NÉGADAH
Fre. 209, — Chambre $ du tombeau royal de Négadah. Dessins d'après nature de J. 8 Morean.
de ne pouvoir plus être d'usage sur cette terre] et que les débris en furent jetés dans les chambres funéraires, au hasard et par-dessus les offrandes qui devaient accompagner le mort dans la tombe (1).
Cette coutume de briser les objets dont le mort avait fait usage durant sa vie se retrouve plus tard, en Égypte même, dans l’usage de
Fe. 210. — Vase en argile fondu par la chaleur de l'incendie et couvert de scories: 1/2 grandeur naturelle.
figurer les hiéroglyphes [des textes funéraires] en retranchant les parties vitales des animaux qu'ils représentaient. C’est ainsi que dans la sépulture du roi Hor-Ra-Fouab, et dans celle de la princesse Noud Hotep, toutes deux de la XIT° dynastie, les Oiseaux, les Serpents, etc., que figurent les hiéroglypes sont privés de leur tête (2). .
Lorsque, sur les rives de la mer Caspienne, je fouillais des sépultures
Fie. 211. — Vase en pierre dure déformé par l'incendie. 1/2 grandeur naturelle.
dans lesquelles les armes avaient été mises hors de service (3), je pensais que cette coutume avait pour but d’empécher la spoliation des tombeaux. Mas, depuis ce temps, j’ai dû abandonner cet avis, car les métaux précieux que renfermaient les sépultures étaient d’un attrait bien suffisant
co Cet usage se retrouve chez bien des peuples (2) CL. J. ne MorGan, Fouilles à Dahchour, marsde l’antiquité qui tordaient les armes métalliques juin 189% (Vienne, in-4°, 1895). avant de les mettre dans le tombeau (Voir à l'in- (3) CF. J. be MorGan, Mission scientifique en
dustrie du fer dans le Nord de la Perse, ainsi Perse, 1. IV, Rech. archéot., 1" partie, 1890
qu'en Europe). Paris, 1896. :
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