‹ La précellence du langue françois;Chapitre 33 sur 212 · DtogenU Laertii Vil se phi- ï. Voir la Vie de* dix ara · texte numérisé non relu

DtogenU Laertii Vil se phi- ï. Voir la Vie de* dix ara

loeophorum, édition Didot, leurs, ouvrage attribuée torl

]>. 215 : ê»* o-j /.al tb Aotôc fya à Plutarque; Plutarchi Mora-

Trapot^tay.ov etç tbv pîov ?|X6sv. lia, édition Didot, 11,1032:

•J. Cf. Conformité du langage françois arec le grec, édition Kal upo; tbv ipofxevov oiôt-. o-jy.

!.. Peugère, p. 45. rov aù-fo; Ixavbç, cî'/lryj; iroisi.

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ipsa sceau. li. TUY]Tlxbv KOCOÛOtV.

[Art poétique, 301-305.)

soit si bien ses disciples à plaider les causes, à quoy luymesme n'estoit pas propre)

Je suis comme la queux qui les cousleaux aiguise Encore qu'à couper nullement elle duise.

Et adjousteray, que mon intention n'est pas de monstrer seulement que le langage François est plus capable d'éloquence, ou capable de plus grande éloquence que les autres, quand il est question de baranguer : mais que généralement en toutes choses esquelles on s'en veut servir, on y trouve des commoditez beaucoup plus grandes. Ausquelles si j'ay pris garde de plus près que plusieurs de ceux mesmement qui font profession de l'éloquence, je puis venir à ce discours mieux garni qu'eux des pièces pour le moins qui concernent ce poinct.

En troisième lieu je me defendray contre ceux qui m'objecteront qu'aux exemples pris de la langue Françoise je n'oppose qu'aucuns de l'Italienne, ne laissant moins en arrière l'Espagnole que toutes les autres. Et les prieray avoir patience qu'ils soyent venus au lieu où je délibère leur rendre raison de ceci : et dire pourquoy, encore que je mette l'Espagnole en un reng différent des autres lesquelles je laisse, toutesfois, quant à présenter le combat, la nostre n'a deu faire cest honneur à autre qu'à l'Italienne. Car comme ceux

qui sçauront qu'Achille aura pu si vaillamment et rudement combattre Hector, qu'en la fin il aura esté par luy abbatu, ne douteront point que ce vaillant guerrier ne puisse porter aisément par terre un Sarpedon, ou autre par qui Hector estoit secondé : ainsi, quand j'auray monstre que nostre langue surmonte l'Italienne, à laquelle toutesfois doit céder l'Espagnole, il s'ensuyvra que si la nostre precelle l'Italienne, ce titre de precellence luy est deu encore plus pardessus l'Espagnole. Je la prieray donc vouloir, comme les autres, estre spectatrice du combat, l'issue duquel luy pourra donner quelque bon avis.

En la response que je feray à la quatrième objection, j'imiteray quelques historiographes, qui en leurs préfaces exposent les moyens qu'ils ont eus de sçavoir la vérité des choses dont ils veulent escrire. Car à ceux qui me diront qu'il faudroit avoir mangé beaucoup du pain d'Italie premier que pouvoir disputer si avant de son langage : et que ce seroit le vray moyen d'en avoir telle congnoissance que requiert mon entreprise : je respondray qu'ayant donné trois ans' de ma jeunesse à l'Italie, j'ay eu non moins le Loisir que la commodité d'apprendre son Langage. El adjousteray une chose dont j'ay «le bons tesmoins, que le sçavoir parler aussi nayfvement que >i j'eusse

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