I. Huomo et popolo, étaient ils auraient été des mots un
les mots entiers : desquels on peu languissants et traînants :
a retranché la dernière voyelle: maintenant ils sont vifs et
si on ne l'avait pas retranchée, dégagés.
48 DE LA PRECELLENCE
nonciation : de laquelle je remonstreray qu'ils ne s'acquittent pas si bien que nous : ains qu'ils la rendent comme efféminée en certaines paroles : et mesmement es Latines, qui sont la source de celles-là. Car comme ils prononcent affettione en leur langage, ainsi plusieurs d'entr'eux du Latin affectio font affettio : et comme ils disent en leur langue massimo, ainsi massimus pour maximum ' .
Quand j'auray aussi parlé de quelques autres choses qui donnent gravité à un langage, et que j'auray monstre qu'aucunes qui sont de ce nombre, se trouvent au nostre, et non au leur, je produiray quelques passages des auteurs Latins, avec les deux traductions, Italienne et Françoise : à fin que ceste comparaison conformant les choses que j'auray proposées, je puisse conclurre (sans leur faire tort) que l'honneur de precellence qu'ils donnent à leur langage, quant à la gravité, nous appartient.
Or quand j'auray produict ces passages des poètes Latins, avec les traductions d'iceux, faut Italiennes, faictes par les plus célèbres poêles du pays, que Françoises : (dont les unes seront miennes, les autres, des principaux poètes de ce temps) et prieray les lecteurs qu'après avoir faicl un tel examen de toutes deux, que doivent faire