Galat., iv
clave, l'humanité*. Voilà qui est clair : le Fils s'incarne seul, mais l'Incarnation est l'œuvre commune du Père et
du Fils. . ,
Dieu le Père n'a pas épargné son propre Fils, mais il 1 a livré pour nous tous^. — Le Fils m'a aimé, et s'est livré lui-même, pour mois. H est donc manifeste : le Fils seul est livré pour souffrir, mais livré tout à la fois par son Père et par lui-même; le Père et le Fils opèrent conjointement la Rédemption sanglante.
Dieu le Père a relevé son Fils d'entre les morts *; mais le Fils avait dit : « Détruisez ce temple qui est ma chair, et moi-même, de ma puissance propre, je le relèverai en trois jours ^ » Par la bouche du Psalmiste, le Fils prie le Père de le ressusciter^; mais, par un oracle personnel, il revendique le pouvoir de déposer son âme et de la reprendre '. il est vrai; nous connaissions tous ces textes et, sur le dernier, des voix s^élèvent dans l'auditoire pour achever la citation commencée par l'évêque. Il en est donc de la Résurrection comme du reste; elle n'appartient personnellement qu'au Fils, mais elle s'accomplit par l'indivisible action du Fils et du Père.
Ainsi la thèse demeure établie : voilà bien les Personnes, inséparables comme principe d'opération extérieure, mais distinctes, mais séparables comme sujets d'attribution.
Et comment se peut-il faire? — Ah! comment? Ici Augustin nous arrête et nous rappelle à notre condition d'hommes. Quand il est certain que Dieu nous parle, s'il nous propose un mystère, quelle attitude nous convient, sinon la foi, l'adoration et le silence? «Qui voit cela? Qui comprend cela ? dites-vous. — Arrêtez. — Rappelons-nous