehwMer, deviennent en italien eaeeia, eacciar, 297.
ehwMeveiit, composé qui plaît a H. Estienne parce qu'il se termme par un monosyllabe, 162.
ehasUe: Bien se chastie qui par austruy se chaslie. Proverbe, 227.
ehalMihatellfl, vieux mot militaire employé par JoinviUe, *0. GoDEPROY : • Sorte de Ralene roulante et flanquée de tours, employée pour l'attaque des places fortes ».
Le mot chat à lui seul désignait une galerie roulante, mais non munie
de tours. . • j
ehaut, 3« pers. sing. près. ind.
du verbe chaloir, avoir de l'importance (pour qqn), causer du souci, 57. Ce verbe, qui était autrefois complet, ne s'emploie plus qu'à celte 3« personne et à la 3« personne du
futur. . ,
che, que, mot emprunte par les Italiens au français. Ses différents
usages, 315. .
ehemlii,eliemlner,deviennent
en italien et en espagnol camtno,
caminar, 'iSTf.
Chenet, 174. .
eher (avoir plus), aimer jmejix, cité comme expression picarde, 340.
ehereher, emprunté par les Italiens, cercar, 291.
ehero, les Italiens conservent a ce mot, chera, son vieux sens, rwagre, qu'il a dans les proverbes Belle chère et cueur arrière, visage ami et cœur hostile. Belle chère vaut bien un mets, 271.
Sa fille a embracee, si la baise en 1« «fiere;
ehet, 3« pers, sing. prés. ind. du verbe choir : Au premier coup ne chet pas l'arbre. Proverbe, 219.
Quand quelqu'on chet du haut en bas d'une brèche. Paré, X, 1. (L.)
ehevAl : Onques bon cheval ne devint rosse. Proverbe, 203.
ehevetaln, capitaine, 348.
La eent dont il estoit chevetain.
* Chron. de S. Den. (G.)
ehleii : A rebelle chien dur lien.
Proverbe, 226. A chair de chien sansse de loup. Proverbe, 243. A petit chien petit lien. Proverbe, 249.
ehler, vieille forme de cher, dans ane citation, 199.
ChUpérie, 8, 120.
ehlquanerle, chicane, 149.
Monsieur, je n'entends rien à la chicanerie.
RBGinEB, Sot. VIII. (!«.}
ehorde (jouer par dessus la), « jouer au plus seur » 137. Fure- TiÈRE : « Corde se dit à la Paume, de celle qui se tend au milieu du jeu, qui sert à marquer les fautes qu'on fait en metUnt dessous : et on dit qu'une balle a passé à fleur de corde, qu'elle a frisé la corde, pour dire que peu s'en est fallu qu'elle n'ait esté dessous. « Il fait bon avoir deux chordes en son arc. Proverbe, 236.
ehordé, cela est chordé, 132.
Cleéron, 208, 224, 231. 237.
ell (Voir Observations grammaticales, 73.)
elppCAU, « qui semble estre tire du latin cinpus. » 144. « Instrument avec lequel on rogne un métal quelconque. »• (G).
Claude, 8.
ClAudleii. 229, 230. ,
elaase, phrase ou proposition 40,
LiTTRÉ : * Dans la première moitié du xvi« siècle, Maigret, dans son traité de grammaire française, appelait clause la proposition comme renfermant une pensée parfaitement
terminée. »
elocher : sonner une cloche on une clochette, 179. Godefroy donne, dans ce sens, clocheter.
eollatloiit comparaison, 237.
Je scay bien qu'il y en a qui venlent prouver par collation des lemps que ce soit une fable conirouvée à plaisir. Amtot, Solon, 56. (L.)
eombattere, mot italien, emprunté au français, 356.
eoml>eiiiione«, « Unde vocan-
LEXIQUE-INDEX
tur oombennones in eadem benna sedentes. » Fbstc^. 176. H. Eatienne rapproche ce mot du mot compagnons.
eombleii que, quoique, 84, etc.
Il rougit de lui-même et combien qu'il ne
[sente Bien que le eiel présent et la terre présente, Pense qu'en se voyant tout le monae l'a vu.
Malherbe, I, 18.
eomnuuDider, emprunté par les Italien:*, 300,
eomiMisnoii bien parlant vaut en chemin chariot branlant. Proverbe^ 230. Compagnon, emprunté par les Italiens et les Espagmols, compagno et eompanero, 294. Compagnons rapproché de combennones,
eomiMilii, sifrnalé comme mot picard, 177. Cet ancien cas sujet est employé par la Pléiade, mais naturellement sans qu'on tienne compte de son ancienne fonction :
lo, j'entends la brigade,
j'oy l'aubade De nos compaings eqjouez. Koxsabd.(G.)
*, si ^alé comme ayant dans Tancienne langue et dans quelques dialectes le sens du latin comparare, acheter, îfôO.
Nus n'a bien s'il ne le compère.
R. de la Rom. (G.)
par extension, payer ^ être puni de :
S'il estoit trouvé qu'ils se eussent plaincts à tort, ils le doibvent comparer au double.
(G.J Mais bien sachez qu'elle compère Sa malice trop durement.il. dsla Rom. (G.)
eompurolr, paraître, se présenter, 23.
composés (mots), en français, 152 et suiT. ; composés allemands abondants et commodes parce que les mots sont courts, 164 ; composés italiens plus rares et de moins bonne grâce que les composés français, 164.
conférer, comparer, 66.
Si nous conférons Eve avec Marie.
BOSSUBT. (L.)
conremier, confirmer, 4.
Ne pouvant revoequer la grâce qui avoit «sté faicte par le feu roy, mon seigneur et frère, que j'ay depuis confermee à ceulx du
pays de Xaintonge et Angoulmois. Lettr.
mÏM. d» Henri IV, III, m. (G.)
La forme moderne est une forme savante.
conrormité du langage françoi s avec le grec. 2, 34.
confort, consolation ; conforter^ consoler, empruntés par les Italiens,
œnlonctlon, union :
Quelle conjonction et compagnie se pourroit trouver plus estroite que de deux?
YvER, 531. (L.)
connoistre, voir, reconnaître,
... Je connus bientôt qu'elle avoit entrepris De l'arrêter au piège oiî son cœur étoit pris.
Racine, I, 538.
COnnesUfcble, emprunté et détourné de son sens par les Italiens,
eonquiflo, emprunté par Pétrarque aux Provençaux, 261.
conseil, dessein, projet (dans une citation de Desportes), 93.
Il a de tout conseil son âme dépourvue.
Malubbbe. I, 8.
conseiller, emprunté par Pétrarque, consigner, 292.
consonAntes, consonnes, 66.
(Test le mot le plus usité au .\vi*'siècle, mais Ramus emploie déjà le mot consonne.
content que : je suis content que, je veux bien que, 306.
Ayez le donc [le consentement], et lors,
[nous expliquant nos vœux.
Nous verrons qui tiendra mieux parole des
[deux.
— Adieu, j'en suis content, (je le veux bien).
MoLiÉBB, Dép. Âm., II, II. (L.)
contester, mot dépravé (corrompu) par les Italiens, contrastar, 332. Il n'y a rien de commun entre ces deux mots. L'ancien français avait contraster, devenu contracter sous rinfluence du mot italien de même origine que lui {contra, stare).
continue (à la), à la longue, dans un sonnet de Baïf, 95.
Ce qui nous paraissait terrible et singulier. S'apprivoise avec notre vue Quand ce vient à la continue.
La Font. Fab. IV, x. (L.)
Continue signifiait au xvi< siècle continuité.
LEXIQUE-INDEX
Tellpfi «tgreurp avec la rontinuo des
fMiues que supportoient tnot le^ cbefR que es soldats. D\<VuBiGXii, Hi»t. I, 302. (L.)
contraire (aa), en sens contraire, \in.
L'emploi de cette expression était bien plus lar^çe qu'aujourd'hui :
Des monstres en nature, qui n'ont point de jambes, ou qui ont les bras tournes au contraire. Ahvot. De la euriaëité, 17. (L.)
eontnuner (se}, se contredire,
Il Faut dire que l'Eseriture se contrarie ou que Dieu reg'arde les mérites de ceux qu'il élit. Calvin, inêtii. 766 {h.)
eontrefalre, formé à l'i mitalion du (rrec, 156, imité par les Italiens, 157.
eontremlne, emprunté par les Italiens, contraminey 356.
eontresearpe : « On n'aura pas grand besoin de faire venir d'Italie searpe et contrescarpe », 351.
«ontrlstor (se], s'attrister, 240.
Il s'adressa à un de ses ramiliers qui faisoit le plus de mine de s'en eondouloir et conlriste avec lui.
Amyot. Dj la tranj. d'âme, 15. (L.)
comrcnlr avec, s'accorder avec,
La vie contemplative et l'active conviennent très bien l'une avec l'autre.
Lanoub, SiO (L.)
converser avec qqn, vivre avec qqn : On est semblable à ceux avec qui on converse. Proverbe, SJt4.
Nous ne conversons plus qu'avec des ours [affreux. La Font., Paysan du Danube.
convoyer, cité comme verbe composé, 153.
coq & l'asne (sauter du), 291.
Le cerveau luv voltiee tellement que, sautant du coq à f'asnc, il s'oublie en moins de quatre mois. Calvin, 31o. (L.)
Corinne, 163.
Cornaro, 4*2.
corpA do garde, emprunté par les Italiens, corpo di guardia, 355.
corratlers, courtiers, 334.
A quoy M. le légat servoit de courratier pour faire valoir la marchandise.
Sat. Men., 17*. (L.)
COStoyer, emprunté par les Italieus, costeggiar, 308.
coulear , apparence , raison apparente, prétexte, 306.
Cela donna occasion à Mago de soaspe-
Sonner quelque trahison, avec ce qu'il ne emandoit que quelque couleur pour s'en aller. Amtot, Titrnl., 30. (L.)
coop : Au premier coup ne chet par l'arbre. Proverbe, 219.
coapelle « Item coupelle, d'où vient qu'on dit argent de coupelle. ■ 112. MoNET : u Coupele, afinoire, vase à afiner or et argeant, coupe large, peu creuse, massive, assise sur son cul solide, et de la même masse, composée d'os de pieds de mouton, ou de corne de cerf, brûlés, calcinés, piilvérisés. et pétris avec eau, servant à afiner or et argeant en petite quantité, comme la çandrée sert on grande quantité.» Puretière :
«... Dans ce vaisseau on fait fondre l'or, ou l'argent qu'on veut esprouyer ou purger, sur un feu ardent de charbon, et on y mesle un peu de plomb, lequel s'imbibe dans ce creuset ou s'évapore ; et il emporte avec luy toute l'impureté du métail.» L'argent de coupelle est donc de l'argent afûné.
coarage : liiléralemeni disposition du cœur, par extens., cœur : 3.
Ce fils, qui devoit être inceste et parricide.
Doit avoir un cœur lâche, un eourare per-
[fide. CoRNBa.LB, VI, 179.
coarage, emprunté par les Italiens, coraggio.
eoorir après son estenf. Voir esteuf.
eoortolsle qui ne vient que d'un costé ne peut longuement durer.
Proverbe, 230.
court vesto : « Et pourquoi ne diroit-on fervestu aussi bien qu'on àW.'COurlvestu1 1» 158.
cran&pe repetlta, 66.
crapaudlne ([dans une citation de Huom de Meri). 270 : Espèce de pierre qu'on croyait se trouver dans la tète des crapauds, et qui est la dent pétrifiée du poisson appelé loup marin. (L.)
cras : « Il me souvient d'avoir veu cras au lieu de ce que nous disons gra^ : lequel cras retient le c qui est en crassus. » 189. Les deux formes ont existé simultanément.
LEXIQUE-INDEX
Le latÎD populaire avait dit de bonne heure f/rcutsum au lieu de craasum.
ercdiA, croyait, emprunté par les Italien» aux Provençaux, d'après Bcmbo, 261.
eremear fait lièvres tumber.
Proverbe^ 239. Cremeur, crainte, était encore employé au xV* siècle.
ereneaax, « d'où vient ce mot crénelé, duquel on usoit le temps passé quand on disoit mur» crénelés. n
ercsper, agi ter (dans un passage attribue à Ronsard), 54.
J'eusse appris à eresper le long bois d'une [pique. R. Bbllbau, Berg. (L.)
Cest un des sens de crispare.
. erespllloiui , petites boucles, petites frisures, 101 (dans Kemi Belieau).
L'adjectif crespe signiûait frisé; crespeîu signiûait frisotté. Le verbe cresper avait aussi le sons de friser (Cf. crépu).
ercfltolem(murs), signalé comme une vieille expression, 358 : entaillé en forme de dents :
Une cité cretelée De marbre, à bretesclie et à tour.
Watriquet. (G.)
ereosct, indiqué comme servant à la fabrication des monnaies, 142.
eri : Le cri pend le larron.
Proverbe, 228.
erler^moldépravé par les Italiens, cridar ou gridar^ 332.
• erlerleS) cris importuns (dans la citation de Vigenère), 62.
Cela émeut nue criorie et tumulte.
Amtot. Cam., 72. (L.)
eroiO) grossier, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.
eroiflor les flaons, les marquer d'une croix, 141.
eroltfcara : « les monnoyeurs eatans aussi appelés croiseurs ou marqueurs, qui sont noms plus particuliers. » 141.
eroler, crouler, emprunté par les Italiens. croZar, 285. Le mot signiûait remuer y secouer, agiter, ou, au sens neutre, remuer, branler.
Croulant sa Innce toute teinte dn swufr qui eouloit nu long. Amyot, Gitba, 32. (L.)
Pour garder les dénis qu'elles s'esbraalent, les affermir croulans, les nettoier
cstans ordes et sales. O. de Sbrres, 901.
et, remplacé dans les mois italiens par tt, 81.
eueur, cœur, emprunté par les Italiens, cuor, 274.
eaider.croire,63 (dans Vigenère).
eulr, vient de corium, 198.
culaMie, 140.
^ eare, soin, souci (dans une citation d'Amadys Jamin), 56.
Le mot, qui ne s'emploie plus dans co sens que dans une phrase négative était d'un emploi bien plus large au xvi" siècle.
Consumer son ame de cures et d'ennuis.
^ SITOT, t'cm. il faut nourrir /«* en fans,
ciiréc, soignée (dans un proverbe), 213.
Plus on attend, plus s'enracine le mal; toutesfois il est encores guérissable, moyennant qu'on le cure par les causes pluslost que par les accidents. Laxoub. (L.)
- rée, employé par métaphore, 125. C'est une corruption de cuirée :
Et puis doit-on laisser aller les chiens sur le cuir h. la cuirée. Jfodua. (L.)
corleux, opposé à nécessaire, 105, 116. — De ridée do soin qui se trouve dans ce mot, on passe facilement à celle de recherche et, par suite de superfluité. On le trouve aiisez souvent au xvi' siècle uni au mot superflu, et l'on sait que les écrivains de cette époque aimaient à associer, pour l'expression d'une seule idée, deux mots de sens à peu pi es semblable :
Un corps bien cumplexiouné n'a que faire, ny de nourriture, ny de vesture curieuse et superflue. Amtot. Ariêt. et Cat., comp. 8.
d pour r dans les mots italiens, 74; — remplacé par II, 75; — d pour t, 76.
dAnger : Il n'est danger que de vilain. Proverbe, 204.
Dante, 16. 259, 260, 281, 287.
D«tl, 59, 82, 291, 328, 336.
David. 212.
débonnaire, origine et ancien sens du mol, 127. Nicot : « Aire est le nid de l'oiseau de proye, selon qu'on en dit par métaphore un
LEXIQUE-INDEX
homme débonnaire oa debonàîre, comme si voas disiez de bon aire, pour un homme doux, sans malice, «'.ourlois, vir boni genii^ ingenui animi^ eandiduê. »
Soies eourtois et débonnaire,
Comme nns home estrait de bonne aire.
J. BaUTAITT. (L.)
Débonnaire n'avait pas encore, même au xvii* siècle, le sens défavorable qu'il a mainlenaut :
L'autre, tout débonnnire, au milieu dn sénat
A TU trancher ses jours par un assassinat.
CoaifEtLLB, Cinna^ 383.
D, bonté, mansué-
tnde, 9.
Tout en la manière qn'il est escript de la grande debonnaireté de l'empereur Octavian qni seigneuria tout le monde.
BouciQ. IV, 9. (L.)
debtes, dettes : Vieilles debtes aident et vieux péchez nuisent.
Proverbe, 218.
décevoir, employé avec tromper y
deehasMcr, chasser (dansVigenère), 64.
dogoastoinent, dégoût, 67.
Après, hantans avec les hommes moins connus, nous rencontrions do la douceur et un degoustement des fureurs passées.
Lanoub. (L.)
dcleeUktlon, agrément, plaisir,
Il abandonna le labourage disant que l'agriculture est de plus grande délectation que de grand profit. Axvot, Caton, 45. (L.)
Le mot n'est plus aujourd'hui qu'une expression Ihéologtque.
délivre {h), 18. Nicot : « Librement, libéré, soluté. »Chez Estienne, plus à délivre signifie plus libres^ plus déliés y plus à Vaise.
Et anciennement estoit à Rome la place consulaire, qu'ils appelloient la plus honorable à ttble, pour estre plus n délivre et plus accessible à ceux qui surviendroienl pour entretenir celuy qui y seroit assis.
MoTTAlGXg, H, i. (G.)
demander, dépravé par les Italiens, addomandar, 332.
démener, emprunté par les Italiens, dimenar, 305.
DemoMthene, 2*27.
les Italiens, dimorar^
deaerid, 142. « Poids contre lequel l'ouvrieradjoustesesquarreaux après qu'il les a taillés. » Monet :
« Plaque de monnoie, servant aux ouvriers monnoieurs de modèle et patron ^our ajuster leur ouvrage en largeur, espesseur, rondeur» et poids. M
denier, 141. Le mot avait le sens général de pièce de monnaie, MoNET : « Denier, chaque pièce de toute sorte de monnoie travaillée es monnoies ouvrans. Le denier escu était une monnaie d'or ou d'argent portant sur une des faces l'écu de France; le denier feston était une monnaie d'argent portant l'effigie, la teste du roi.
deiNurtIr : Fol devise et Dieu départ. Proverbe^ 205.
dépraver uu mot, en corrompre la forme, 18.
depuis (do), pour depuis^ dans une citation, 94.
Je craignois tous ces traits que j'ai sus du depuis. Regnikb. Eleg. 3 (L.)
désavantage, désavantageas, empruntés par Girolamo Cataneo : disavantaggio^ disavantaggioso, 357.
deseiiars^r. en italien scaricart
deseenpier (se), s'élancer sur qqn, 64; cest une métaphore empruntée à la vénerie : découpler^ détacher les chiens couplés (attachés deux à deux) pour les lancer à la poursuite du gibier-.
Li braeonier les chiens descopient.
il. de Rtnart, 1321. (L.)
deserié. >< On dit, cela est descrié comme la vieille monnoie, de ce qu'on pourroit dire autrement : cela n'est plus en estime, etc. » 146. Descrier la monnoie c'était en interdire le cours, en ordonner la refonte, ou en abaisser la valeur.
deserien&ont, décri, 146.
Je fis descrier les pièces de six blancs...
En ces descriemens les monnoyenrs doivent donner de l'argent au roy.
Gasp. db Tavanxeb, Mém., 157. (G.)
Le mot avait un sens plus général :
LEXIQUE-INDEX
Ce east esté un descriement et rabaissement de mon honneur.
Palissy, Art de Terre. (G.)
dosdaisnenx, emprunté parles Italiens. disdegnosOy SiiSO.
deseiieoiiibrer, en italien disgombrar on sgombrar, 287.
desiMiyser, v. n., sortir de son pays, 70.
diMipendre, dépenser : II faut despendre qui veut gangner. ProverbCy 235.
II ne despendoit pas un soûl à chaque repas. Malukrbe. Il, 331.
despU : Il n'est si grand despit que de povre orgueilleux. Proverbe^
Comme Henri Es tienne donne comme équivalent de ce proverbe oel&VLiTQ'.Iln'est orgueil que depovre enrichi, il faut peut-être donner au mot despit son vieux sens, dédain :
Si ne tenez pas en despit Les gens por lor petit d'avoir.
Lai du Coneeil. (L.)
despite, méchante, de mauvaise humeur (dans une citation), 239.
Ils sont allez feindre ceste sotte image [de la philosophie] triste, querelleuse, despite, mineuse... Montaigxe, I, 176. (L.)
Deuportes, 91, 94, 355.
diMuracIncr (se déraciner un gentiment), 2.
diMiroeher, renverser, cité comme un vieux mot, 185. Le mot se trouve encore dans Monet : « Desrocher, dérocher, jeter, faire sauter d*uno' roche en bas... Desrocher un cerf. » FuRETiÈRE : « Dérocher ou Deroquer. Terme de fauconnerie, qui se dit de Taigle ou des grands oiseaux qui, poursuivant les bestes à quatre pieds, les contraignent à se précipiter delà pointe des rochers pour éviter de tomber dans leurs serres. De là vient qu'on a dit autrefois Deroquer un homme, pour dire, le faire tomber, el deroquer une maison, pour dire, l'abattre. »
d<Mititné, dépourvu, 85, 87.
Son collège, qui savait que la témérité, outre qu'elle est destituée de raison, avait toujours été jusque là très malheureuse.
ROLLIN, Trait, des Et., 3e part., 1. (L.)
deslourbier : « Au proverbe
françois, pour encofnbrier aucune disent destourbier. » 219. Obstacle, empêchement.
Or pensez-vous pouvoir estro sans empeschement et sans destourbier?
MONTAIGNB, III, 9. (G.)
Le mot est encore dans Monet.
Furetière le donne, mais comme vieux mot.
d<Mitrlcr, emprunté par lès Italiens, 262.
dCYAiit, de préférence à :
Quant à ceux qui prennent un g au commencement, lequel ils mettent devant nostre t.
L'expression signiGe : de préférence à notre j (t consonne), 298.
devers, vers : devers le soleil, 55.
Tourne un peu ton visage devers moi.
MOLIÉBB, G. Dandin, II, I. (L.)
deviser : Fol devise et Dieu départ. Proverbe, 205. Deviser, même mot que diviser, a signiûé distribuer, arranger, former un plan, un projet.
dexiérilé, vaut mieux que force. Proverbe, 228. Dextérité a ici le sens d'adresse, au ûguré.
Il fut venu lui-même avec moi vous chercher Si ma dextérité n'eût su l'en empêcher.
CORMEn.LB, III, 397.
dextre, main droite, 55, dans un vers attribué à Ronsard).
Vous, dignes commandants, vous dextres [aguerries. CoBNBn.LB, X, 211.
diable, Du diable vint, au diable retourna. Proverbe, 221 ; diables, appelés autrefois mauffaits, 197.
dialeetes, sont une des richesses du français, 167; — les dialectes italiens ne peuvent se mêler au langage toscan, 168; — les dialectes donnent beaucoup de mots aux proverbes, 249 ; — beaucoup de mots italiens sont empruntés à nos dialectes. 311.
lilen, proverbes relatifs à Dieu, 210,
différent , sens ;du mot dans la fabrication des monnaies, 143.
Monet ; « Différant, chifre, marque, propre de chaque tailleur de monnoie et orfèvre, dont il distingue son ouvrage de celuy des
LEXIQUE-INDEX
autres oavriern... Les tailleurs mar-
3ueroQtIeur Différant en la lecrende e la monnoie, dans le cercle de Tecriteau. •
dllettannA, « délectation », emprunté par les Italiens aux Provençaux, ^8.
dlllsence passe science, 207 et
dimlBotifs ; le français en est mieux pourvu que Titalien, 96.
dlapuUkble, dont on peut disputer, 215.
Tout ce qui n'est point de la foi ni des principes est disputable. CoaNBU.i.K. II, 117.
dlMiyllallos, dont les Italiens font des monosyllabes, 82.
doctrine, enseignement, savoir.
(Proverbe), 226.
Vous êtes au comble de la doctrine et de la vertu. Malherbe. IV, 88.
doigt : On ne doit mettre le doigt entre lécorce et le bois. /Voverbe, 244.
domdaliKMi, vieux mot mili- Uire, 249. Fauchet, Orig., II, 120, 30, éd. de 1611 (G.) : « Il y avoit un autre instrument appelle dondaine lequel gettoit de grosses bouUes de pierres rondes, qui estoit la catapulta des anciens, et a donné le nom aux femmes grosses et courtes, qu*on appelle dondon, et de bedaines aux grands vautres de bonne chère, comme si on vouloit dire qu'ils estoient ou ressembloient aux doubles dondaines. » Les dondaines lançaient aussi des traits :
Et veez ci venir le trait d'une dondaine KfXLQ ceux de l'ost laissèrent aller.
Froissard, II, II, 23V. (L.^
dommaisc, emprunté par les Italiens, dannaggio, 378.
domtiiro (dans un proverbe), ^22, dressage. C'est probablement à ce sens qu'il faut s'arrêter, même si on lit denture, car au moyen Age le mol dompture a entre autres formes danteure et denteure, et dans le proverbe cité par Estienne on trouve toutes les foi mes du mol, selon qu'il est cité par tel ou tel écrivain.
donneare, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 255.
donner, proverbes * toaohaat ce qu'on donne, » 231-232.
dorer (fin à) , explication de cette locution, 145.
Oorlens, 69.
dormir : à seur dort qui n'ha que perdre. Proverbe ^ 236.
dO0 (donner à), expression empruntée par les Italiens, 336.
dottanjui, dottare, empruntés par les Italiens aux Provençaux,
doueelet , diminutif employé par R. Belleau, 100. Le mot se trouve déjà dans Guillaume de Machault :
Que demande on ces^Cninelettès, Elles sont si très doulcelleltcs... (G.)
Il est fréquent chez les poètes du XVI* siècle.
doucette, 103.
Nymphette que j'idolâtre.
Ma doucette, ma sucrée.
Ronsard. (G.)
douter, craindre (dans un proverbe), 223.
Je ne m'en fierois pas à ma propre iiiere, doublant que par mesgarde elle ne meist la febve noin) en caidant mettre la blanche.
AiiTOT, Aie., 40.
— Douter sU se demander si, ne pas savoir si, 181.
(Vos esclaves) Doutent si le vixir vous [sert ou vous trahit. Racinb. II, ô55.
douviMi, 350. H. Eslienne demande reintegrande pour la douve d'un fossé ou les douves. Le mot se trouve dans Nicot.
drudo. amant, emprunté par les Italiens aux Provençaux. 360,
duire, convenir, être propre, 29 :
L'exemple de Cyrus ne duira pas mal en ce lieu. Montaignb. IV, 10. (L.)
dupllque,réponse à une réplique (terme de procédure), 32. Le mot était souvent employé par métaphore, comme l'emploie Estienne :
On n'a omis que ce que ce premier écrit omet, qui est un fatras de répliques et de dupliques de part et d'autre.
Saimt-Simon, 398, 116. (L.)
e masculin ou féminin, 40 et 69; e pour a dans les mots italiens.
LEXIQUE-IXDEX.
75 ; e remplacé par }, u dans les mots italiens, 76.
eflleaee. »uhst. Voir OUervations grammaticale*^ 44.
csraplilsMer, 311.
-cler, ^iuftixe diminutif des verbes, lOS.
elixer, 141. FuREnÊnE : > EsUizer. Terme de Monnoye, qui se dit de la septième façon qu'on donne aux mon noyés, quand on les fabrique au marteau. C'est presque la même chose que fiattir^ sinon qo'on ne pénètre pas tant la pièce, ne faisant que la redresser du rbaussage ; ce qui se fait sur Venclume avec le flattoir. L'ordonnance veut qu'on repeie celle façon deux fois. »
eailMurqaer (»';, métaphore empruntée à la marine, 134.
cmbatlr (»'), s'cngaeer, vieux mot emprunté par les Italiens, 269,
embrasser, emprunté par les Italiens, imbraciar et abbraciar,
emerl, le poli, l'éclat, 54 (dans un pasbagre attribué à Ronsard).
Ronsaid a écrit ailleurs :
Les morions, les piques des soldnrs, El les bnrnois foarbis de toutes pars, El 1 emery des lames «cerées...
Une lumière envoyeut dans les cieux. (L.)
emologuer, homologuer, 4.
« Menace recommande de ne pas dire émolopuer, qui éUit en effet la forme du xvi« siècle, née du penchant de la lanR-ue à éviter les mêmes voyelles dans les syllabes consécutives. » (L. )
Les deux rois touchèrent à la m«in, nro-
meltflns, de pnrole seulement, une trefve
OUI, pource qu'elle ne fut publiée qu'à la fin
d avril, n> emologuée de deux mais après.
D AuBioxh', Hist., III, 168, (L)
emoalu (à fer). Voir fer.
^mparlé (bien) habile à parler;
...ll/'î* **">«"'• fo^t. débonnaire, bien emparlé tant en particulier qu'en publie
Pasqoikr, Lettrée, IV, 20. (G )
emphase, 125 , ise , Monet :
« Amphas^e, façon de parler flgurée signifiant ou plus ou tout autre que ne portent les paroles;— amphase, ener»çie, efficace, nervosité de dire de discourir, paroissant es paroles!
«t an l'action, et au son. » I
V. a., dans une cita-
lion, 125. NicoT : « Empiéter, id esU empoigner de la fn-iffé du pied d un oiseaa. Mot de fauconnerie ».
Il awaic à »oa phi-lr ceox qu'il a empietOL Lasoce. I7i. .L.)
Ce qui a po amener le chanf^ement de construction, c'est une confusion avec l'idée de mettre le pied sur. "^
— autant que, signifier auUnt que, 2^4. ^ ' ^
eaaaiavrer, cité comme vienx mol emprunté par les lUliens, employé autrefois en français comme verbe actif, 270. Nicot donne s'énamourer^ et Monet indique en outre énamourer dans le sens de rendre amoureux.
encombrer, cité comme un vieux mot emprunté par les Italiens, ingombrar, 287 ; détourné par eux de son sens, 330.
eneombrier, obstacle, empêchement, cité comme peu usité, 987; employé dans un proverbe,
endementlers, vieux mot que Du Bellay s'excuse d'employer, 188; employé « es rommans »,312.
^endroit de (à 1'), à l'égard de,
Et le peuDie inégal à l'endroit des tyrans, a II les déteste morts, les adore vivants.
CoBrraiLLu, III,' 395.
— en son endroit^ en son genre, 4 -rnî^î*"^"' diminutif à'enfant, ^V2. Le mot était ancien dans la langue :
De bêles dnmes i oissies le c riz Et de puceles et d'enfansons peti».
Le» Loh. (G.)
On a dit aussi, et très anciennement, enfançonnet.
enflcsehcr, cité comme vieux mot, 188.
ensin, habileté, adresse, « selon lusaee ancien », 228. Autrefois, aussi, esprtt, intelligence, ingenium:
Tout son engin, quant à la conjmoissance de D,eu, est pure obscurité. Calvw, ig?!
enhasé, sipnalé comme mot du dialecte parisien, 180; Nicot :
« C est embesoigné, celui qui est
LEXIQUE-INDEX
plein d'aflfaipes et chargé de grand
hnherl.er, cité comme vieux mot, 188.
tftnnuver, attrister. a40.
S;:;;i:^rq"'> * Pén^^^^^ dans le»
Une dolors enossee
enrager : Un fol fait quelquesfoi* enrager un sage, l'rorerôe, 252. ,
enaeisne, emprunte par les
Italiens, 3. ,
enseigner, emprunte par les
Italiens, inseqnar, 28».
ensuivre, suivre, imiter, 66\.
NicoT : « Ensiiyvre et contrefaire l'antiquité, prosequi atque imitari antiquitatem. » . ,
entacher, entreprendre, cite
comme vieux mot, 188. ^ , „
entendeur : A bon entendeur
il ne faut qu un mot. Proverbe,
entreloscr (•'), se loger, se donner l'hospitalité réciproquement,
'^ entreparler (•'), parler entre
soi, converser, 242 :
Tons ces convives s'entre-parloient h.
l'oreille. Yver, 620. (L.)
entrerencontrer (•'), se rencontrer :
11 anorit les plus communs termes dool on n?e en leurn«nga|e pour P*;er quand on s'enlrerencontre. Amtot, >«rt., £. (L..J
entrexposer (s'), s'exposer réciproquement, se communiquer,
êntrœll, espace qui se trouve entre les yeux, ou entre les sourcils, 194. Palsgrave, Esclmrc., jî73 : « Entrœil, space bytweno the eyes. » - Gloss. de Salins :
« Intercilium , entresourcil , en-
treeuil. » (G.)
envelopper, emprunté par les
lUliens, inviluppar, 291.
envermer, se remplir de vers, cité comme vieux mot, 188.
eplstoia, Castelvetro et autres en font pistolUf 333.
equlpase (en meilleur), mieux muni, mieux préparé, 14.
eqîilpolent, équivalent, 236.
Commutation ?q"iP«"«°*« ,»„,^^;^' *^ avoit esté ordonnée par ^^^^^^^^-^^ (l.)
éuulvoques, se présentent souvent en ilal.en, 78, 81 et s^iv.
erres, 126, 130, terme de vénerie, les traces d un cerf, d un chevreuil, etc.; s'emploie par metaphore :
Conduire le duc de Montpensier sur les airiîrdes vaincus. D'AuBioxii, !!»•«.. I, 162. (L.)
esboueler , éventrer , faire sortir les boyaux; cité comme vieux mot, 187.
Les femmes furent ouvertes «t esbonlees toutes vives. Trad. de Boccace, éd. de 151o.
cflearmouehe, élymologie da mot, 197; emprunté par les ita-
lieus, 355. ^ ^^
eaehnrnir , se moquer de , enî^unîé par les Italiens et les FÏp^agnol.,^ schemire escarnecer^ f>p et 287. Le mot elait hors fuVge:uûmps d'Henri E,^^^^^^^^ eschars, avare, 106 et 210 .
La récompensée de leurs °>«rites mal reroenux par les princes trop eschnrs 4 1 enœ deTcons?rvateurs de eur éternité.
Faochbt, Àntiq. pa"'-, vol. II, 1, L K^-)
eschets, échecs ; métaphores qu'on en peut tirer, 137.
Eaehine. 4.
eschope, 142. Monet ;. « Eschople, eïhople, poinçon d'orfèvre, outil servant à taiÛer, reparer,
repercer, graver, fs^^^oPjf * " A°' ciennement eschalpre, de ^c^^pra pour scalprum. La forme moderne ?9t venue par confusi.m avec eschoppe. petite boutique, de 1 allemand Schoppen.
oschopolure, ce qu'on levé aveo
''^ï;ririurs.probablementw.
vemîX contrôleurs, 147. Le verbe esclairer avait à cette epoque et a conservé très longtemps, le sens de surveiller, épier :
Us avoient craint que Caton ne f^st elen prêteur, de peur qu^l ne les eacl.iraal d»
LEXIQUE-IXDEX.
trop près, on qull n'empeschart lean seings. Amyot. Cat. d'Ut., 53. (L.;
Oa m'épia, on m'éclaim d« ri prr*, qv'on s'aparrut que j'avais avee Célie des entre-
tiens nocturnes.
Le Sagb, Gutm. d' Al far., YIIL L.
eseriture, orthographe, forme (d'un mot), 189; leçon (dans aa texte), 219 ; texte, 283.
(sainte), Si*2, 233.
I, sentinelles, 353 :
Ceux-là sur le soir, s'avançans en vedette jnsqnas où se posoient les escontes des ennemis, s'aboucoêrenl arec eu.
D'AUB., Ilial., m, 3U. (L.)
(denier), voir denier, t, 222.
esmerllloii, esmerillonné, employés par métaphore, 132 :
Vous nous feriez grand plaisir de nous donner cette petite émerillonnée, cette petite infante qui est à la portière auprès de sa mère. Ma« os Sktigué, V, 208.
esmorveillable , surprenant, 129 :
Au demourant, si la desfortnne de Dio- BTsins semble estrange, la prospérité de Timoieon ne fut pas moins esmerveillable.
Amtot.
enmenreiller (■'), s'étonner.
Et ne se faut pas trop esmenreiller de l'incertitude de sa mort.
Amtot, Rom., 43. (L.)
espagnole (langue), inférieore à celle des Italiens,' 14, 23 et 29; a emprunté beaucoup de mois au français, 253 et suiv.
esprâle, en italien tpalla^ 275.
empedmi (par), particulièrement, surtout (dans une citation), 121 NicoT : « Par especial, Peculiariter, Speciatim, Specialiter. »
€Mi|»eroiuier, cMiperons, empruntés par les Italiens, gpronar, gperoni ou sproni^ 292.
esprevier , epenrler , 203 (dans un proverbe). H. Estienne dit espervier, 129.
(Herberay des), 201.
', élever, 212 (dans un proverbe). H. Eatienne note que la forme est ancienne. Aujourd'hui exhausser. Mais exhausser et exaucer ont la même orifrine, exaltare, et ne font qu'un même mot.
CflMSyer. emprunté par les Italiens, €usagiar, 308.
eflMTt, employé par métaphore,
eataBdbtft, emprunté par les Italiens. 356.
rmimt 4te (faire), attacher de l'importance à, 115 :
Les cbrétîeas font-ils pins d'état des bienst de terre, on font-ils moins d'état de la TÏe des hommes que n'en font les idoUtres et les infidèles. Pascal, Prov. XIV. (L.)
: le français est la langue qui convient le mieux pour les affaires d'Etat, 149.
efltevf (courir après son), 137.
FuRETiÈRE : « Balle du jeu de longue paume, fort petite, fort dure, et couverte ordinairement de cuir... On dit qu'il ne faut pas courir après son etteuff pour dire relascher ou quitter les seuretez on nantissements qu'on a entre les mains, pour n'avoir après cela qu'une action incertaine pour les ravoir, pour se faire payer. » La locution avait pris aussi le sens de s'efforcer de ressaisir ce quon a laissé échapper, Esteuf vient probablement du german stoMp^ coupe, le même mot, en islandais, signifiant à la fois coupe et mcuse ronde. (H.
iMitoeh, origine du mot, 195.
esloafer, emprunté par les Italiens, tuffar, 308.
estourdir, emprunté par les Italiens, istordir et stordir, 301.
estranser, emprunté par quelques Italiens, straniero; ordinairement forestiero, 281.
-et, -elle, suffixes diminutifs,
Barlplde, 3, 4, 230.
evanseltotes, 233.
eve, eau, cité comme yieux mot,
événement, résultat, issue, 63 (dans Vigenère) :
La bataille sans doute alloit être enielie, Et son événement vidoit notre querelle.
Racixb, I, 438.
evier, dérivé de eve, 181.
exalter, élever. 3.
II est besoin de monstrer ici brievemeut' comment et par quels moyens il [le pape]
LEXIQUE-INDEX
s'est exalté derjà dès longtemps, pour entreprendre quelque jurisdiction sur les autres
Calvin. In$tit. 899. (L.)
excoglter, imaginer, 187.
La plus exécrable trahison que les plus meschantes âmes peussent excoriter.
Lett. mitu. de Henri il^, lll, 5. (G.^
exereltef armée, 63 (dans Vigenère).
Toute la Gaule i un coup se soubleva et meit sus de puissans exerciies.
ÀMTor, Cé»ar. (G.)
ezvfoscr, expliquer, 169.
L'art d'exposer les si^iflances des songe».
Amtot, Âritt.f 66. (L.)
exposition, explication, 344.
fabloyer, cité comme vieux mot, 188.
Allerie, sachant que c'estoit en son ranc «le Tabloyer, commença ainsi une plaisante fable. LÀbivey, Facet. Nuict» de Straparole, IV, 3. (G.)
fMlIlr, faire une faute, se tromper, 111.
Je dénie qu'ils faillent contre les règles.
CoR!fEILLB, IV, 281,
— faillir à (faudroyent à) 339 :
manqueraient de, ne* réussiraient pas à :
Ils faillirent à s'entrereneontrer (ils n'y réussirent pas). AaiYOT. Pyrrhu: XIV. (L.)
— faillir, emprunté par les Italiens, fallir, 303.
faim : La faim chasse le loup hors du bois. Proverbe, 223.
r«ln€»nt, 158.
foire, employé comme suppléant d*un autre verbe, 22S.
J'aime autant son esprit que tu fais son [visage. Corneille, II, 19
— faire pour ou contre, prouver pour ou contre, être un argument pour ou contre, 305, 45.
La parole donnée, il faut que l'on la tienne
— Cela fait contre vous : il m'a donné la
[sienne. Corneille, I, 214.
folx : Chacun portera son faix, Proverbe, 212.
rollensa, tromperie, emprunté par les Italiens aux Provençaux,
roueoimerie ; métaphores qui en sont tirées, 117 et suiv.
teofloebroye, vieille expression militaire, 350. On appelait ainsi une muraille extérieure formant la seconde enceinte d'une place forte.
foute, en italien falh, 306.
foy ce que tu dois, advienne que pourra. Proverbe^ 211.
tetso ou feie, foie : forme dialectale française, d'où les Italiens ont tiré fegato, 274.
fer eomoulu [h), 23. Esmoulu est Tancien participe de eamoudre, aiguiser, affller. Combattre à fer émoulu s'employait au xvi* siècle au propre et au figuré :
Socrates... conservant pour son exercice la malignité de sa femme, qui est nn essay à fer esmoulu. Montaigne, IT, 116. (L.) *
ferrée (clarté), clnrlé du fer, 54 (dans une citation). FeiTé conserve ailleurs son sens de ferreus :
... Je lui feray cognuistre A coups ferrez combien poise ma destre.
Ronsard. (Mellerio.)
ferveotu, cité comme ancien mot. 158.
reotus, 176.
feu (proverbes relatifs au), 220 et 233.
flel, 274.
flèTre ^uorfe (proverbe relatif à la), 213.
fll : donner le fil aux paroles, métaphore, 3. Le fil d'une lame, c'est le tranchant, par comparaison avec la ténuité et la délicatesse d'un fil. Donner le fil k une lame, c'est la rendre tranchante.
fllon«lrefl, 122. Nicot : « Filandres, en faulconnerie, sont certains petits filets aigus et perceans comme aiguilles, lesquels s'engendrent dans le corps du faulcon pour estre repeu €t gouverné de grosses, grasses et mauvaises chairs et puantes, ou bien pour s'estre rompu aucunes petites veines dans le corps en battant trop furieusement sa proye, s'espandant le sang par le corps et es estraines pour cette rompture, puis se caillant et seichant et tournant en pourriture, dont le faulcon vient à mourir s'il n'est secouru. »
LEXIQUE-INDEX
flllaatre, beaa fils, 282. Estlenne Pasquier {Becherches, VIII, 50) parle du mot en regrettant qu'il no soit plus usité.
fln fliiAle (en), 318. Ce pléonasme était très usité au xv« siècle et au XVI* :
Et repeureat, pour fia finalle De ce qui estoit appresté.
Villon, ttepue de Montfaucon. (L.)
flB i^ dorer, explication de cette locution, 146.
flBAleiiieiit, emprunté par les Italiens, 319.
tknalem retranchées par les Italiens, 82 et suiv.
nmne, emprunté par les Italiens, fianco, 273.
flanquer, dérivé de fianc^ 273.
nandri, « les Flamens » disent ia pour oui, 171.
flaOB, flan, 141- MoMET : Flan, quarreau, pièce de métal, taillée an rouelle, à faire une espèce de monnoie,.. Le Flan est proprement le quarreau d'une espèce de monnoie, qui a receu par le marteau sa presque lOKitime largeur, espesseur, et rondeur, neantmoins, on le prand ancore pour le simple quarreau, qui n'a receu ct'te façon, ni les précédantes. » Flan vient de l'anc. h.
allem. fiado, objet plat, et est aint^i nommé par analufrie avec la pâtisserie du même nom (H. D. T.)
flaUir, 141. Monet : u Batre une espèce de monnoie sur le tas, sur Tanclume, et, la bâtant à cous de Flatoir, de marteau, lui faire prendre le volume, la largeur, et i'espesseur, qu'elle doit avoir puis après. » Furetière : « C'est la cinquième façon qu'on dunne aux monnoyes au marteau, après la-
auelleles carreaux prennent le nom e flans. »
fleurir, emprunté par les Italiens, fiorir^ 302.
Florenee, principal siège du bon langagi) toscan, 70 : rudesse de la prononciation des Florentins, ibid.
foie (proverbe relatif an), 214.
fol; proverbes reintits aux fous, 205 et suiv., 229, 2'^l ; étymologie du mot, 283; emprunté par les Italiens ainsi que folie, 343.
fondelfe, 350, dérivé de fonde (fronde), a eu divers sens : fronde, ou même, en général, courroie; -instrument propre à lancer d'énormes pierres; — sorte de canon à deux bouches jumelles, — quelqu'foisle projectile Ini-même. (G.)
fondre les métaux ensemble,
fonds, sol, 63.
fora, serait, plus employé par Pétrarque que saria, 261.
foras, en français for, sert à former des verbes composés, 153.
forbeu. oriprine du mot, 154.
forbourg, origine du mot, 154.
ffsrelorre, exclure ; « fort usité en la prattique » : exclure de faire quelque production en justice après certains délais, 153.
foreonselUer, mal conseiller,
foreonte, compte inexact, mauvais compte, 153.
forconler, ou se forconter, mal compter, se tromper, 153.
forfalet, et des dérivés, forfaicteur, forfaicture, 154.
forfiaire. moins usité que forfaict, forfaicteur, forfaicture^ 154.
forgenonvelle, 161.
foijuger, mal juger, 153; le mot a signifié dans l'ancienne langue bannir, priver, dépouiller, enlever judiciairement qqch., condamner, débouter, condamner à tort. (G.)
forlisner, dégénérer, 153. Le mot est employé par H. Estienne, 2.
S'il faisoit autrement, il forligneroit de l'ancienne vertu de ses anceslres.
Larivey, Le Laq., LU, m. (G.)
formaliser (se), prendre intérêt, 115.
Ce qui feit que les Chalcidiens se formalisèrent fort affectueusement i)our luy, et meirent leur ville entre ses mains.
ÂMYOT, Flam., 31. (L.)
formarlase, terme de droit féodal, 154.
forparler, 155, mot proposé par Eâtienne.
forpayser, errer hors de son pays; usage de ce mot en vénerie, 154 ; composition du mot, 166. Le mot n signifié, comme verbe actif, bannir, comme neutre ou réfléchi, s'expatrier, quitter son pays. (G.)
LEXIQUE-INDEX
é (écrit à tort aujourû'hui
forcené, par une fausse analogie),
rorsciuialo, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 360.
fort, forterc— e, fortlIlMitlon, mots empruntés par les Italiens, 355-56.
fonroyer, se fourvoyer, 153. Le verbe était employé tantôt comme verbe neutre, tantôt comme verbe pronominal :
Noft conseils foarvoyent parce qn^ils n'ont pas d'adresse et de but. MoMTAiaxK, II, 9.
Il s'em{iloyait aussi, comme aujourd'hui, comme verbe actif, pour si^niûer égarer.
fOMiC, fotMC, prononciation de ces mots, 40.
— fossé en talus et fossé à fond de cuve, 350. Le fossé à fond de cuve est un fossé sans talus :
Les fossés sont creasés en talussant, non a foDH de cuve et droite pente. O. db Sekres, 74Ô. fL.)
Si le lieu de la cisteme est terre ferme, la fosse est creusée à plomb, à fons de cuve ; si meuvante ou sablon, en pente ou talus.