Idem, xxxi, 3; xxxvi
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a Pourquoi donc n'a-t-on pu cicatriser la plaie de mou peuple ? N'y a-t-il plus de résine dans Galaad ! Eh quoi ! plus de médecin dans le pays * ? »
Utiles à mettre l'évidence en relief, les images ne le sont pas moins à préparer ou à forliûer le sentiment, en jetant une vive lumière sur l'aspect moral des choses. Voyez les Juifs apostats préparer pour les idoles des gâteaux superstitieux. L'enfant ramasse le bois, le père allume le feu, la femme verse la graisse-. Tableau complet, mais à quoi bon? A faire ressortir la complicité universelle. — Faut-il peindre un grand pillage, un butin immense'? Isaïe nous montre les boiteux mêmes arrivant encore à temps pour faire leur main^. Même procédé dans Jérémie prédisant aux Juifs une défaite inévitable. « Frappez, leur dit-il, tous les Cbaldéens qui vous assiègent. N'en restàt-il qu'une poignée de blessés, ils sauront bien se relever de leur couche et mettre le feu à votre ville *. » — Ailleurs, les cadavres tombent comme le fumier sur la surface de la terre ou comme le fuin derrière le faucheur, mais sans personne qui les recueille ^ . — Ailleurs encore, l'ennemi triomphant vend une vierge pour un coup de vin ^. Partout le trait sensible nous donne la note morale des choses. Nous l'avons vu, quand nos maîtres s'attaquent à l'idolàlrie, toute leur force est là '. — Mais voici un dernier exemple, aussi douloureusement actuel quant au fond qu instructif pour la forme littéraire. Dieu lui-même peint la curiosité frivole dont on entoure son Prophète. On vient à lui, on se rassemble, on écoute, et rien de plus. <' Tu