‹ La précellence du langue françois;Chapitre 76 sur 212 · Cf. Hijpomneses, Préface · texte numérisé non relu

Cf. Hijpomneses, Préface

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compris aussi la fauconnerie, il s'abuseroil ei grandement et ridiculement, car (outre plusieurs autres raisons qu'on peut alléguer au contraire) si ainsi eust esté, Platon en la fin de ses loix ' n'eust pas dict de ce qu'il appelle thtpan ptoinum, ce que nous en lisons là : à sçavoir que c'est un exercice qui est un peu servil : mais faut nécessairement entendre cela des oiseleurs seulement, qui prenoyent les oiseaux aux filets, ou à la glu : outre lesquelles inventions plusieurs sont maintenant en usage, dont peut estre qu'aucunes Testoyent aussi des-lors, ou autres semblables à icelles. Au contraire donc de ce que jay dict des Grecs et Latins, quant à cest art, il est certain que depuis fort long temps il a esté en recommandation à nostre France : et spécialement aux nobles, desquels aussi, pour sa noblesse, il esl digne. El qu'ainsi soit, desja (pour le moins) du temps de Cbilperic, il estoit en honneur : comme il appert par le cinquième livre de Grégoire de Tours*. Or si ceux qui ont esfé depuis, et les princes mesmement, n'avoyent pris un singulier plaisir a art, il est certain que tant de gentilshommes, ei entr'eux quelques grands seigneurs, n'eussen! pris la peine d'en escrire si diligemment et exactement.

1. Los Lois, livre VIF, pn^'c rovuujicanim tomi I pan I. ;ul de l'édition Didot 804 : • Venianl equi nostri, et,

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