‹ La précellence du langage françoisChapitre 37 sur 183 · rayons du Soleil ou de la Lune · texte numérisé non relu

rayons du Soleil ou de la Lune

2. 22-25. Cf. Silius Italicus, donnent. Ceste lumière fait de VIII, 143-145. longs sauts par les couvertures

3. St. 71. « Elles (ses pensées) du logis, à dextre et à senesressemblent à la clarté qui pro- tre, en bas, et en haut. » Trad. cède d'une eau claire, où les citée, 62, verso.

traits aussi bien du poète Grec que du Latin, a faict ces huict vers,

Deçà delà virant et tournoyant^ Comme l'esclair du soleil flamboyant^ Ou du croissant, qui tremblotant sautelle^ Sur Veau versée au creux d'une platelle :

Ce prompt esclair ores bas ores haut Par la maison voltige de maint saut^ Et bond sur bond aux soliveaux ondoyé, Pirouetant d*une incertaine voye * .

Il use au quatrième vers de ce mot Platelle, qui est usité en quelques lieux qui sont près de Paris : et toutesfois il a traduict ces deux vers encores en ceste sorte, pour ceux ausquels ce mot-la ne plairoit pas,

Ou du croissant, faitjallir sa lumière

Sur Veau tremblante au creux d'une chaudière.

Il me semble avoir heureusement exprimé le mot Grec strophalingi, au penultime vers *.

Voyci un autre passage, pris du second du mesme œuvre du mesme poète,

Vestibulum ante ipsum primoque in limine Pyrrhus Exultât, telis et luce coruscus aena :

l.Franctarfe,ni.Ilyapoiirces 2. C'est plutôt le dernier

vers de nombreuses variantes, vers qui rendrait l'idée de

et le texte que donne Estienne (TToçdtXiYTt- STOçaXiyÇ signifie

n'est pas le texte généralement towhillon, tour, circuit, et le

adopté. Y. rédition Marly-La- motjOîVoMe/^er se rapprocherait

veaux (III, 102), et l'édition plus de ce sens que le mot

BÎanchemain (III, 168-69). ondoyer.

54 DE LA PREGELLëNCë

Qualis ubl in lucem coluber mala gramina pastus, Frigida sub terra tumidum quem bruma tegebat, Nunc positis novus exuviis, nitidusque juventa^ Lubrica convolvit sublato corpore terga Arduus ad soient, et llnguis micat ore trisulcis *.

Arioste, faisant son proufit de ceste comparaison, Ta ainsi traduicte en son xvn Chant,

Sta su la porta il re d'Algier^ lucente

Di chiaro acciar, che'l capo gli arma, e7 busto,

Como uscito di ténèbre serpente

Poi c'ha lasciato ogni squalor vetusto,

Del novo spoglio altero, e che si sente

Ringiovenito, e piu che mai robusto,

Tre lingue vibra, e ha ne gli occhi foco

Dovunque passa, ogni animal da loco '.

Et Ronsard l'a estendue en plus de vers, en ceste sorte.

Devant la porte estoit ceste race Hectoree, Luisante en un harnois, dont la clarté ferrée, Du soleil rebatue, esblouissoit les yeux D'un tremblant emeri, volant Jusques aux deux. Elle crespoit un dard en sa dextre superbe.

Semblable à ce serpent, qui pu de mauvaise herbe

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