Amours dllippolyte, I. 1. Iîembo
O fosse 7 ciel, che la scorgesse in parte, Dov altro signor mai non devea gire :
La onde mosse il mio, licto sen' venue. Cosi cangiaro albergo : e da queli liora Mcco'l cor vostro, cl mio con vol dimora '.
Ils ont esté traduicts en la mesme façon que les precedens, par le mesme poète, en ces vers,
Lorsqu'un de vos rayons doucement me blessa, Et que mon ame libre en prison fut reduitte, Mon cœur ravi d'amour aussi tost me laissa, Et sans autre conseil se mit à vostre suitte. Ma/s comme un voyageur qui s'arreste pour voir S'il trouve en son chemin quelque chose nouvelle, Alors qu'il veit vos yeux, de passer n'eut pouvoir, Et demeura surpris d'une clairlé si belle.
Puis il reprend courage, et s'asseure à la fin, Désireux d'achever V entreprise première : Soit qu'Amour le guidast, ou son heureux destin, Ou que vostre œil luisant luy fournist de lumière, Il ne s'arreste plus, et vient jus ques au lieu, Siège de vostre cucur, qu'il embrassa sur l'heure, Et me dit en riant un éternel Adieu, Ne voulant plus partir de si belle demeure.
Vostre cueur qui ne veut, plein d'un brave désir, Souffrir un compagnon, autre empire pourchasse : Et délaissant le sien, d'un lieu se vient saisir, Où nul autre que luy ne pourroit avoir place. C'est le lieu que mon cœur plein d'amour et de foy, Divinement guide délaissa pour vous suyvre.