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des signes cunéiformes, le cachet plat fût suffisant pour sceller les vases con-
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server intactes. On n'écrivait pas alors de contrats
nécessitant l'emploi du
Fire. 333. — Cylindres primitifs. Suse (Mémoires Délégation cachet officiel ou person” Perse, t. XII, 1911). nel. Ceci nous donne une
indication précieuse quant à la limite supérieure de l’époque à laquelle le cylindre a été importé dans la vallée du Nil.
L'un des plus anciens cylindres que nous connaissions de l'Élam, et peut-être bien aussi de la Chaldée, porte un texte hiéroglyphique. C'est donc, comme il fallait s’y attendre, dès l’enfance de l’écriture que paraît ce genre de sceau. Pendant longtemps il ne portera, comme d’ailleurs. les cachets plats, que des figurations d’animaux, d'hommes ,de dieux, puis, par l'addition de textes plus ou moins étendus, il deviendra sceau
nominal, personnel, et son emploi se poursuivra jus- pre. 354, — Cylinäres primitifs. Suse [Mémoires Délégation qu'aux temps voisins de Perse, L. XIT, 1911).
notre ère, jusqu'à l’époque
parthe, au cours de laquelle l'écriture cunéiforme disparait pour toujours. Les tablettes de cette époque ne portent cependant plus que rarement d'empreinte de cylindres, mais celles de chatons de bagues, de pierres plates gravées, et l’on rencontre sur ces derniers monuments de l'épigraphie orientale, à côté des signes cunéiformes, l'impression de cachets du style grec le plus pur. Nous verrons plus loin qu’on rencontre de ces in-
tailles en pierre dure (cornaline, agate, ete...) dans les sépultures hallstattiennes du Nord-Ouest de la Perse.
En Égypte les premiers sceaux sont des cylindres aux représentations tout aussi rudimentaires que celles qui figurent sur les cylindres archaïques, élamites et chaldéens (1), le style en est le même, ils semblent être sortis des mains d’un seul et même graveur. Mais, dès l’époque de Négadah et d’Abydos ces cylindres prennent un caractère local, se couvrent d'hiéroglyphes, de cartouches royaux. Il se passe là une évolution parallèle à celle que nous constatons en Chaldée avec l’apparition des signes cunéiformes linéaires sur les cachets.
Toutefois, en Égypte, pays où l’on écrit sur papyrus, sur parchemin, où le roseau remplace le stylet de la Chaldée, le cylindre ne peut plus être d'usage que pour sceller des vases ou des coffres et, dans cet emploi, sa forme cylindrique n’est plus nécessaire ; il disparait donc pour faire place au scarabée.
On objectera que le cylindre qui, dans la ke 395 Code at Mer vallée du Nil trouvait son emploi à Négadah neil (Fc. Perme, Abydos, 1900, et à Abydos, peut aussi bien être originaire t 1 Pl: XXI, fig. 22). de l'Égypte que de la Chaldée. J’opposerai à cette observation que c’est l’usage d’écrire sur argile molle qui a fait naître le cylindre, et que cet usage étant asiatique, c’est également en Asie que le cylindre a été inventé. D'ailleurs, la pensée d’apposer un sceau sur la terre molle est venue tout d’abord en Élam ou en Chaldée ; car là nous trouvons les premiers essais sous forme de cachets ‘plats, alors qu’en Égypte nous ne constatons aucun tâtonnement ayant précédé l'application du cylindre dûment constitué. Dans la vallée du Nil, l'emploi de ce genre de sceau apparaît tout à coup et, ne répondant pas aux besoins locaux, il disparaît lentement (2). Je vois dans cet
ensemble de faits la preuve que le cylindre n'est pas indigène en
Égypte. J’y vois en outre que le cylindre, et non le cachet plat, ayant été exporté de Chaldée en Egypte, cette exportation a été postérieure à la première ville de Suse; car, à l’époque de cette cité, le cylindre n’était pas encore connu.
L'Architecture. — En 1897, mon collaborateur M. G. JÉqQuiER, dans mon second volume de Recherches sur les origines de l'Égypte (Monu-
(1) Cf. pour l'Egypte : Catalogue du Musée du (2) Le cylindre le plus récent connu porte le Caïre, Quigeiz, Archaic objects; pour l’Elam : nom d'Amen-hotep I, 1600 av. J.-C. d'après M. PÉZARD, Mém. D. S P.,t. XII. W. Bupce, À History of Egypt, Vol. I, p. 42.
ments contemporains du tombeau royal de Nég au sujet de l’architecture de ce monument ;
« Le mode de construction du tombeau royai de Négadah (1) rappelle d’une manière très vive celui des édifices antiques de la Mésopotamie. De tout temps, en effet, nous le retrouvons en Chaldée et en et Das tant à Tello (fig. 82, n° 4), Warka, Mougheir, Ourouk, Our (2), qu'à Khorsabad. Ce genre de décoration faisait partie du monument lui-même ; il consiste en une série de piliers encastrés dans le mur, de rentrants plus ou moins accusés, qui rompent la monotonie d’une muraille de briques
adah), s'exprimait ainsi
toute nue.
« Tandis que ce genre de décoration se continue en Asie, tant que dura
la civilisation assyrienne, et même jusque dans les édifices achéménides, nous le voyons se perdre de fort bonne heure en Égypte; son usage se réduisit peu à peu et l’on ne l’utilisa guère plus que pour les stèles funéraires, encore n’en voyons-nous que fort peu d'exemples au Moyen Empire, après quoi il disparait complètement. La statue dite de l’Architecte, qui porte sur ses genoux le plan du palais de Lagach, est également très intéressante à cet égard (3).
« Loîftus (4) donne un croquis d’un des grands monuments d'Ourouk, qui ressemble à s'y méprendre au tombeau de Négadah et le grand palais de Tello (5) offre un exemple frappant de ce mode de construire. »
À ces observations, vingt-cinq ans environ après qu’elles ont été écrites, je n'ai rien à ajouter, si ce n’est que depuis cette époque plusieurs monuments de ce‘type ont été découverts. Je citerai entre autres le tombeau de Zer (6) à Abydos, celui de Réqaquah (fig. 336, n°° 1 et 2), la forteresse de Shuneh (7), et la stèle de Sitou, au Musée du Caire, qui figure une maison.
Cependant il y a lieu de remarquer que la construction du monument de Négadah (fig. 336, n° 3) présente une particularité fort curieuse. La paroi externe de la muraille, celle offrant des saillants et des rentrants, est entièrement recouverte par un second mur qui remplit tous les intervalles et . offre à extérieur réel une surface plane.
Quel était le but de cette construction snpplémentaire ? Pourquoi chercha-t-on, dans ce monument seulement, à masquer le caractère de la construction, alors que dans les autres édifices de ce genre On n’a pas pris ce
(1) CF. J. pe MorGaw, Recherches, elcrm1897, siana, p.75 et p.128.
p. 155, plan du tombeau de Négadah, p. 156; coupes, p. 157, vue perspective.
(2) Cf. TayLor, Notes on the ruins of Mugeyr, S. R. A. S.,.t. XV, p. 262. É
(3) Cf. Heuzey-Sarzec, Découv. en Chaldée, PE XV, n° 1.
(4) Trasels and Researches in Chaldæ and Su-
(5) CF Heusev-Sarzec, Fouilles à Tello, pl. 50, plan A.
(6) Royal Tombs, t. I, pl. LVI, n° 4.
(7) Egypt. Explor. fund, Abydos, t. 1, pl. V,n° 4 et plan, pl. VE II: dynastie). Cf. J. GARSTANG, Toinbs of the 1114 dynasty at Regaquah, pl. XVIL (vue) et XXI plan)
soin ? Je ne saurais répondre à cette question. Toutefois je pense que ce dispositif architectural, que n’imposait pas la nature des matériaux, était voulu pour des causes d’ordre religieux, par la tradition, et j'en prends pour preuve la persistance de cette forme durant des siècles encore dans
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