AVANT-PROPOS XII
2° Des grottes sépulcrales sont généralèment d'assez basse époque, leur intérêt est moindre que celui des cavernes habitées ; on en connaît quelques-unes de Syrie.
3° Les ruines d'habitations sont fréquentes mais ne remontent pas avant les industries mésolithiques.
4 Les kœjkkenmæddingers (débris de cuisine en danois) appartiennent à toutes les époques, depuis celle des industries mésolithiques, jusqu’à nos jours suivant les pays, car on en rencontre sur le littoral de tous les continents.
0° Les sépultures à même le sol sont particulièrement intéressantes ‘pour les temps des industries du métal (bronze et fer).
6° Les alluvions qui, lors des grandes inondations de la fin du Pléistocène, ont recouvert la plupart des pays, renferment, avec les ossements des animaux disparus (espèces éteintes), les outils de l’homme, depuis les temps les plus anciens jusqu’à la fiñ du quaternaire (industries paléolithiques, type chelléen, acheuléen et moustiérien).
Les données fournies par les alluvions n’offrent pas les mêmes sécurités que celles obtenues dans les cavernes, parce que des stations humaines d’âges différents ont pu être entraînées par les courants dans un ordre différent de celui des successions chronologiques.
7° Les gites de surface, très abondants dans tous les pays, mais dans lesquels on trouve mélangés des objets appartenant à tous les âges. Toutelois, les stations de surface décèlent souvent la présence d’anciens villages (Campigny) ou de mines de silex exploitées par les néolithiques.
Aujourd’hui les recherches sont presque toujours conduites d’une manière rationnelle et scientifique, ce qui n’était pas le cas général il y a vingt-cinq ou trente ans, de telle sorte que les comptes rendus des
-travaux récents constituent, dans la plupart des cas, des sources très sûres.
Malheureusement ces précieuses indications sont, dans les écrits des archéologues, fréquemment embroussaillées d'idées théoriques et d’hypothèses dont il les faut dégager pour en faire usage. :
Ce défaut d’ailleurs n’est pas spécial aux mémoires des préhistoriens, on le retrouve dans presque tous les journaux de fouilles, les archéologues ne, s’étant pas encore astreints à séparer nettement les faits des commentaires qu'ils pensent utile de leur consacrer, Je dois ajouter que les collections, tant privées que publiques, sont rarement classées scientifiquement, et que les objets ne portent pas toujours les étiquettes qui seraient nécessaires. On se contente en général d’un nom de localité, sans y joindre les conditions dans lesquelles l’objet a été recueilli ; cette négligence malheureusement très fréquente rend des milliers d’objets inutiles