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80 ; diamètre maxi-
plement couverte par la
Para
Hauteur
STOIRE ORIENTALE
PRÉHI
Fi6.225, — Grandes jarres en terre cuite du tombeau royal de Négadah. Celle de gauche
est encore munie de son cône d'argile, celle de droite, sim Soucoupe renfermée dansi#les cônes d'argile.
mum : 0 m. 35.
tombeau royal de Négadah constitue, à ce sujet, une suite de documents de la plus haute importance ; car, d’une part, l’époque de cette sépulture ne
F1G. 226. — Vases en terre cuite du tombeau royal de Négadah. 1/8 de la grandeur naturelle.
peut être mise en doute et, d’autre part, cette collection est à l’abri de tout mélange, ce monument rgyal n’ayant jamais été spolié.
Dans cette tombe, les vases les plus abondants sont les amphores : elles remplissaient plusieurs salles et se trouvaient au nombre de plusieurs
Fic. 227. — Vases en calcite rubanée (marbre onyx dit albâtre d'Égypte).
centaines. Ces jarres (fig. 209 et 225), dépourvues de leur cône d’argile,
présentaient une hauteur moyenne de 0 m. 80 et un diamètre maximum
variant entre 0 m. 32 et 0 m. 35. Elles sont faites d’argile fine, bien pétrie IE, À 13
et cuites à une assez haute température (vers le rouge sombre). Souvent, elles portent, près du col et aux environs de la panse, des cercles en relief figurant grossièrement des cordelettes (1). Un signe gravé dans la pâte encore molle indiquait soit la nature du contenu, soit la capacité du récipient.
Ces sortes de vases ont été très longtemps en usage. Ils étaient fréquents dans les sépultures royales d’Abydos où E. Amelineau les a rencontrés par centaines. Ils différaient parfois quelque peu de ceux de Négadah mais avaient été faits dans le même but, dans le même esprit et par les
mêmes moyens.
A Négadah, ces vases avaient contenu des rovisions. Le professeur g ’ P P LE &
Fire. 228. — Vases divers du tombeau royal de Négadah. 1/3 de la grandeur naturelle.
LA
Schweinfurth (qui était alors en Égypte et à qui j'ai soumis les résidus
contenus dans les jarres de Négadah) a reconnu dans les matières calci-
nées des restes de grappes de raisin, du blé, de l'orge, de la farine, ete. (2). r'Quelqies vases, à Abydos, avaient contenu de la graisse.
Après avoir parlé des grandes amphores, je citerai d’abord les vases
en terre grossière (fig. 226), fabriqués à la main, sans le secours du
(1) Des amphores d'albâtre de même tailleet de kjækkenmæddingers et des faucilles armées de
RUE forme, provenant de la nécropole d'Abydos, silex montraient, avant mes fouilles à Négadah por “A AE LE des imitations des cordeletles que, dès les premiers temps du régime pharacqui dans l'origine servaient à les porter. nique, et avant même, les céréales étaient culti-
(2) La présence de moulins à bras dans les vées dans la vallée du Nil. \
tour. Cette céramique est très abondante dans toutes les sépultures archaïques et son usage se continue pendant presque toute la durée de l’Ancien Empire. Je l'ai rencontrée dans les mastabas contemporains du roi Snéfrou, à Dahchour ; mais elle semble cesser un peu avant l’avènement des dynasties du Moyen Empire.
Puis viennent la poterie jaune lisse, et la poterie grise fine que les indigènes (prédynastiques) ne semblent pas avoir connu et qui parait être caractéristique des débuts pharaoniques.
La céramique rouge, peinte en noir, se montre encore dans le tombeau royal de Négadah ; les Égyptiens en firent encore usage dans
Fie. 229, — Coupes en poterie vitrifiée par l'incendie. Tombeau royal de Négadah.
les temps qui suivirent de près la conquête ; mais il semble qu’elle fut abandonnée de bonne heure, car les mastabas de la IITe et de la IVe dy- " nasties de la nécropole memphite n’en renferment pas. Dans le tombeau de Négadah je n’en ai rencontré qu’un seul exemplaire et à Om-el-Gaab il n’y en avait que fort peu.
[Les vases de pierre, par contre, semblent être à Négadah à l’apogée de leur mode, car ils existaient à profusion, non seulement dans la sépulture que nous étudions, mais dans toutes les tombes royales d’Abydos ; on les taillait dans les roches les plus dures. Malheureusement la calcination de ces minéraux en a altéré la nature et il est difficile souvent de les dé-
terminer au point de vue pétrographique. Voici cependant la liste des roches qu’en 1897 je remettais à MM. Friedel et Fouquet, sous la forme de fragments de vases provenant du tombeau de Négadah.]
Fra. 230. — Coupes en poterie altérée par l'incendie et er pierre dure. Tombeau royal : de Négadah. 1/4 de la grandeur naturelle.
Diabase, Porphyre (altéré par la chaleur), Diabase ophitique, Quartz (sous ses diverses formes), Géobertite (carbonate de magnésie, minéral
Fie. 231. — Coupe en roche porphyrique altérée par la chaleur. Tombeau royal de Négadah, 1/4 de la grandeur naturelle.
fort rare), Porphyre petrosiliceux avec Quartz globulaire, Diorite, Diorite avec apatite abondante, Diorite quartzifère, Dolérite (diabase à
petits éléments), Calcaire (jaune à veinules blanches), Grès argilo-micacé, Calcite rubanée (Marbre Onyx, communément désigné en Égypte sous le nom d’Abätre), Obsidienne.
Parmi ces substances, il en est beaucoup qui se rencontrent, en masses importantes, dans le massif montagneux situé entre Assouan et la mer Rouge ; d’autres, telle la géobertite, sont des raretés minéralogiques, dont le gisement, en Égypte, n’a pas encore été découvert ; d’autres enfin, comme l’obsidienne, sont absolument étrangères à cette partie de l'Afrique
Fire. 232, — Coupes en pierre dure. Diorite et roches porphyriques. Tombeau royal de Négadah. 1/3 de la grandeur naturelle. :
et la constitution géologique du pays ne permet pas qu’on les y rencontre jamais.
L’obsidienne abonde dans les îles grecques, on en rencontre également dans l’Arménie et, je crois, aussi dans l’Asie mineure; maïs ces gisements du verre de volcan sont très éloignés de la vallée du Nil. [Cependant les chaînes de montagnes d'Arabie qui bordent la mer Rouge étant d’origine volcanique, il se peut que dans cette région existent des gîtes d’obsidienne.|
Ce minéral était, dans l’antiquité, considéré comme une substance de grande valeur ; sous la XIIe dynastie il servit à la confection de ces vases à fards montés en or que j’ai découverts dans la galerie des princesses à Dahchour. J’ai même vu une tête de statuette en obsidienne de l’époque du
moyen empire.
[Comme conséquence de l'exposé que je viens de faire quant aux ns tières employées pour la fabrication des vases de pierre on est amené à penser que dès les débuts de l’ère pharaonique, les Égyptiens entretenaient des relations commerciales avec leurs voisins de la mer Égée et de la Méditerranée, de la Syrie et de l’Arabie.]
Ayant parlé des matières minérales employées pour la fabrication des vases de pierre, je n’ÿ réviendrai pas en examinant les divers types de ces vases, me contentant de traiter de la forme et de la technique de ces objets. Le lecteur trouvera dans les légendes qui accompagnent les
Fie. 233. — Coupes, vases et galets en quartz et cristal de roche. Tombeau royal de Négadah. 1/4 de la grandeur naturelle.
figures, la désignation aussi précise qu’il est possible de la donner de la matière de ces vases. : '
Le plat, l’écuelle et la coupe sont les formes les plus simples du vase de pierre (fig. 227 [part], 228, 229, 230, 231 et 232). On les rencontre dans les sépultures indigènes (prédynastiques) de même que dans les tombeaux pharaoniques : mais, aux dernières périodes, elles prennent une finesse et une pureté de travail extrêmement remarquables. |
[Grossières au début, elles atteignent leur plus grand degré de perfection sous la Ire dynastie.]|
Les indigènes (prédynastiques) et les premiers Égyptiens (pharaoniques) travaillaient la pierre avec une rare maitrise, et par les moyens les plus rudimentaires. C’est ainsi qu’ils sculptèrent aussi bien ea albâtre qu’en roches dures, telles que le porphyre, des coquilles, en prenant mo-
dèle sur les Unio et les Spatha qu'ils rencontraient communément dans le Nil (ou mieux dans les marais latéraux de la vallée). Il existe plusieurs exemples de ces œuvres dans nos musées et les spécimens qui ont été découverts dans la nécropole d’Abydos permettent aujourd’hui d’assignerune date à ces objets et de les faire remonter aux temps qui suivirent immédiatement la conquête.
Les substances les plus résistantes ne rebutaient pas les ouvriers d'alors; c’est ainsi que nous voyons à Négadah le quartz hyalin prendre toutes les formes (fig. 233), depuis celle de la coupe, jusqu’à celle de la bouteille à col étroit (fig. 233).
En étudiant avec soin les vases en cristal de roche, grâce à la transparence de cette matière, on se rend aisément compte des procédés employés par les ouvriers. Pour donner à l'extérieur sa forme définitive, on
Fic. 234. — Vases en obsidienne. Tombeau royal de Négadah. 2/3 de la grandeur naturelle,
faisait tourner le bloc à façonner entre deux pièces de bois (serrées l’une contre l’autre et humectées d’un mélange de sable quartzeux et d’eau). Pour creuser l’intérieur, on forait un premier trou central à l’aide d’un bâton et de sable, puis afin d’obtenir une cavité plus grande, au delà du col du vase, l’ouvrier employait du sable quartzeux plus gros, qu’il faisait tourner à l’intérieur du vase à l’aide d’un simple bâton de bois. Les deux mouvements, à l’extérieur et à l’intérieur se faisaient successivement, ce qui entraînait des inégalités dans l’épaisseur des parois.
Ce même procédé a été employé pour tous les vases de pierre, les traces en sont très visibles, non seulement sur les objets de quartz, mais aussi sur ceux d’obsidienne (fig. 234) et sur les perles de cornaline qui, parfois, abondent dans certaines tombes archaïques.
La forme la plus simple des vases, après l’écuelle et la coupe, est le
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cylindre: ik était obtenu par les mêmes procédés et fait généralement d’albâtre (fig. 235); plus rarement on en rencontre en pierre dure (He 2sen Ces sortes de vases étaient pourvus d’un large bord saillant, et généralement ornés d’une cordelette entourant le cylindre un peu au-dessous de son orifice. Les formes de ces vases, comme les dimensions sont extrêmement variées. +88 4 A Négadah, je n’ai rencontré que des vases cylindriques entièrement terminés à l’intérieur comme à l'extérieur. Ces vases étaient certainement
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