I. C'est une idée assez sin- seraient beaucoup çlus écartés
ÇUlière de reprocher aux lia- on ne peut apprécier la bonne
liens de ne point suivre la trace grâce é/une langue d'api
des mots latins, qui sont en ressemblance pins ou inoins
général bien plus reconnais- grande avec la langue mère.
sables dans leur langue que Estienne entasse un peu trop
dans la nôtre. Et quand ils s'en au hasard les arguments.
qu'ils suivoyent le langage Rommain) et par conséquent entremesloyerit moins de leur Gaulois, (rou vient que le Romman fut dict pour le plus poli tangage François (comme aussi les Espagnols se sont servis ainsi de ce mot en parlant du leur)1. Or combienque nos ancestres des lors ne se soyent en leur Romman astreints du (ont au parler des Rommains, et depuis y soit advenu grand changement : je maintien toutesfois qu'on voil plus grande dépravation de quelques mois Latins au Langage Italien, qu'au nostre, si on considère ce train qu'il a pris des le commancement (car j'enten la façon qu'il a suivie de ne s'astreindre tant aux terminaisons et à quelques autres choses que celuy des Italiens) et que tant pour tant il suit mieux une analogie quant au changement des mots Latins, et ne les déprave point si vilainement et dangereusement, qu'on voit plusieurs estre dépravez par ceux qui faisans vertu d'un tel vice, s'estiment mieux parler que les autres.
Je n'espargneray pas ici les exemples : lesquels