‹ La précellence du langage françoisChapitre 34 sur 183 · Cf. Hypomneses, 73. — Dialogues, II · texte numérisé non relu

Cf. Hypomneses, 73. — Dialogues, II

DU LANGAGE FRANÇOIS. \. o 4^

personnes qui se veulent monstrer neutres, ils facent leur rapport en bonne conscience.

Et des maintenant leur feray avoir la veue de quelques-unes : commençant, quant aux Françoises, par les miennes : à fin de garder les meilleures pour la fin. Voyci donc deux vers de Virgile, en son 9. livre de T^Eneide,

Impastus ceu plena leo per ovilia turbans .

[Suadet enim çesana famés) manditquey trahitque Molle pecus^.

Lesquels Arioste voulant accommoder à son propos, en son xvui Chant, a interprétez ainsi.

Corne impasto leone in stalla piena, C/ie lunga famé habia smagrito, e asciutto, Uccide, scanna, mangia, e à stratio mena Vinfermo gregge in sua balia condutto *.

Et long temps après, un nommé Cerretani', qui a traduit toute TiEneide, les a ainsi rendus.

Comme digiun leone il chusio ovile

Turbando va, da trista famé spintOy

E mangitty e à tratio Vhumil gregge mena.

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