CHAPITRE II — NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
I. — L'Homme-Dieu prêche partout et toujours. — Un écrit pas. — Authenticité de sa parole dans l'Evangile. — Idée générale de sa manière. — « Jamais homme n'a parlé comme cet homme. » — C'est certainement un homme qui parle ; — c'est certainement plus qu'un homme 53
II. —Côté humain delà parole théandrique. — Jésus-Christ met toute son âme dans sa parole et satisfait ainsi toute la nôtre. — Intelligence : rapprochements, comparaisons, paraboles. — Imagina- | TiON : peinture précise, utile, sobre. — Le lis et Salomou. — > Volonté : noblesse, convenance, à propos. — Jésus-Christ polémiste : il maintient le vrai ; il ménage la bonne volonté faible ; il ne cède rien à la mauvaise foi, il l'humilie. — Sensibilité : pathétique indirect, peinture du sentiment ; pathétique direct, expression du sentiment personnel. — Force et mesure. — L'âme de Jésus-Christ vue d'ensemble 57
III. — Côté surhumain : la puissance. — Puissance double ou quadruple. — Puissance sur les âmes et sur l'avenir. — Jésus-Christ n'argumente pas. — Sa logique à part. — La fête des Encaenia. — Jésus-Christ affirme en son propre nom. — Il sait que sa doctrine lui survivra immuable. — Puissance sur lui-môme et sur la vérité. '
— Simplicité dans le sublime. — L'entretien avec Nicodème, le Sermon sur la montagne. — Les pauvres sont évangélisés. — Sérénité dans le sublime : Jésus-Christ n'en paraît ni ébloui ni embarrassé. — En quoi tout cela nous est imitable 73
CHAPITRE III — LES APOTRES — SAINT PAUL I- — La Pentecôte. — Les Apôtres naturellement illettrés, mais capables d'éloquence. — Surnaturellement égaux et supérieurs aux
Prophètes. — Poui'quoi ils lie compteut pas sur l'éloquence humaine. — Embarras de la critique incroyante en présence de leur parole, — La critique chrétienne: saint Chrysostome, saint Augustin, Bossuet, Fénelon. — Jusqu'où les Apôtres manquent-ils d art humain ? — Saint Paul a-t-il méprisé positivement l'éloquence ? 89
II. — Saint Paul théoricien de la prédication. — La mission du prédicateur. — Conséquences intellectuelles et doctrinales. — Conséquences morales : modestie fière, désintéressement qui, chez l'Apôtre, atteint au sublime 97
III. — Saint Paul prédicateur. — Le seiiiiniver-bius. — Ses discours au livre des Actes. — L'Aréopage. — Les Epîtres. — Saint Paul théologien, logicien et peintre. — Son imagination impuissante et magnifique. — Son cœur tendre et fort. — Sa passion pour la personne de Jésus-Christ 104
I. — Comment Chrysostome s'est formé. — Sa prédication à Antioche. — Fécondité. — Succès 117
II. — Les aptitudes oratoires de Chrysostome. — Intelligence. — Toutes les puissances d esprit sacrifiées au ministère. — Imagination : richesse, grandeur et grâce. — Légers excès, usage admirable d'ordinaire. — Sensibilité. Puissance à peindre la passion, à la sentir, à la communiquer. — Eloquence de Chrysostome. Souplesse d'âme. Un exemple 120
III. — Méthode oratoire de Chrysostome. — Sacrifice de la personne au ministère, de la rhétorique à l'apostolat. — Double rôle, de catéchiste, de moraliste. — Comment Chrysostome les ménage. — L'homélie en partie double, sans souci d'unité 129
IV. — Chrysostome catéchiste, professeur de religion, commentateur de l'Écriture. — Préférence pour le sens littéral. — Interprétation toute populaire. — Le fait biblique. — Les industries aimables du professeur 133
V. — Chrysostome moraliste. — Observation profonde. — Peinture minutieuse et hardie. — « Incrépation et vigueur » (Bossuet). — Effort persévérant sur un même point. — Sagesse pratique. — Douceur et grâce. 140