‹ La prédicationChapitre 57 sur 218 · Il Cor., XI, 21 à · texte numérisé non relu

Il Cor., XI, 21 à

vaincre au sommeil, tombe et se tue, puis est ressuscité par l'Apôtre qui reprend ensuite son entretien et le continue jusqu'au jour*. Tous les auditoires lui sont bons. G est d'abord la colonie juive de chaque ville; à Philippes, c'est un groupe de geôliers et de soldats ; c'est l'Aréopage dans Athènes, Festus et Agrippa dans Césarée ; à Rome ce sera Néron et sa cour. Après le divin modèle, Paul est excellemment le semeur de paroles, seminiverbius, et ce terme est inventé pour lui. Combien on doit regretter que des tachygraphes n'aient pu, comme plus tard ils ont fait pour les saints Pères, saisir au vol quelques-unes de ces prédications improvisées d'où germaient des moissons d'àmes ! Du moins, nous avons les discours de saint Paul au livre des Actes, nous avons ses admirables Epîtres. A la première de ces deux sources ne puisons que deux ou trois indications faciles à compléter par la lecture personnelle. Saint Paul, dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, rappelle saint Pierre à la porte du Cénacle. De part et d'autre, même thème, force égale à proclamer Jésus-Christ, en se réclamant des Prophètes et ménageant d'ailleurs autant qu'il se peut les susceptibilités des écoutants^. Le parallélisme est manifeste et il y aurait plaisir à l'étudier.

De même pourrait-on admirer la gravité, l'onction, la vigueur suave dans l'exhortation d'adieu aux fidèles de Milet. 11 y a là, du reste, plus qu'un beau et simple discours de l'Apôtre; c'est toute une scène de la vie primitive de l'Eglise, témoignage authentique de l'avènement d'une société nouvelle et de sentiments tout nouveaux dans l'humanité^.

Enfin et surtout, il faudrait suivre saint Paul devant l'Aréopage et le voir aux prises avec la curiosité frivole et railleuse qui s'étale si naïvement dans les questions même des Athéniens*. Toute proportion gardée, c'est Jésus

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