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ae DS F1G. 433. — Pointe en feuille de laurier,
Fic. 434. — Pointe en feuille de Silex brun opaque. Chabet-Réchada. laurier. Silex blond. Jénéyen. 19/20 de la grandeur naturelle.
9/10 de la grandeur naturelle.
Fic. 435. — Pointes de flèches. Jénéyen. 9/10 de la grandeur naturelle.
Les similitudes qui existent entre l’outillage de l'Égypte énéolithique et celui de la Tunisie, sauf en ce qui regarde les racloirs dentelés, sont
F1c. 436. — Objets divers. Jénéyen. Sensiblement de grandeur naturelle.
1, Calcaire jaune ; — 2, Pierre verte ; — 3, Silex brun corné ; — 4, Silex brun opaque ; — 5, Silex brun poli par le sable
d'ordre banal, car ces objets se rencontrent dans toutes les industries de la pierre polie; quant aux pointes de flèches qui auraient pu être un guide
Fic. 437. — Objets divers en silex. Jénéyen. 9/10 de la grandeur naturelle.
pour nous, il n’y a aucun rapprochement à faire entre celles de la Tunisie et lun et l’autre des trois types du Fayoum, d’'Hélouan et de la Haute-Egypte.
; POUR 4 ) Ces constatations sont d’une grande portée; car, nous l'avons vu, les
origines de la colonisation de l'Égypte ne peuvent s'expliquer que par lar-
rivée dans la vallée du Nil de gens venant soit d'Arabie (pays de Pount),
Fire. 438. — Chabet-Réchada. Racloirs en silex jaune et brun. Collection J. ps Morcax. 2/3 de la grandeur naturelle.
soit de Libye, c’est-à-dire des régions septentrionales de lAfrique (Tripolitaine et Tunisie), soit de l'Asie antérieure ; or nous ne trouvons dans l’industrie néolithique du Nord africain aucun indice permettant de prévoir
Fi. 439. — Chabet-Réchada. Racloirs dentelés. Silex brun veiné de jaune. Collection J. ne Moncax (comparer avec J. E. Quisezz et F. W. Grmen, Hierakonpolis, pl. IX, fig. 6).
le grand développement de l’industrie de la pierre dans la vallée du Nil. C'est un fait d'importance capitale ; car il laisserait ouvert le problème des origines égyptiennes, si nous ne savions pas quel rôle considérable ont
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oué les Asiates dans ce pays, dès les temps les plus anciens. Il semble donc que si, selon toute vraisemblance, il existe une bonne part de sang libyen dans le fond de la population égyptienne primitive, le rôle cultural
Fic. 440. — Chabet-Réchada. Lames retouchées, à gauche en silex brun corné; à droite en silex brun opaque. Collection J. pe More. Grandeur naturelle.
de cette partie du peuple a été insignifiant. CarTHAILHAG était d'avis que c’est de l'Egypte que les populations africaines avaient appris l’industrie de la pierre polie.
Afrique centrale, méridionale et occidentale. — La fusion des masses glaciaires de l’Atlas (1) et le régime des grandes pluies qui l’accompagnait après avoir déterminé la formation d'énormes couches alluviales sur le versant méridional de cette chaîne et au loin, dans le désert saharien actuel, furent cause de la formation d’une multitude de lacs plus ou moins étendus, peu profonds en général, dont les chotts sont aujourd’hui les derniers témoins,
Le Sahara a-t-il été submergé par les eaux marines, au cours du Pleis-
(1) L’altitude de l'Atlas marocain atteint et dépasse encore, de nos jours, 3.000 mètres : mais il n'est pas certain que jadis elle n'ait pas été de beaucoup supérieure, alors qu'il existait dans l'océan Atlantique des terres aujourd'hui effondrées. Louis GenTiL (le Maroc physique, 3° éd., Paris, 1913, p. 267) suppose qu'au début de l’époque quaternaire le Maroc avait des glaciers dans l'Atlas. Et ce savant a raison lorsqu'il af-
firme qu'il est difficile d'en montrer aujourd'hui les traces, parce qu'elles ont été jusque dans les massifs montagneux les plus élevés remplacées par des formes d'érosions ou d'alluvions fluviales (Cf. Joux FrôDiN, la Géogr., 1923, p. 184). Pour l'industrie de la pierre au Maroc, cf. Docteur R.: VERNEAU, Nouv. docum. sur l'elhnographie ancienne de la Mauritanie, ds l'Anthropologie, t. XXX, 4920, p. 323-368.
tocène ? On l’a pensé; mais les travaux de PomEr (1) sont négatifs à cet
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