Voir Frémy. ouvrage cité, avait beaucoup de goût non
oh. iv. L'auteur cite en parti- seulement pour l'éloquence,
culier le Traité de l'Eloquence mais aussi pour la grammaire,
royale, composé par Amyot et que sa vive passion pour
pour l'usage d'Henri III et sur les discours lui faisait recher-
ses instances. Il montre par cher même les traités des rhé-
divers témoignages cpie le roi teurs.
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Encore que tous deux tiennent mesme langage, Celuy de l'un sera bien pezé d'avantage l.
Si (di-je) Euripide a bien dict cela et véritablement, combien plus de vertu et d'efficace doivent avoir les mesmes mots sortans de la bouche de celuy auquel Dieu a donné ce qui est pardessus toute autorité, que s'ils venoyent de la bouche d'un autre, en quelque dignité et honneur qu'il pust estre constitué?
Quant à ceste sentence d'Euripide, nous avons une fort belle histoire que nous y pouvons rapporter. Car nous lisons en .Eschine 2, orateur Grec, qu'un homme qui avoit mauvais bruit, ayant proposé un bon avis au conseil des Lacedemoniens, ils le firent proposer par un autre, qui estoit en bonne réputation : comme ayans opinion que cest avis, encore qu'il fust bon, ne pouvoit estre heureusement suivi et mis à exécution, sinon qu'il fust autorizé par la bouche de cest autre personnage, voire comme emologué et authentiqué.
Et si on veut d'abondant confermer le dire de ce poète Grec par celuy d'un Latin, non moins excellent en son endroit, nous avons un passage fort propre pour ce faire. Car Virgile, parlant de celuy qui se doit présenter pour appaiser une sédition esmeue en un grand peuple, requiert qu'il soit tel que sa pieté et ses bienfaicts luy puissent donner une gravité et autorité, qui le rendent respectable. Voyci qu'il dit