ID., 781. (L
roiiAlllC, 135; le mot équivaut, en parlant du sanglier, au mot curée en parlant du cerf. Nicot : « En vénerie, c'est le droit qu'on fait aux chiens d'un sanf^lier quand il est prioB, ainsi dit parce qu'elle se fait sur le feu. » Le mot fouel ou fouaiU était d'abord masculin.
fourmaise, fromage. Proverbe relatif au fromage, 214.
foyer, s'appelle a Paris atre^
flranc, mot gaulois, 196.
Uranchemeiit, se joint à librement, 166, 196.
rranchlèrea (Jean de), 133.
fkmiiçois (langage), mêlé de mots italiens, 31 ; — doit éviter les mots étrangers, 26: — se rapproche beaucoup du grec, 34; sa gravité, 38 ; — sa grâce, 66 ; — variété de ses désinences, 67 ; — douceur de sa prononciation, 66 ; — sa richesse, 104; les commodités qu'il tire du latin, 153, etc.
rraneols I<^ 8, 118.
frcsnlii, de frêne, 186.
Entre ses puigni tient sa hanste fraisnine.
Roi., 730 (G.)
fretlllard, 100 (dans Rémi Belleau.)
Soit que d'une fa^on fraillarde, Avec sa patte fretillsrde, II se frotte le musequiu.
Du Bkluiy. (L.)
ffMes, ou pieds, traces d'un cerf, 136. Gaston Phébus dit foyes. C'est aussi le mut que donne Nicot.
rrolMATt, 131.
nireter, métaphore tirée de la chnsse, i32.
tayaut le loup, il a rencontré la louve. Proverbe, 183.
S pour j dans les mots italiens empruntés au français, 279 et 396; g au lieu de c dans les mots italiens, 298.
giabioiifl, emprunté aux Italiens, gabbionij 354.
gmhm, plaisanteries (et ses dérivés, gaber, gaberie, gabeor), 367; gabs et qaber, en italien gabbo et gabbar^ 267 et 287 ; gaber, gabeur, gaberie, encore usités en quelques lieux, 267. Gaber se trouvait encore dans la 1'* édition du Dictionnaire de l'Académie.
Cïaeea de la Tls»® ou de la Bigne, 132.
SaKglo, gage, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 259, 279.
g;alllanl, vif, 34. C'est l'ancien sens du mot, mais Nicot n'attribue plus à gaillard que le sens de joyeux, gai, esbaudi, qui tressaut de joye, hilaris. Estienne se plaint de l'abus que les Italiens font de ce mot en le détournant de son sens, 328.
gaine, imité par les Italiens,
g;alo, gai, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258 et 260.
Sansner, gaprner, déjaravé par les Italiens, guadagnar, 332.
gansneiir : Mieux vaut boa gardeur que ne fait bon gangneur.
Prov., 328.
garçon, emprunté par les Italiens, 373.
garçonnière, vaut mieux que l'italien garzonissima, 333.
LEXIQUE-INDEX
Plaint à Dieu que l'emiiereur s'essar de passer le Rosae quant je suis icy ! j <
garde La mauvaise garde paisl le loup. Proverbe^ 528.
gmrAO'^rm», armure garantissant les brus, 352.
Et fut atteint le seigneur de Charny sur le rrand gardebras. Ouvier db la Marche, Jf/m., I, 9. (G.)
garde poitrine, équivalent de parapet^ 352.
r, empêcher, 13.
ast
. ^ ^ . .'en-
treprendrois bien, sus ma vie, toute femme que je suis, de le garder de passer.
MaRO., Lett., 127. (L.)
garder, emprunté par les Italiens, 291, 3<)5.
gardeur. Voir gangneur.
gargathe, mot picard signifiant gorge t 175.
Od granz culteals e od enignees Lur unt les gargates trencliiees.
Wacb, Rou. (G.)
garlte, 358. Nicot : « Proprement est un lieu de refuge et saoveté en un desa^itre et déroute. De là vient que Garite se prend pour fuyte, parce que la fuyte est un refuge, rempart et sauveté au desconût. Selon ce on dit : Prendre la garite, et fuyr à vau de route.
Garile ^e prend en cette énergie de signification pour le donjon d'une forteresse, où la garnison forcée fait sa finale retraite. Se prend aussi pour une roule destournée qui meine à l'escart. » Le mot a désigné aussi des tourelles de pierre ou de bois sur les murs d'une ville ou d'un chAteau.
garltoa (murs), garnis de guérites, 358.
gam, et son féminin garse, mots gaulois, 273. Furetière, au mot garce : « Ce mot n'est devenu odieux que depuis quelque temps, et en plusieurs provmces, on le dit encore pour signifier une petite fille ou servante de chambre. »
Cfraaeoiis, disent o ou o6e, pour oui, 171.
gastadoors, pionniers, emprunté par les Italiens, 357.
gastcr. emprunté par les Italiens, qui en abusent comme nous,
Ummt/on Phebas, 121, 124.
gaulois (langage], ce qu'il en reste en français, 19d.
gellne, poule, 222. Proverbes relatifs a.ix gelines. 222 et 213.
gemlr, conserve la même forme en ospasrnol, et non en italien, 303.
générosité, noblesse, courage,
Et prenant d'un Romain la générosité, Sache qu'il n'en est point que le ciel n'ait
[fait naître
Pour commander aux rois et pour vivre sans
[maître. Corxeillk, 111, 428.
gentil, noble (au figuré) dans une citation d'Amadis Jamyn, 56.
C'est le sens conforme à l'origine du root et celui qu'il avait autrefois.
— gentil (féminin gentile), gracieux, 34 ; gentilesse, ^ràce, 34.
gentllhoinnie à simple tonsure V. tonsure.)
gibbler, 131. Nicot : « ... Du Fouillons parlant du sanglier : Mais est le vray gibbier des mastins et leurs semblables. De là vient qu'on dit par Métaphore, cecy n'est pas de vostre gibbier, c'est-à-dire chose à laquelle vous puissiez ou debviez mettre le nez, ni vous en entremettre, que nons disons en mesme sens, ce sont lettres closes pour vous, w
glogglare, mot emprunté par les Italien» aux Provençaux, 260.
gonella, mot emprunté par les Italiens à un dialecte français, 312.
gorge (voler sur sa), métaphore empruntée à la fauconnerie, 130.
D'après Nicot, le moi gorge désigne « quelquefois la poche de l'oiseau où il met sa viande en serre, dont elle est après digérée peu à peu. »
gorge chaude : littéralement»
la chair encore chaude que l'on donne aux oiseaux de proie. Emploi de l'esprf^ssion par métaphore, 130.
goapli, renard. Proverbe relatif au goupily 251.
gourmandise (proverbe sur la),
gourmands (proverbe sur les),
goutte (proverbes relatifs à la),
gramare, attrister, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.
LEXIQUE-INDEX
STAtfer, emprunté par les Italiens, ^1.
fSTAVlté da français, 38.
gré, et savoir gré^ empruntés par les Italiens, 33d.
Cïré|(olre de Toum, 120.
ffrcnalllc, 140.
Kremm» (de haute), 131. Un chapon de haute graisse se disait d'un chapon très Rras. On disait une volaille de haute graisse^ un mouton de haute graisse^ etc. Par métaphore l'expression s'emploie pour indiquer l'excellence dans tel •ou tel genre :
Ces beaux livres de baulte grasse.
Rabelais, Gargantua, Prologue.
Moutons de Sevant, moulons de baulte fustaye, moulons de baulte gresse.
Rabelais, IV, 6.
Cïriiron, 56.
ffu pour V dans les mots italiens,
ffiiain, guère, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.
giuurlr ou garir, guérir, emprunté par les Italiens, 305.
gueI^dOIl, récompense, pro6t, défiguré par les Italiens, guiderdone,
ISUd*Ci signifiant beaucoup, 322.
C'est l'ancien sens du mot, dont la valeur a changé sous l'influence de la négation :
Et me deplaist d'en dire gueres outre ce •que j'en crois. Montaigne, I, 292 (L.)
guerre, emprunté par les Ita« liens, '216 \ mots reialirsâ la guerre et aux fortiGcattons, 34i et suiv.
Ctueapins, sobriquet par lequel on désignait les habitants d Orléans,
Une dame gentille et honneste encore qu'elle fust guefoino. Bonav. Des Periers, JVntir. r6nr. : D'une dame d'Orléans qui aimoit un escolier. (G.)
gueter, guetter, emprunté par les (Uiliens, guatar^ 285.
guette, 358. NicoT : « Guette vient de guetter, qui signiGe soijirneusement adviser, et se prend tantost pour la tour où estceluy qui fait le ■guet. Spécula. Selon ce on appelle la tourelle plus hautaine de tout le
chasteau, la guette, car elle descouvre sur toutes et sert pour y faire le guet. Tantost pour celuy qui y est estably pour faire le guet, Speculator : Non pas de jour seulement, comme aucuns disent, le rendans Hemeroscopus et diumus speculator, ains de nuict aussi. Au 3. livre d'Amad. Et le sixième jour ensuivant arrivèrent avant l'aube du jour près du lac ardant, lors firent secret<>ment dresser ponts et batteaox pnur descendre en terre, et ainsi qu'ils faisoi'-nt diligence, la guette les desconvrit. »
«ulchardlii, 330.
S^uldenavlro , guidenef . H .
Eslienne préfère le second parce qu'il se termine par un monosyllabe,
guider, emprunté par les Italiens. 285 et 292, défiguré par les Espagnols, guiar, 295.
gulderdone, guerdon, récompense, emprurité par les Italiens aux Provençaux, 257.
guille, tromperie, cité comme vieux mot, 198.
Ciulllelmus Tyrius, 262, 263.
gulSA, guise, emprunt" par les Italien» aux Provençaux, 258.
gutturale, prononciation gutturaln des Florentins. 70.
hagard : mot emprunté à la fauconnerie, 126; Nicot : a C'est un mot de fauiconnerie; dont est dit Faulcon hairard, celny qui n'est de l'année, ains a plus d'une mue, et a longuement esté à luy, qui a este prins de repaire, ou au passaee. et est le contraire de sor. »
Hagard pour haiard est une forme normanno-picarde qui dérive de Aaitf:
faucon qui mue dans les haies et non en domesticité. (H. D. T.)
Halnaut, étymologie du mot, 17S.
halletemcnt, action de haleter,
namnonefl, les Hannoyers (habitants du Hainaut) disent au pour oui, 171.
haquebntoou JiarquebouzeAi9.
Huquebute est l'ancienne Terme française (nllem. hakenbûchse, boîte à crocs). Le vieux mot a été remplacé par arquebuse, de l'italien archibusp
LEXIQUE-INDEX
dont ToriKine est la même. (H. D. T.) Nicot dit ffaquebute ou Harquebuse.
hamola, armure, 54 (dans une citation).
haut. Iiaatalii : les Italiens ont fait alliero de alto^ comme nous hautain de haut, S83.
haute sreflse (Voir gresae).
ha via, avait, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 261.
Iiebei^^ ou herberge, emprunté par les Italiens et les Espaimols, •282. Le mot signifiait logement, hôtellerie. La forme moderne, auberge, est provençale, aubergo.
Iicbergier ou herberger, emprunté par les Italiens et les Espagnols, 28-2, 287.
Hébreux ont quatre gutturales,
Hector, 30.
Iieetorée (race), 54 (dans une citation).
Hélène, 3 i, 89.
Helvetll, les Suisses disent ioth pour oui, 171.
Henri 11,31.
herbe (proverbes relatifs à I')
Hercule, 158.
taerliMMinner (se), 133. Nicot :
« Se hei'issonner el lever son poil, Horrere se berissonner et dresser son poil de frayeur, Horrere, Inhor-
rere. »
Quand on lisoit quelque chose de la «aincte Escriture devant luy [un possédé], il se herissoouit. se souslevoit, et se tourmeatoit bien plus qu'auparavant.
PAHii, XIX, 32. (L.)
Hérodote, 240.
Hésiode, 234.
taétoud<sau, cbaponneau, 174.
heur, bonbeur 8; ai bon heur, si bonne cbance, 11.
Puisse le juste ciel content de ma ruine G>mbler d'beur et de jours Polyeucte et [Pauline ! Cohmeille, III, 512.
Le sens de chance e^t encore très sensible, par exemple dans nos expressions porter bonheur, porter malheur , porter bonne ou maie cbance.
HIppoerate, 213.
htotorloipraphe, historien, 30.
hobreau, métaphore empruntée
à la fauconnerie, 127. Le hobereau était un oiseau de petite taille.
D'après Monet le mot a été employé aussi par métaphore dans le sens d'apprenti, novice, peu expérimenté, homme de peu de considération entre ceux de sa condition.
Homère, 158, 185, 186, 190, 228,
homleldio, décapité par les Italiens, micidio, 332.
homme et ses diminutifs, hommet, hommeletf 98.
Petit hommet abat grand chesne.
Db Baïf, Mitneê. (G.) Viens ça, hommelet. Je quoi te glorifies-tu, terre et cendre ?
Chavignt, l»$ Pléiades, 612. (G.)
hommefl(proverbe8 relatifs aux), . homs, cas sujet de homme, '209.
hoqueton, élymologie du mot,
Horace, 28, 129, 219, 221, 223,
hoste, 327.
Hugues de Bersl, 19S.
humeur, eau, 95 (dans Desportes).
Faute d'humeur, nos choux sont morts En nos jardins par seicheresse.
Basseliv, X. (L.
Huom de Merl, 192, 270.
tauopo, besoin, emprunté par les Italiens aux Provençaux. ^8.
hyperboles, à propos des avares, 110.
hypocorlsme, atténuation, euphémisme, 107. C'est le sens du mot grec \J7COXopi9^a, « terme propre à atténuer une chose blâmable, expression adoucie. » (Bailly.)
I pour a dans les mots italiens, 76; — i pour o, 76; t remplacé par a, 76; t oui -h g ajouté au commencement du mot, 77 ; t inséré dans le mot, 77; i pour/, 80; i consonne (i) remplacé par g, 298; ï intercalé a rimitation du françaib, 307.
Iceluy, etc. Voir Observations grammaticales, 74.
-Ilion, suffixe diminutif, 99.
Impétrer, obtenir, 148.
Puisque ce sont choses qui roulent encore entre les incertitudes du temps à venir, pourquoi veux-je plotât impétrer de la for-
LEXIQUE-INDEX
tune qu'elle me les donne, que de moi, que je ne les demande point?
Malhehbb, II, 320.
Sur les diplômes universitaires :
Signature de t impétrant.
indéelliialilcfl (mots) empruntés par les Italiens, 312.
Inflnltlto italiens sans e, 44.
IntermlMiloii, interruption, intervalle, discontinuation, 348.
Après une longue inlermission de ces petits devoirs, qui sont importuns quand ils sont fréquents.
Balzac, Lettres, VIII, 25. (L.)
Invesn^arc, envier, emprunté par le« Italiens aux Provençaux, 360.
Iqul, forme picarde pour ici, employée par les Italiens, 325.
Ire, colère, 5.
[L'Espace] Réduite par tant de combats A ne l'oser voir en campagne, '
A mis l'ire et les armes bas.
Malherbe, I, 51.
tanellOt rapide, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258. Le mot est d'origine germanique et se rencontre aussi dans la langue d'oïl, isnel. Employé par la Pléiade, isnet se trouve même encore chez Desporles, mais Malherbe le déclare u mauvais mot. » Voir Brunot, Thèse, 264.
■socrate> 28.
Itollcn, mots italiens introduits en français, 21 ; Tilalien déûgure le latin, 72 : les mots italiens écourtés ressemblent aux mots français, 83 ; lenteur de l'italien, 45 ; sa mollesse, 47; composés italiens trop longs, 164 ; mots empruntés par 1 italien à notre langue, 253 et suiv.
J remplacé par g dans les mots italiens, 298.
Ja, déjà, 150; emprunté par les Italiens, gia, 321. Malherbe le déclare mauvais mot : « il est vieil et ne s'use qu'entre les paysans. »
Brunot, Thèse, 265.
Jamais, emprunté par les Italiens et les Espagnols, giammai^ jamas^ 321.
Jambe, emprunté par les Italiens, gamba, 273.
^amyii (Amadis), 56.
Jardin, emprunté par les Italiens, giardino ou yiardin, 277.
(le roi), 122.
Jeter, emprunté par les Italiens, gittare, 298.
JeimeaBe (proverbe sur la), 234.
JeiUL, métaphores tirées des jeux, 135 et suiv.
Jollette, diminutif, 103. Le mot est vieux : joliet signiûait gai, joyeux, agréable, ce qui était aussi le sens de joli.
^onvllle, Jo inville, 350.
Jouer par dessus la chorde. Voir chorde.
Jouir, en italien gloire ou gioiry 278, 302.
Jour, en italien giorno, 279.
Jouste, emprunté parles Italiens, giostra, 332.
Joye, emprunté par les Italiens, gioia, 279.
^uda« Maechabee (roman de),
Juge,pro verbes relatifs aux juges,
Juger : Qui trop tost juge, tost se repent. Proverbe, 236.
Jurement, juron, 173; le mot si(;niûait au!*si imprécation, blasphème et, dans un autre ordre d'idées, serment.
Juflques à. tant que, jusqu'à ce que, expression imitée par les Italiens, 321.
Justice, termes appartenant au faict de la justice, 148.
«uvénal, 236.
1, remplacé par r dans les mots italiens, 74 ; — par n, 76; — par i,
là. on, tandis que, 63.
Celui qui vit a plus besoin de la vie, là oîi celui qui n'est pas né se passe de la vie et de toute autre chose.
Maluebbe, II, 85.
labeure, 211; anciennement 3« pers. sin?. prés. ind. de labourer, travailler. Employé dans un vieux proverbe.
laisser en derrière, ne pas tenir compte de, 337 ; expression imitée par les Italiens, lasciar adietro.
laneespessade,empruntée aux Italiens, 353. Le mot est devenu anspessade, parce qu'on a pris la lettre initiale pour l'article. L'anspessade était subordonné au caporal.
landa, lande, plaine, emprunté
LEXIQUE-INDEX
parles Italiens aux Provençaux, 259.
landler, chenet, 174.
Uuigage, emprunté par les Italiens, linguaggio, 378.
Ij»iifi^edôe : ceux de Languedoc disent auc et oc pour ouy, 171.
lansuiPi emprunté par les Italiens, 278.
lanlcr et Uuierot, 128.
lAnterl, 357.
larron (proverbes relatifs an),
lasehcr, lascher la bride, imités par les Italiens, lasciarj 291 et 337.
laasato, lassé, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.
lAtillI. les Latins, 171.
lAtlnl (Brunetto), 16, 281.
lattnlcr, interprète, trucheman (par extension de sens), 198.
Ijaudiml, ceux de Laon disent fiuy pour oui, 171.
' lavaiKlIero, emprunté par les Italiens, laoandaia, 284.
lescnde, 143.
licier, emprunté parles Italiens, leggier, 277.
leurré, expérimenté, littéralement dressé au leurre, 112, 126.
Encore employé par La Fontaine dans le sens de* rendu habile :
... Un jeune homme, nprès avoir en France
Etudié, s'en revint à Florence
Aussi leurré qu'aucun de par delà. (V. 27.)
NicoT : Leurrer « ... Par métaphore, c'est desniaiser un homme neuf, et le faire devenir cault et habile, selon ce on dit d'un homme f^ossier, qu'il n'a pas encores esté leurré. «
lever une pièce d'un métal, l'enlever, 142.
librement, employé avec franchement, 166, 196.
lien, place, 210 (dans un proverbe).
Il faut que chaque cho.se y soit mise en son lieu. Boilkau, Art. Poét., 1, (L.)
— Avoir le cœur en bon lieu, le cœur noble, 194.
liliplo, vassal, homme lig'e, mot provençal, employé par Pétrarque,
11 pour d dans les mots italiens,
locutions empruntées par les Italiens, 333.
loger, dépravé par les Italiens, allogiar, 332.
longues et brèves, en français,
los, louange, 8.
Le plus ^and los que l'on doue aux Graeques. Amtot. Le$ Greicqueê et Agi»
et Cléom., 1. (L.)
looenger, loaengeo, vieux mots français empruntés par les Italiens, 262 et 287. Losenge a. signifié louange et surtout fausse louange, flatterie, tromperie; losengier & signifié flatter, tromper par des caresses :
Nos ancestres usèrent de bareU, fvtil* et Inzang» pour tromperie, et barater, guiller et loxanger pour tromper.
E. Pasquieb. Jiech., éd. Feugère, II, 107. (G.)
liOtharingi, les Lorrains, disent ay pour oui, iTl.
liOuls 1" le Débonnaire, 127.
loup (proverbes relatifs au), 183, 219, 222, 243.
liueain, 24.
luisant, brillant, en parlant des yeux, 93 (dans Desportea).
Machiavel, 344, 345, 346, 357, 358, 359.
madame, emprunté parles Italiens, 280.
main : Une main lave l'autre.
Proverbe, 230.
mais, davantage, 166.
C'est son parler ne moins ne mais.
ViLLOX. Grand Te$t. (L.)
Nous disons encore : N'e7i pouvoir mais.
— mais^ emprunté par les Italiens,
maison (Proverbes), 245, 246.
maistre, vient de magister^ 166.
mal (ndj.), mauvais, 239 (dans un proverbe).
nuiladvlsé, atténuation de /bu, 205. Nicot, comme équivalents du mot maladvisé, n'indique que imprudens, inconsultus, temerarius, improvidus, incautus.
maie (masculus) et maie (pera),
malheur : Bien est malheureux
LEXIQUE-INDEX
qui est cause de son malheur {Proverbe), '230.
malliMUUMt , malignité , emprunté par les llaliens aux Provençaux, "jètS.
mandes, 354. Voir mannet.
maiisereaii , voleur, pillard,
De DOS maofrereaux les malices (Ce diroas-nous) nons esventoii!«.
De BAlr, Mime$, III (G.)
I, pour mano en italien : ressemble à une forme dialectale française, 84.
nuuilere, emprunté par les Italiens et le» Espagnols, maniera et manera, "216.
nuuiltoetiire, manufacture, fabrication. 140. (Nicot donne mantfacture et manufacture). « C'est la façon de quelque ouvrage faicte à la main. »
mauBCfl ou mandes, 354; litt^ paniers, donné comme Téquivalent de gabions. Mande, panier, est encore employé par O. de Serres.
manlelct, donné comme l'équivalent de parapet ou ai^nt-mur, 351.
Manuce (Aide), 113,114, 116.
marastre, 282.
marlirtii, dit en ancien français pour marmoreus, 186. Ronsard dit encore :
Tout RU plus haut des espaules inarbrinps.
Âmourê, I, 322. (G.)
marea, marque, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.
Mareelll. 31.
mareher (marcher en guerre), emprunté parles Italiens, marciare.
■narine, métaphores empruntées à la marine, 133.
marinetle, pierre d'aimant, 198.
marmor, en italien marmo plutôt que marmore, 74.
marque ; foryer des mots sur la marque des Latins^ sur le modèle des Latins, 165.
marqueur, celui qui marque les monnaies, 140.
marques bien ceste chasse. Voir chasse.
Martelll, 42.
Martial, 41.
martlre, emprunté par les Italiens, 283.
mastin (proverbe relatif au), 203 et 243.
materas, aujourd'hui inatras, fiole 6u vase à col long et étroit.
Origine de ce nom, par comparaison avec le gros trait appelé materas^
matin, « opposé au soir » et matin « dit d'un chien, » 39.
maudiet : Il est maudict de l'Evangile qui ha le choix et prend le pire. Proverbe, 246.
maiidlsson (s. m.), ancienne forme de malédiction, 246. Le mot, devenu familier, se conserve jusqu'au XVIII* siècle :
Quand je mourrai, les poètes feront contre moi des épig'rammes que les dévots larderont de maudissons. Voltaire. (L.)
maulTalt. diable, démon, 197 i
Dedens infer n'a diable ne maufé Que il ne soit de mon grant parenté.
Huon de Bord, 5111. (G.)
rais, emprunté parles Italiens, malvaggio ou maloagio, 279.
Maximiiicn (remperènr), 55.
médecine (proverbes relatifs à la), 213 et suiv.
médecins (proverbes relatifs aux), 213, 218.
moifaiet, emprunté par les Italiens, meffato, 280.
meiiain, mal, maladie, 251 (dans un proverbe).
Si je prenois en cure tous ceulx qui tombent en meshaing et maladie, ja besoing ne seroit mettre teli livres en lumière et impression. Rabela.18, liv. IV {Prol.)
meliorer, rendre meilleur, 146.
L'ancienne langue avait aussi meillorei% meilleurer :
S'il ne la change et meliore son estât impirfnict. Moxtaignr, I, 23. (G.)
Elles ne pourroient meilleurer les champs stériles. Paussy, De la Marne. (G.)
La terre d'un fond ne s'ennuye point de porter, ny ne s'envieillit point, pounreu qu'elle soit famée et meilloree.
Paraoix, UUt. de Lyon, 358. (G.)
mener, emprunté par les Italiens, menar, 305.
mensoni^e, emprunté par les Italiens, mensogna^ y79.
mentlers, emprunté par les
LEXIQUE-INDEX
Italiens, mentre, 312; endementiers, 312 ; mentiers oix mentres^ pendant ce temps, paraît être une forme abrégée de dementiers, dementres (même sens), qui vient peut-être de dum intra ipsum^ ou de dum interea, dum intra^ dum intérim^ avec !'« adverb.
Endementier» avoit eu vogue jusques «a temps de Jean Le Maire de Belges, car il en use fort souvent, pour ce que nous disons par une périphrase, en e» fondant; Joacfaim du Bellav dans sa traduction des quart et sixiesme livres de Virgile le voulut remettre sus, mai» il n'y peut jamais parvenir. E. Pasqcibb, flec/i., Vin, 3, (G.)
meiiaette, 104.
mcrel, emprunté par les Italiens et les Espagnols, 264.
mercier : A petit mercier petit panier. Proverbe, 248.
meselieolr, arriver malheur, 240
Il n'y a si juste à qui il ne puisse moseheoir. Marc, Hept., LXII. (G.)
meslee, mélange, confusion, 26.
mesmemeiit , surtout , 16 , 120, etc.
Une petite taille a de l'incommodité, à eenlx mesmement qui ont des commandements et des charges. Montaignb, III, 41.
Eslienne emploie aussi le mot dans le sens de même, 13, etc.
mesnaser, v. n., 190 : il a si bien mesnagé^ il a fait uq si bon emploi de ce dont il pouvait disposer.
mesnle, ménage, maison, 225 (dans un proverbe). Le mot désigne les personnes qui sont dans la maison, parents et serviteurs du maître.
Adverti que le roy de Germanie tout as- 9euré estoit avec sa femme et privée magnie au palais d'Aix. Fauchbt, Àntiq. gaul..
VUi, n. (G.)
Le mot avait beaucoup d'autres sens se rattachant à la même idée.
messaise, messa 20ger,5 (dans un proverbe).
Sitost comme les messages ouvrirent leurs escrins la où ces choses estoient, il sembla que toute la chambre feust embausmé.
JomviLLE. (G.)
mestlcr, besoin, 213.
Ils entendoient très bien comment il faU loit conduire telles brigue^, et par importunité de crieries et de voyes de faict, si mestier estoit, obtenir ce qu'ilz vouloient.
AiiYOT, i*aul-Emile, 60. (L.)
mesiiréB (vers) en français, 40.
métophore : mots et locutions employés par métaphore, 117 et suiv.
mie, employé comme élément négatif, 230 (proverbe); emprunté par les Italiens, 325.
miel : Trop achette le miel qui sur les espines le lesche. Proverbe,
mien, les Italiens disent à notre exemple mio, 274.
mlgnard, gracieux et délicat, 81, 104.
mlgnardelet, ette, diminutif de mignard, 103, 104.
mignarder, mlgnArdlscr, flatter, caresser, lOi.
Il caressoit les petits chiens que on luy mottoit devant et les mignardoit.
H. EsTiENNB, Apol. pour Hérodote, 238. (L.)
mlgnardlfle, ne peut s'accorder avec la gravité, 81 ; le mot n'a pas d'équivalent en italien, 103.
mlsnon, mlipioniiette, 103.
mlisnot, mignon, gracieux, 102 ; mignoter, rendre gracieux ou caresser, 104.
... Plus des doucettes voix Des mignots oisillons ne résonnent les bois.
[Dr Baïf. Eglogues, XV. (G.) Si ]'avisay-je au bord d'une claire onde Qui mienotoit sa chevelure blonde.
^R. Belleau, berg., i"> joum. (G.) Toy, mignottant ton dormeur de Latmie.
[Ronsard, I. 86. (Mellerio.)
mine, en langage militaire, emprunté par les Italiens, 356.
mlràfi^llo, miroir, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 259.
mire, médecin, 251, 252 (dans des proverbes).
Elle a divers noms, répondit Sylvandre, quelques-uns l'appellent orval, d'autres la toute bonne, et nos myres searlée.
D'Urfé, Àttrèe. (G.)
mise (être de), métaphore empruntée au monnoyage, 145.
moineaux, terme militaire, 351.
FuRETiÈRE : « En termes de Fortification, c'est un bastion plat basti
LEXIQUE-INDEX
au miliea d'une courtine lorsqu'elle est trop loneue, et que les deux bastions des angles sont trop éloignés pour se deffendre l'un l'autre. »
■lolxa, 288, 309.
monnoye, métaphores empruntées à la fabrication de la monnoye^
monBoyas®, salaire du monnoyeiir, 144.
monosyllaliea nombreux en français, 89; Irop rares en italien, 82; plus agréât les dans les mots composés, 162; monosyllabes d'origine gauloise, 196.
monstre, étalage, parade, semblant, 128, spécimen, échantillon,
Vous avez beau faire montre d'une vaine intrépidité.
Massili^n. (L.)
Voilà une petite montre de ce gr^nd com-
inerce de friperie que l'on exerce à U cour.
Balzac. D ta Cour, 6*^ dise. (L.)
moqncr (se) : Fn sov moquant dit on bien vray. Proverbe^ 223.
morfondre, v a., exposer à l'hum dite et au froid, glacer, 216.
On admet généralemeni cnmme origine du mot morve fondre^ en parlant des chevaux. Le froid t'a morfondu, littéralement : le froid lui a fait couler la morve fScheler).
mort (proverbes relatifs à la),
monehct, mâle de l'épervier,
moufle, définition du mot, 142.
moult, beaucoup, si ernalé comme ancien mot, 178, employé en quelques dialectes, 188.
mouvoir une question^ soulever une question, 286.
J'ai vu les cens mouvoir Deux questions.
La Fontaine, VI, 137.
Moyse, 200.
mue, la mue d'une femme ^ expression employée par moquerie, 131 ; tenir en mue, tenir en cajre, 131, employé par métaphore. Nicot :
«... Lieu obscur ou cage grande à larges barreaux où on met le Faulcon estant prest à se de«pouiller de ses pennes jusques à ce qu*il les ait refaites. Ainsi appelée parce qu'il mue dans icelle. On dit aussi
par mocquerie la mue d'une femme quand une femme surannée avec drogues corrosives s'est fait consumer la peau du visage, pour s'en faire venir une toute nouvelle et délicate. »
muet, ancienne orthographe de meut, 199 (dans une citation).
muraille, emprunté par les Italiens, muraglia, 278.
n pour /, 78.
IVaevIns, 121.
naguère, imité par les Italiens, non ha guari, 321.
naqnet, naqueter, 137. Furetière : m Naquet. Vieux mot qui se dlsoit autrefois d'un valet qui marquoit le jeu, et surtout à la paume, comme l'a remarqué Fauchet... — naqueter : Suivre quelqu'un on lui faire la cour servilement. Il y a bien des gens qui vont naqueter à la porte des Grands, pour en tirer quelque présent, quelque secours, quelque protection. 11 signifioit originairement. Contester pour des choses léfrères. » Le mot naquet s'est aussi confondu un peu avec laquais.
Les autres poètes latins ne sont que naqnets de ce brave Virgile.
Ronsard, S84. (L.) Ils naquettent le tyran pour faire leurs besonçnes de ca tyrannie et de la servitude du peuple.
La Boétie, S0rvit. vol. (L.)
IVarelme, 36.
nature (proverbes sur la), 221.
navre, blessé, 188 (dans une citation).
Caesnr couvrant son visafre avec sa robbe
abandonna son corps à qui le voulut navrer.
Ahyot, Brut., 20. (L.)
nayff, naturel, 20.
Ils font une mine de duc et d'empereur; mais tantost après les voyez devenus valets et crocheteurs misérables, qui est leur nayfve et originelle condition.
Montaigne, I, 327. (L.)
nayfvement,naturellement,30.
Son pénie [de Voiture! et ce caractère de son esprit est, à ce qu on dit, très naïvement représenté en la personne de Caliierate. Pelusson. Hùt. Âcad., IV. (L.)
nayfveté, naturel, sens exact, 21,5.
LEXIQUE-INDEX
ne pour ni. Voir Observations grammaticales j 167.
I, affaires, 115.
II l'aToit en si f^made prirauté receu que rien né luy celoit des menue» négoces de sa maison. Rabelais, IV, 67. (L.)
negoiii aunan, personne, S49 (dans un proverbe).
Jheau respont moult doucement Et sanz negun eorrocement,
La Pfu». du roi Jhetu. (G.)
IVeron« 3^.
niais, métaphore tirée de la fauconnerie, 126.
Niais est cil [oiseau de chasse] que on a Irait dou nif, et que on norrit en son ostel de sa juTente. Bbuk. Lat., Très., 201. (L.)
nier, refuser, 345 (dans un proverbe).
noms empruntés par les Italiens en même temps que les verbes correspondants, 385.
nonelialoir (mettre en), néfi^liger, ne pas s'occuper de, expression empruntée par les Italiens, 356.
Comme si pour les obliger à ce devoir ' nous mettions k noncbaloir tous les autres.
HONTAIGHB, II, vu. (G.)
notoUe, à noter, à remarquer,
nonrrltnre,éducation ,333(dans un proverbe).
Elle (Rome) a nourri vingt ans un prince
[votre fils...
Si vous faites état de cette nourriture, Donnez ordre qu'il règne.
Ck>BNBILLB, V, 536.
nouTelettes, diminutif employé par R. Bellean, 101.
nonvollère, appliqué à la Fortune, 187.
Ahi, dame fortune, tant estes nonvelière.
G>mment jtçnnriez- vous mieux représenter novatrix Intin? Fauchbt, Orig. de la lang, ta poeê. franc. II, v. (G.)
nollli aucun, personne, 310 (dans un proverbe).
La première, dist le beau Père, c'est que vons n'en parlerez à nuily. Mabg. Hept.,
O loniç ou bref, 40 ; — pour a, 76 ; — pour e, 76; — remplacé par i, 76; — remplacé par u, 76.
oe (langue d'), 171.
œil : A l'œil malade la lumière nuit, Proverbe, 313.
OfliecMi, en parlant d'armes, d'amours, de chasse, 131.
ofltasquer, empêcher de voir, aveugler, 51.
Que nostre prudence soit offusquée ou par le sommeil ou par quelque maladie.
MOKTAIGMB, II, 23. (L.)
-oinfi; (terminaison) devient en italien -ogno, 319.
Oiseau débonnaire de luy mesme se fait. Proverbe, 303.
Oisel, ancienne forme de oiseau,
oiselet, diminutif d'oisel, 97.
-Ole (terminaison) ; les Ilaliens en abusent. 85.
oltracotonsa, outrecuidance, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 360.
ombroyer, faire ombre, noté comme ancien mot, 187.
Grands haulbiers fueilluz pour ombroyer les passans. D'Auton, Chron. (G.)
U suffîxe diminutif, 99.
onqni», jamais (dans des proverbes), 303.
onta, honte, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 358.
opiire, ouvrir, id., 360.
or vieux, plus eslimé, 146, 316.
oraison (partie d'), partie du discours, 187.
orer, prier, 333 (dans un proverbe).
Si Ion orerai saintement.
Paation du Christ. (G.)
ores... ores, tantôt., tantôt, 53 (dans une citation de Ronsard).
Or ils parlent soldat et ores citoyen.
Regitieb, Sot. XI. (L.)
orgogllo. orteil, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 357.
oripiell (proverbes relatifs à 1') 304, 329; mot déficruré par les Italiens, orgoglio, 333.
Orléans prétend parler le meilleur français après Paris, 170.
orthographe (incertitude de 1'), 18, 33.
orthoipraphle, orthographe,18.
C'est encore la raison pourquoy j'«y si peu curieusement regardé à l'orthograptiie,
LEXIQUE-INDEX
la Toyaat aujourd'hujr aossi diverse qu'il 7 a de sortes d'escrivains. Du Bellay. (L.)
otr ancienne forme, eut, 189 (dans ane citation).
-oter, suffixe diminutif employé pour les verbes, 102.
oublier, emprunté par les Italiens, obliary 306.
outrase, oiitrascr,emprn ntés par les Italiens, oUraggio, oltraggiare, 278, 284, 285.
outre (passer plus), aller plus loin, 159.
Faudra-t-il que nous tenions en suspens
ces premières vérités, sous prétexte qu'en
passant plus outre nous trouvons des choses
que nous avons peine à concilier avec elles.
BossuBT, Libre arb., 4. (L.)
outre plufl, de plus, en outre,
Outre plus, quand bien il feust arrivé premier que les autres, peu de séjour y eust il fait sans se rendre odieux.
Lanouc, 533. (L.)
outremontAliM, donné comme traduction de oltramontani, 345. On avait dit avant Estienne outremontains, oultremontainSy ultramontainSyOutremontans^oultremontains^ ultransmèntaines, ouUremontaign e (ces deux derniers employés comme adjectifs. (G.)
outrepreux, 187. Nicot : « Qui est plus que preux. »
Combien que je devroye estre oultrepreux en tous les faictz que j'entreprens pour l'amour de celle que j'ayme.
Perce foreêt, V, 30. (G.)
ouy (lan°rue d'), 171.
Ovide. 23, 50, 213, 220, 221, 227, 228, 233, 234.
paguer, forme dialectale pour payer, 298.
pain : de tel pain telle soupe.
Proverbe^ 248.
paletroy, emprunté par les Italiens, palafren ou palafreno, 262.
palemalgle, jeu italien, 136, Nicot : «c Palemaille, Videtur nomen habere à palla et malleo, quia rêvera maliens est quo impellitur globus ligneus. » Monet : « Jeu de maille, de boule, avec le maille. »
D'après Puretière c'est la même chose que le jeu de mail. Ménage
fait dériver le mot de pila et de malleua.
Il jouoit a la balle a emporter, ou au ballon, ou au pallemaiile, qu'il avoit fort bien en main.
Bbantome, Cap. fr.^ Henri H. (6.)
panelio, forme picarde Aq panse ^
pantois, pan toiser, 132. Nicot :
« Pantois : Tantost si^iûe celuy qui haleté et est à la grosse halene, comme Ainsi haletant et pantois j'eschappay des voleurs, Ita fugiendo apiritu penè prxfocatus e gra^aatoribua evaai. Et tantost signifie la maladie de difficulté d'balene et malaisée respiration, qu'on dit aussi le mal du pantois, Spiritus prxfocatio. Ce mot est fréquent et usité aux faulconniers, qui de cette maladie, quant aux oiseaux de proye, font trois espèces, l'une du pantois qui vient à la gorge, l'autre de celuy qui procède de froidure, la tierce qui âe congrege aux rein»
ou-roignons. — Pantoiaerj est travailler du mal du pantois, Difficili spiritua attractu laborare^ Prsefocatione spiritua laborare. Qui est avoir la courte halene. Les faulconniers disent Panh'«er pour le mesme, comme fait F. Jean de Franchises en son 3. livre. Mais Pantober est le droict. »
paragoge (mot grec), dérivation, 144.
parangonner, comparer, emprunté par les Italiens, 299.
parapet, terme militaire emprunté aux Italiens, 351.
parastre, 282, s'employait sans idée péjorative :
Un parastre peut bien avoir la garde des enfansde sa femme. Couet. çen., I, 137. (L.)
parattendre, attendre jusqu'à la fin, 192.
Mes tout ce seroit perdu qui ne par atendroit tant que nostres sires y envoiast sa grace.
GuiLL. DK Tyb. Htst. des Croit. [G.\
paravant, auparavant, 241.
Disant que les Grecs paravaat decedcz estoyent privei d'un fort grand plaisir.
Amtot, Alexandre. (G.)
paraventnre , emprunté par les Italiens, pcravventura^ 324.
LEXIQUE-INDEX
parce que, imité par les ItalieDs, percioche, 318.
Iiareidevant, auparavant, cidessus, plus haut, 276.
parerolstre, s'accroître, grandir, 64 (dans Vigenère).
Il fault laisser les vices qui sont trop forts et pnrereus.
Fadchet, Antiq. gaul., IV, 20. (G.)
•, emprunté par les Italiens et les Espagnols, 294.
IMuner les coups ou parer aux coups, 352. 11 serait plus conforme à l étymologie de dire parer aux coups. Nicot dit parer aux coups de son ennemi, et parer l'escu au devant du coup. Mais Montaigne disait déjà :
Il Taut escbever aux coups que nous oe saurioas parer. I, 16i. (L.)
Iiarraire, formé à Timitation du latin per/icere, 191.
parfln (à la), à la fin, 318; encore employé au xvii® siècle :
S'il demeure ici plus loniçtemps, j'ai peur
qu'il u't veuille estre le maistro tout à fait
et qu'if ne nous en chasse à la parfin.
SoBBL. Francion, 9. (G.)
Paris (langaee de) u tient le premier lieu, » 170.
Parisll, les Parisiens, disent ouy dans le sens de ita, 171.
Iiarler, emprunté par les Italiens, parlar, 291.
Iiarlireou perlire, lire jusqu'au bout, 191.
Et quant li clers ot parleu les lettres.
Ltv. da la on?, dt la Mnrie, 66. (G.)
Le 29^^ jour du mois d'aoust vetsmes et de mot à mot perleusmes unes lettres du roy. 143S. Ord. XVIU, 600, (G.)
paroulr, achever d'ouir, 192.
A peine estoient Flament eheu, quant
pillart et gros varies venoient, qui se uou-
toient entre les g^ens d'armes, et portoient
grandes coustillos dont ils les parochioient.
FttOISSAHT, X, 171. (G.)
parolette, diminutif de parole, mot court, 343.
partir, partager, 110.
Nous partons le fruict do nostre chasse avec nos chiens. MoxTAiaxB. Il, 170. (L. )
Encore aujourd'hui : avoir maille à iKirtir.
Emprunté par les Italiens, 300.
IMUMCr pliis avant, aller plus avant, plus loin, 168.
Lltalie passa encore plus avant: l'impiété de l'empereur fut cause qu'on lai refusa les tributs ordinaires. Bossubt, Ui9t., I, 11. (L.)
qqn docteur, lui conférer le grade de docteur ; être passé docteur, être reçu, 214.
IMUisevent, appliqué à un cheval, 186.
Iiaatre, de pastor, 74 ; indiqué comme forme dialectale.
Iiate. farine pétrie, et pâte, pied d'un chien, 39.
Iiate et pâté, 40.
Iiaaiiie (expressions tirées du jeu de), 135 et suiv.
Iiaumoyer, manier, 187.
II eust mieux sceu chevaucher un cheval, palmoyer une lance, et ferir de l'espee que garder les brebis. Peroeforeat, III, 93. (G.)
Iiayer, emprunté par les Italiens, pagar, 298; origine du mot, 298, défjravë par les Italiens, appagar,
pécher, peehc et peehcur pour peccare, peccatum, peccator, et pécher, pécheur pour piscari, piscator, 39.
péehéfl, péetaenrs (Proverbes),
péeuller, particulier, 24.
Voila une grande vertu, si elle n'estoit propre et peculiere aux asnes.
Tahubeau, Prem. dial.du Démocritie.
pecune, argent, 106.
Mes amans fuiront tontes fortes cupiditez, mesmement la concupi«cence de la pecune.
L'Amant reauncité, 109. (L.)
peine : Nul bien sans peine.
Proverbe, 221. A peine, emprunté par les Italiens, appena, 323.
pel, ancienne forme appeau, 222 (dans un proverbe).
penser : Mal pense qui ne repense. Proverbe, 247. Subst., emprunté par les Italiens, penawr, 276.
pennltlme, pénultième, 39.
Et dura jusques au samedy ensuyvant pennltime d'aoust. Comu., VI, 11. (L.)
La formep^uZ/téme est une forme analogique.
LEXIQUE-INDEX
,^^, particalc latine; son utilité pour former des mots composés, 191 .
œnittcndre (V. parattendre).
Pereororest, 209, 233, 239, 350, 965, 266, ^268, 269, 358.
perdeur, perdant, 210 (dans an proverbe).
perdre : Qui perd le sien, il perd le sens. Proverbe, 233.
perffalet, parfait. 34.
perlffllo, perlfflloa», plus employés par les Italiens que pericolo^ pericolosa, 280.
perllre. Voir parlire.
pciwnim. pesanteur, emprunte par les Italiens aux Provençaux,
Pétrarque, 22, 47, 83, 84, 94, 256, 260, 261, 262, 263, 265, 272, 275 27Ô, 277, 278, 280, 283, 287, 288, 289, 292-97, 299, 301, 302, 306, 309; 311, 313, 314, 315, 317, 319.
Philippe de Bourgogne, uls du roi Jean. 122.
Philippe de Valois, 122.
piacensa, plaisir, emprunté par les Italiens aux Provençaux, ÎS8.
piaffe, parade, 351.
11 y «voit p-nnde piaffe d'orOeiers du Louvre. Gui Patis, £««., II, 163. (L.)
Pleardfl, leurs proverbes, 176; leur prononciation, 176 et 325 ;leur dialecte peut enrichir le langage français, 176.
pleardiaer, prononcer à la façon picarde, 325.
Pleton<9fi, les Poitevins, disent ouau pour oui, 171.
plé, pied, emprunté par les Italiens, 274.
pleça, il y a du temps, depuis longtemps, 259.
Ayant pieça franchi les quarante ans.
MOXTAIGXE, II, XVU. (G.)
Origine de la locution : imitation qu'en font les Italiens, 340.
pieds, traces, dans la langue de la vénerie, 126; le mot a conservé ce sens.
pUlê pille {Proverbe), pillage, vol, 221. Le moi pille signifiait autrefois pillage.
Il ne fut jamais que les Gascons n'aimassent la pille. Bbaxtôme. Ed. Lalanne VI, 210. (G.
plneoler, diminutif ou plutôt fréquentatif de pincer, pinc^ aoavent et légèrement, 102.
Laissons le discourir, sa barbe pinçoter.
BEGNiEa, Sat, VIII.
plBseinalUe, avare, 107. Nicot :
« Est composé de pinser (qui sig^nifie aussi par trnnslation «roquer deniers, Corradere pecunias) et maille qui est la moindre espèce de monnoye qu'on ait usé, et signifie l'homme ou femme très avare, serreur de quelque petite somme que ce soit ».
piteux littéralement tensible à la pitié, et, par extension, doux, indulgent, 252 (dans un proverbe).
Comme aux enfans est piteux un bon père. Mabot, IV, 309. (L.)
plaider à., plaider contre, 246.
plaldereau, dimin. péjoratif de plaideur, 100.
plaidoyer, plaider, 246.
O homme, qui es-tu, qui plaidoyes contre ton créateur? Calvin, Prédest., 199.
Ed. de 1552. (G.)
Le mot plaidoyer est en effet aujourd'hui un infinitif pris subsUntivement.
plaldoyeor, plaideur, 210 (dans un proverbe).
plalntir, plainte, 326. Nicot :
• Plainte ou plaintif, Incusatio ».
Encores qu'il ne s'en face nul plaintif en ce monde. Calvin, »«rm. gur le Deuter., 817. éd. 1567. (G.)
plaisant, agréable, 69.
Pourquoi Dieu vous a-t-il défenrtu ce qui est si plaisant et si flatteur? Bossobt, Elevât, à Dieu, 18» eem. 22. (L.)
plat (tout à), nettement, tout à fait, absolument, 38.
Il nia le faict tont à plat. Amtot, MareelL, 2. (L.)
platelle, plat, vase, 53 (dans Ronsard).
Platon, 120. .
platte forme, terme miliUire emprunté par les Italiens , piatta
^"ïlaoto, 129, 161, 226, 227, 231, 234, 235, 316.
plenre-plaln, avare, 107.
LEXIQUE-INDEX
Oa dit de vous que vous n'estes qu'un
pleure-pain, et vostre Temine une cbiche-fsce.
CuoLiKBE, Apréê-din, 2. (L.)
ployaUe, qui peut être ployé, souple, fle.xible, 98.
La raison a tant de formes, est tont ploya ble. ondoyante. Charron. Sageiae^ I, 39,
Plntorque, 13.
poetrlce, féminin de poète, 163.
Proba Falconia excellente poetriee cbres- Uenne. Tabourot. bigarr. 216, éd. 1584.(G.)
poissiaro, « monter jasques au plus haut d'un tertre », 1^4.
pOKICiO, élévation, ^4.
poleirciise (pièce), étymologie du mot, 144.
polBle (poursuivre sa), métaphore empruntée à la marine, 135.
Le mot pointe désig^ne quelquefois le cap du navire. (L.)
Point d'affaire, il poursuit sa pointe jusqu'au
[bout. MOLIERR. ÈtOUTdi, 111, V. (L.)
L'expression équivaut à aller de l'avant.
poire {Proverbe), 215.
pollee. or^ranisation politique, ordre établi dans un Etat ou dans une ville : l'équivalent n'existe pas en italien, 1 >S.
polleé, ville bien policée, bien administrée, bien orpranisée : n'a pas d'équivalent en italien, 148.
Pollux (Julius). 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113.
Polyerate, 240
populaire (prononciation) des Français imitée par les Italiens, 281.
por, pour, 189 (dans une citation).
port (venir à bon), métaphore empruntée à la marine, 134.
porte - : mots composés formés avec le verbe porter, 158 et suiv.
porteelialre, « assez usité en la cour », 159. Chaire, dans ce composé, signifie chaise à porteurs.
porteeharge Estiennc ne craindrait point d'user de ce mot « où la ryme le requerroit », 159.
porteelel, 158. Ronsard l'a dit en parbint d'Atlas : « Atlas porteciel ».— Ed. elzév.V.,276(Mellerio).
portefaix, 158.
porteflambeaux, moins agréable à l'oreille que/}or^e^am6eau, 160.
portefleurs , portehrults , portoiprallM ; H. Ëstienne trouve douce la composition de ces mots appliqués aux saisons, 163.
porteftrold, porteftroldure , le premier vaut mieux, 162.
port€$saerre ; Ëstienne ne craindrait pas d'user de ce composé pour l'opposer à portepaix, 159.
portcyoar appliqué à l'aurore.
portelabeur ; Ëstienne le dirait aussi bien que portepene, 158.
porteiolx , employé par Du Bellay, 159.
portelumlère , appliqué au jour, 160.
porteliit, portelyre; le second est meilleur, 161.
portenjMsIisne, 158 : « Est celuy qui porte le drappeau d'une compagnie de gens de pié ». Nicot.
portepaix. appliqué à un prince pacifique, 159. Anciennement le mot a servi à désigner l'étui contenant la patène, appelée paix. (G.)
portepanler, colporteur, 158.
Jongleur, portepanier, et telles autres manières de gens qui bantent les foires et marcbés. R. Ëstienne, Tlié»., Circumroraneus. (G.)
porteqneue, u assez usité en la cour M. 159. Personne chargrée de porter la queue du manteau d'un grand personnage ou la queue de la robe d'une grande dame :
M. le due de Berry et M. le due d'Orléans eurent les mêmes portequeue.
Saint-Simon, a02, 207. (L.)
porter, comporter, 36.
S'ils n'ont pas plus d'esprit que ne porte leur condition. La Bruy. iX. (L.)
portespee, les deux sens du mot, 159. Nicot « Est celuy qui porte l'espée luy-mesmes, ou celuy qui la porte après son maistre. Èn^ sifer, Ensiger. Ainsi le errand Escuyer de France peut estre appelé port'espee du Roy. »
portetaMe, « assez usilé en la cour », 159. Furetière dit qu'il y avait en la chambre du roi des officiers appelés portetables, mais ne dit pas en quoi consistaient exactement leurs fonctions.
Porus, 6.
LEXIQUE-INDEX
mettre après, négli- | ger, 115.
Ce pendant Teilles toU5Joars à la conser- ▼atraa de vostre ville, et po$tpo5es tout aul- Ires affHlreii Dour ee^te cj. Lett. miM. de Henri iV, III, 110, 30 Aie. 1389. (G.)
(Proverbes) 222, 251.
co que, parce que, 19.
J'ai été Doorri aux lettreii dès mon enfance : et, pour ce qu'on me persuadait que par leur uioyeu, on p avait acquérir une connaissance claire et assurée de tout ce
3 ni est utile à la vie, j'avais un extrême ésir de les apprendre. Deat., Méth., I, 6.
5r, chercher à atteindre, à obleoir, 115.
L'un receut le royaume sans l'avoir prochassé, et l'autre l'ayant entre ses mains le restitua, .\iitot, Xûm» et Lye., i.
ponrprlii, de couleur de pourpre, 18d. « L'adjectif de pourpre est pourprin ». Ménage, Remarques (L.). Ronsard emploie pourprin, pourperet^ pourperé^ pourpre, pourpré. (Mellerio.)
pourMiIvre, continuer, 178.
Mais ne poursnivet point, vous, d'interrom- [pre ainsi. Molière, Dep. I(. vu. (L.)
pourUiiit, pour cela, pour cette raibon, lU.
Il vou oit bien assommer, mais non pas blecer, et pourtant ne combittoit que de masse. Mottaigxe, K, 323. (L.)
pntHIque , employé comme subbtantif ou comme adjectif, 112.
Ronsard emploie pratique comme adjectif :
Je suis du c^imp d'amour pratique chevalier; Pour avoir trop souffert, le mal m'est farni-
[lier. 230 (L.)
preecllor. v. a., surpasser, 30 :
Jalouse des vertus qui gisent en la belle Qui les hommes en meurs et doctrine préocelle. E. Pasq. (G.)
préjiiçé, ce qui peut contribuer d'avance à faire pencher le jujfemeiit dans tel ou tel sens, 14.
La Chaussée Tait de très bons vers, du moins dnns le f^enre didnctique ; ce n'est pas un bon préjuf^é pour le genre de la comédie. Voltaire, Lett. en ver» et en prow,
premier que, avant que, avant de, 30. Voir Obsertations grammaticales, 160. On trouve finaux premièrement que : premièrement que Vautre, avant Taulre, 310.
prendre, recevoir, 229.
prepAratIff : Nostre laufrae a un plus grand préparatif à Téloquence, 10 : est mieux faite pour, a plus de ressources, plus de commodités pour Téloquence.
près, emprunté par les Italiens, presso, 3-fô.
prrâter aide, secours, moins usités que donner aide, secours-, empruntés par les Italiens, 338.
premipposer, supposer préalablement, ViO.
Ponr entrer dans mon sujet, je pré5iip-
Êose ici... ce que la foi nous enseigne.
OCRDALOUB. Carême, III, Réeur, de J. C, 309. (L.)
preud'homme, vaillant homme, emprunté par les Italiens, prode huomo, 258.
prlmeraee (de), à première vue, tout d'abord, 3. ■
Restoit sans plus d'y disposer la femme :
De prime face elle crut qu'on rioit.
La Fojrr., Mandrag. (L.)
prlmeraln, précoce, en parlant « de quelque fruict », 178. Le mot premerain a eu tout d^abord le sens général de premier.
prlmlero, plus employé par Pétrarque que primo, 261.
proeéder à., être en procès avec, 246 (dans un proverbe). L'expression procéder contre est restée avec le sens de pottrsuivre en justice.
Le parlement devoit procéder contre moi avec la dernière rigueur. J.-J. Rouhsbal', Confiêsions, XI. (L.)
— procéder de, venir de, 2 ; dériver de ^5.
Vous voyez donc, Monsieur, d'où procède son mai? regj^ard. Fol. amour., III, VII.
proehain, proche, voisine, 170.
De son appartement cette porte est prochaine. Racine, II, 374.
proelialneté, parenté, 244.
Gilni qui s'est porté héritier par bénéfice d'inventaire peut se porter héritier absolu.
LEXIQUE-INDEX
et y fera recea en son rang de proebaineté.
l'ovt. de Aorm., Nout. tout, géa., IV, o4. (G.)
I, 100, procurer, prendre soin de, 115.
Il ne se peut fiiire qu'une ame fldele, estant louchée de l'horrenr du jugement de Dieu, ne procure à fB punir roy mefme.
Calvix, Intt., 472. (L.)
prode, vaillant, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 25o.
promptitude, aptitude, facilité, 13.
J'ai perdu par deMccoutumance la promptitude de m'en pouvoir «ervir [du latin] à {Mrler. Mozn-AiGXE, III, 39. (L.)
propos, sujet, 132.
Il se jette à cAté. se met sur le propos De Castor et Pollux.
La Foht.. Fab., I, 14. (L.)
I, au pluriel, 260.
I, beaucoup, 237 (dans un proverbe).
Prou est un vieux mot françois pour dire assez, dont plusieurs usent encore en parlant, mais il ne vaut rien à écrire.
Val'gelas. Ed. Cbassang. II, 465.
proTcnçanx (mots) empruntés par lefi Iinlienff, 2b3 et suiv.
proverbe», 201 et suiv., jusqu'à 252.
pt, remplacé par tt^ 81.
pu, nourri, repu, 54 (dans une citation).
Publias Mlmosraptans, Pnblius Syriis, 220, 227, 232, 235, 236.
puet, ano. nrthog. de peut^ 199 (dans une citation).
puis, pnstuite (placé après le verbe), 240. Le nens de puis 9*élait cependant beaucoup affaibli, puisque Vusafre, constaté par Nicot, s'était introduit de le renforcer du nr.ot après. Estienne dit déjà puU aprèSj
puisque, depnis que, 269 (dans une citation). Au temps d' Estienne puisque n'avait probablement plus que le sens rausal. C'est le seul qui soit indiqué par Nicot.
pute, putain, 181. 11 y a le même rapport entre ces deux formes qu'entre nonne et nonnain^ Eve^ Evain, etc. Voir Brunot, Grammaire^ p. 243. Pute^ comme garce^
n'avait primitivement aucun sens défavorable et sipuifiait simplement jeune fille (V. Litiré et Scheler). Mais l'idée péjorative s'est introduite dans ce mot beaucoup plus tôt que pour le mot garce.
Pyrrhus, 55.
PythaiKore, 28.
quadrello, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.
quant (pron. ind.) : toutes et quantes fois, 145.
quant et quant. Voir Obser-~ votions grammaticales.
quarreanx,141.MoNET : « Qnarreau, pièce de métal taillée d'un lingot, an roûele, ou an quarré. an pentaRTOoe, an hexagrone, travaillée par l'ouvrier pour an faire une espèce de monnoie. »
que, comment les Italiens imitent les Français dans 1 emploi du mot correspondant, cf'e, 315.
queux, pierre à aiguiser, 29.
La pierre qurux ou afDloire fait trancher le rasoir et ne tranche pns.
La Mothe Lk vatbr, Dial. d'Or.
Tubero. (L.)
quiert, 3* pers. sing. prés. ind.
de quprir^ 224 (dans un proverbe).
quitter, tenir quitte, 212 (dans un proverbe).
Ne devaient-ils pas se tenir bien heureux que mon umbition ne leur eoAlftt pas dnvantnge. On ne les pouvait quitter à meilleur marché.
Foinsir. Dial. !<*>', MorU anc. (L. )
— quitter^ céder, abandonner, 289.
J'aurois mAme regret qu'il me quittât l'empire. Racike, 1, 449.
r pour l dans les mots italiens, 74 ; — remplacé par rf, 75 ; — remplacé par t ou tt^ 74; — intercalé dans un mot, 75.
raeledenare, avare, racle-denier, 107. Gui Patin emploie raquedenare, mais dans un si>ns peutêtre différent du sens indiqué par L. Feu gère : qui eradit^ corradit denarios, celui qui ro'^ne les deniers.
Furetière indique un autre bens :
« Raquedfuare. Terme populaire qui se dit des gens fort avares qui veulent arracber jusqu'au dernier denier d'une personne, qui ne luy
LEXIQUE-INDEX
voudroient pas quitter le moindre denier. »
racler et bander (c'est à), métaphore tirée du jea de paame, 136. Racler, c'est enlever la balle pendant qu'elle roule, avec la raquette ; bander c'est « enlever, jetter par dessus les murs ou dans les filets une balle que ceux du parti opposé ont mise sous la corde. »
FURKTIÈRE.
raeonler, emprunté par les italiens, raccontar^ zSô.
ratre, raser, 230, 234 (dans des proverbes).
Il ne fett raire qoe le derant de sa leste sealemenu Amyot, TM$ée. (G.)
(iMW)» de droit, justement, naturellement, raisonnablement, 168.
Le royaume de France qui par droite suc- CMsion de proismeté devoit estre siens par raison. Vat., V, a22. (G.)
ramée (selve) , sylva opaca , 189. Bamé signifie touff'u :
De toutes les forests le branchage ramé.
Ronsard, Ed. elz., V, IVO. (G.}
randon, randonner, impétuosité , courir impétueusement ,
D'une grand Tiolence et d'une aspre
randon. Vauq. Art Post., ÎU. (G.)
Il picque après luy tant que son cheval
pouvoit randonner. Perct firent, lil, 91. (G.)
rapporter à., rapprocher de, comparer avec, 237.
rarlté, rareté, 208.
rat, mot emprunté par les Italiens, 28 i.
rayanx, défmition du mot, 141 ; jeter en rayaux, 141.
rayer, signifiant autrefois couler, 187.
Avant qu<t l'enrant tète, il 5era bon luy
faire rayer un petit de laict en la bouche.
Pabjî, XVar, 19 (Ed. Malgaigne). (G.)
rayonné, rayé, 141.
-rean, suffixe diminutif, 100.
reehaiuMier, 141. Furetière :
« En terme de Monnoye et d'Orfèvrerie, c'est rebattre une pièce de métail, afin de la rendre plus épaisse et de moindre volume... La cmquième façon qu'on donne aux
monnoyes au marteau est de les rechausser, c'est-à-dire arrondir et rabattre les pointes des carreaux. »
reeommaneer, emprunté par les Italiens, ricominciarj 285.
reeonunander, emprunté par les Italiens, raccommanaar, 300-
récompenjMS, compensation, 77.
Si Vasquez n'oblige pas les riches de donner l'aumône de leur superflu, il les oblige en récompense de la donner de leur nécessaire. Pascal, Prov., XII. (L.)
récompenser, compenser, 11.
Brancas m'a écrit une lettre si excessivement tpndre qu'elle récompense tout son oubli passé. SKViGNii, 19 juillet 1611. (L.)
réconforter, emprunté par les Italiens, riconfortar, 292.
recors, bien m'en recors, 152S (dans une citation). Je ne voisaucan verbe auquel puisse se rattacher cette forme. Peut-être H. Estieane, citant de mémoire, a-t-il dénaturé le texte. On pourrait lire : j'en suis recors. Recors signifiait qui se souvient :
Mais en estant de son dire recors Vous ne craindrez ceux qui tuent les corps.
Cl. Marot. Serm. du bon Past. (G. )
recouvrer, emprunté par les Italiens, ricoverar, 285.
recueil, accueil, 9.
Parce aue l'esternuement vient de la teste nous luy raisons cet honneste recueil.
Montaigne, IV, 2. (L.)
réduire en prison , amener , faire entrer en prison, 93 (dans une citation).
reisard, pour le regard de y quant à. 324.
Les sares disent que pour le regard da sçavoir, il n'est que la puilosophie, et pour le regard des effets que la vertu, qui...