Il est presque inutile de déTeloppement, «-t d'ailleurs
raire remarquer que si ce mode dans la plupart îles composés
de composition s'est développé grecs, «luis xay.oavr/avo; par
dans notre langue et y est exemple, le rapport des elé-
toujours vivant, c'est qu'il était ments composants n'esl pas du
conforme aux tendances natu- tout le même que dans <'<'ux
rellrs du français. Le grec n'a de notre langue. (Voir Darmes-
eu aucune influence sur ce teter, Mots compost
car, ayans recours à nous, ont contrefaict nostre Contrefaire, en disant Contrafare.
Cela donc estant posé, que nos ancestrea nous ont monstre comment il faloit imiter les compositions Greques, je di que nous aurions bien faute de eueur (encore que nostre nation ait plustost faute de toute autre chose que de cela), si nous ne poursuivions nostre pointe. Et pour venir aux exemples, je di, à propos du mot Ancestres, dont je vien d'user, que comme ainsi soit qu'en Bisayeul nous imitons la composition Greque Dipappos, non pas la Latine Proavus : nous serions trop peu hardis si, comme nos prédécesseurs ont faict Bisayeul de Dipappos, nous n'osions faire Trisayeul de Tripappos; veu mesmement qu'en ce aussi que nous disons Mon grand père et Ma grand? mère, pour Mon ayeul et Mon ayeule, nous suivons les Grecs. Je ne di pas cependant que les Latins n'ayent aussi suivi ceste langue en leur Proavus : veu qu'elle ha aussi Propappos, lequel est mesmement plus usité : mais tant-y-a qu'eux ont choisi l'un, et nous l'autre \
Je di bien d'avantage : c'est que nos ancestres nous ont monstre le chemin d'autres imitations plus hardies sans comparaison : comme quand