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ACTE RAS : AN En Orient, une technique

nouvelle vient se superposer

— Dada tr PLLLAR

à la céramique rustique, assemblage de procédés qui n’ont rien à voir avec les usages et la manière de faire des anciens potiers. C’est la céramique peinte qui parait,

| nait et se développe dans un Fire, 151. — Buchheim (duché de Bade). pays non encore retrouvé, et vient se montrer à Suse, déjà très évoluée, très avancée tant au point de vue technique, qu’à celui ; de l’art décoratif. Mais la poterie rustique ne cesse pas de vivre à côté d'elle, parce que le fond de la population ne peut pas s’en passer.

D'ailleurs, 1l se peut fort bien que les origines de la céramique « de luxe » doivent être cherchées dans des sentiments religieux, dans le culte des morts.

La première ville de Suse et ses arts sont certainement ce que nous connaissons de plus ancien en Orient, après les restes des industries quaternaires. L’antiquité de la première céramique susienne prime donc celle de toutes les autres écoles orientales et méditerranéennes; sauf, peut-être, celle de l’ Égypte prédynastique, sit tite. F1. 152, — Burzenhof (Wurtemberg). fois les potiers de la vallée du Nil n’ont pas été inspirés par ceux de l'Asie, ce que je suis tenté de croire.

Quoi qu'il en soit, aucune des écoles céramiques de l’ancien monde n’est non seulement d’une antiquité comparable à celle de la première poterie peinte susienne, mais aussi ancienne que les débuts de la seconde école

élamite; 11 est donc naturel de penser que c’est de cette dernière poterie que

se sont inspirés les peuples situés à l’occident du foyer chaldéo-susien. Je dis foyer chaldéo-susien parce que, dans cette seconde céramique élamite, je reconnais aux motifs de décoration une influence très marquée de la Chaldée. |

Se basant sur ce qu’en Amérique du Sud, au Pérou, par exemple, une école céramique analogue à celle de l'Élam s’ést créée sans qu’il soit possible d'admettre l'intervention d’influences étrangères, on serait tenté de croire que certains des foyers méditerranéens de la poterie peinte sont nés sur place sans aide extérieure. Cette hypothèse serait soutenable en cé qui concerne les procédés techniques ; elle cesse de l’être si l’on examine les conceptions ornementales en même temps que les moyens d'exécution et si l’on tient compte de la distribution géographique des céramiques peintes primitives. On peut, en effet, suivre pas à pas la diffusion de cet art, ses transformations suivant les temps et les lieux, ses progrès dans certaines régions, sa décadence dans d’autres, enfin la voir en contact avec les conceptions de l’école du Nord, de ka céramique rustique évoluée.

Chaldée et Mésopotamie. — L’Assyrie, on le sait par les textes cunéiformes, a été de tout temps en relations avec l’'Elam, ces deux États ont sans cesse été en guerre et il en a été de même entre l’Elam et la Chaldée depuis des temps beaucoup plus anciens encore. Dès l'aurore de l’histoire nous voyons les conquérants élamites envahir la Mésopotamie tout entière et s’avancer jusqu'aux plages de la Méditerranée. Il n’était donc pas possible que les arts céramiques se fussent développés en Elam, sans que les populations de l’Euphrate et du Tigre en soient informées, sans que par le commerce ces produits de l’industrie susienne soient entrés dans toute cette vaste région si industrieuse, si développée déjà. Il faut se souvenir que l’empereur Sargon d’Agadé vivait vers 3800 avant notre ère et qu'il dominait sur des peuples très civilisés; or, au 1v° millénaire avant notre ère, la seconde céramique susienne était dans tout son développement.

Nous ne savons pas encore quelle fut la destinée de la céramique susienne en Chaldée, s'il s’y créa des écoles avec des caractères propres ni où, dans quelles villes, se trouvèrent ces foyers. IL faut bien avouer que nous connaissons à peine l’antiquité chaldéenne, qu’à peine quelques sites ont été explorés et que c’est surtout par les innombrables textes qu’on y rencontre que nous avons reconstitué son histoire. Quant à l’archéologie : proprement dite de ces pays elle est encore dans l’enfance. Il n’est donc pas surprenant que nous ne sachions presque rien des arts céramiques chaldéens.

« En Assyrie, le vase peint est connu, et il présente une filiation très

intéressante avec ceux de l’Élam ; on peut voir, au Louvre, un haut gobelet à pied court, trouvé dans le tertre de Djigan, près de Ninive; il est recouvert d’un engobe noir terne sur lequel se détache un décor géométrique peint en blanc, la parenté est évidente (1). » D’autres débris, conservés au Musée britannique (2), portent des décors linéaires ou des zones d’Oiseaux, et sur l’un d’eux on lit le nom d’Assarhaddou, fils de Sennachérib. Les potiers élamites ont donc fait école à Ninive.

Syrie et Palestine. — La Syrie et la Palestine ne pouvaient échapper à l'influence depeuples dont les armées victorieuses les visitaient et, en dehors . dè ces expéditions, la Chaldée entretenait des relations constantes avec ses voisins de l'Occident. C’est de Syrie qu'elle tirait ses bois de Cèdre, c'est du Khabour qu’elle faisait venir ces pierres dures (dolérite) qu’elle transformait en statues, en stèles. Est-il surprenant, dès lors, que nous trouvions sur ce bord de la grande cuvette mésopotamienne une école céramique, fille de celle de l'Elam ? .

La première céramique syrienne, celle qui accompagne les industries néolithiques, (?) est celle qu’on rencontre partout dans l’Asie intérieure à cette phase de la civilisation (3) ; mais bientôt paraît la poterie peinte, présentant tous les caractères techniques de celle de Suse et en rappelant les motifs de décoration.

Est il nécessaire de faire intervenir la conquête de ces pays par les Sémites, vers le

xxvIne siècle avant notre ère (4), de rappeler Fic. 153. — Vase peint de le récit de la Bible relatif à Abraham? Certes Palestine. non, Car plusieurs milliers d'années avant ces événements les tribus de la Chaldée s'étaient avancées jusqu’à la Méditerranée, étaient même entrées dans la vallée du Nil. | Il s’est bien certainement formé de très bonne heure dans la Syrie et la Palestine un foyer céramique secondaire, issu de celui de la Susiane, et cette école a duré pendant bien des siècles, jusqu’à ce que vers le début ou le milieu, au plus tard au second millénaire, la culture égéenne soit venue apporter de nouveaux modèles. Les grandes expéditions des Ramessides en Syrie ont, à coup sûr, été pour beaucoup dans les modifications survevenues dans les arts, dans l’industrie et les mœurs des Syriens.

Je ne parlerai pas ici de l'Égypte, puisqu'il en à été traité très longue-

(@) Evo. Porrier, Mém. D. S. P., 1912. t.XIII p.72 (3) Cf. H. V ‘aprè i

DE 15. P., 1912, t.2 p.72. + H. VINCENT, C ï x

(2) Cf. MyREs, Journ. of Anthrop. Inst. XXXIIT, récente, 1907. en PT de 1904, pl. XLII; Layarn, Mon. of Niniveh, 1849,

HL.:86 (4) G. MasPERo, Histoire ancienne des peuples

de l'Orient classique, t. II, p. 62 sq.

ment dans le second volume de cet ouvrage. J’ajouterai seulement que si les Égyptiens ont été souvent et longtemps maitres des provinces syriennes, la poterie pharaonique n’a pas eu d’imitateurs dans ces pays.

Nord de l'Asie antérieure. — En Galatie et en Cappadoce, en Phrygie et en Mysie, en Lydie, en Ionie et en Carie, M. Ed. Pottier retrouve des traces de l’influence élamite dans la céramique, traces souvent fugitives, mais cependant réelles, et les principes techniques, comme les goûts artistiques, qu’on pensait jadis être venus des Iles sont aujourd’hui attribués à l’antique culture chaldéo-élamite. D'ailleurs nous ne possédons pas encore de documents très anciens provenant de ces régions. Leur exploration méthodique, demeurée impossible jusqu’à ce jour, ménage certainement de grandes surprises ; peut-être est-ce là que se trouve le pays d’origine des tribus qui ont peuplé l'Élam et la Chaldée.

Les diverses roches employées dans l’Asie Antérieure et leur origine. —

Dans la haute antiquité, c’est en Égypte qu’on rencontre les plus beaux exemples de l’emploi des roches éruptives (1): les obélisques de Karnak et de Louxor, les statues colossales des Ramessides sont sculptés dans ‘le granite; la diorite a fourni la matière d’une quantité innombrable de stèles et de sculptures, le porphyre fut surtout employé à l’époque alexandrine. La cornaline, le jaspe, l’agate, la turquoise, le lapis, l'améthyste et jusqu’à l’obsidienne entrèrent dans la composition des bijoux et objets précieux. ;

Mais l'Égypte avait ses carrières de Syène, ses mines de la chaine Arabique et de celle du Sinaï, les Égyptiens dès l’origine s’étaient accoutumés à façonner les matières les plus dures, que la nature leur prodiguait, que le Nil leur apportait sans effort. 3

La Chaldée et l’Élam, au contraire, était absolument dépourvus de roches dures, le peu qu’ils en possédèrent venait de fort loin ; leur travail présentait pour les Chaldéo-Élamites des difficultés inaccoutumées. Aussi ne devons-nous pas être surpris de ne trouver dans les ruines de la Chaldée que relativement peu de monuments faits de roches éruptives.

Les deux roches cristallines les plus remarquables qu’on rencontre dans les ruines chaldéennes et susiennes sont la diorite et la dolérite.

La diorite, on le sait, est une association granitoiïde de plagioclase avec la hornblende ou la biotide. Son aspect vert foncé, dû à la biotite et au feldspath fréquemment altéré, lui a fait donner, par les Allemands, la déno-

(1) Les principales roches employées en Égypte et vert, les gneiss et les micaschistes, la brèche, dans l'antiquité sont le granite, l'aplite, la dio- l'andésite. (J. CouyaT, Bull. Int. fr. du Caire, t. VI, rite, l'amphibolite, le diabase, les porphyres rouge 1908, p. 49 sq.)

mination vague de Grünstein ou pierre verte, également employée pour les dolérites et les diabases. f

La dolérite, qui ressemble beaucoup à la diorite, est constituée par un mélange granitoïde ou ophitique d’augite et de plagioclase.

Dans la nature, les diorites forment des amas considérables à la manière des granites ; dans les massifs cristallins et dans les terrains de transition on les voit parfois, mais très rarement, traverser les couches nummulitiques. À

La dolérite, au contraire, est une roche dite jeune, elle accompagne Îles

basaltes dont elle peut être considérée comme le type granitoïde.

Plus loin, vers Aden, les roches éruptives se montrent de nouveau, leur pointement se rattache au massif abyssin.

Du côté de la mer, la Chaldée se trouvait donc par le littoral arabe très éloignée des gisements naturels de la diorite, dela dolérite et des basaltes.

Quelques auteurs ont pensé que les roches trouvées à Telloh avaient été apportées du Sinaï, et, s'appuyant sur les textes que nous possédons, ont admis l'existence des relations commerciales très étendues par terre ou par mer entre les Chaldéens et les Égyptiens.

Il n’est pas nécessaire d’aller chercher si loin le lieu de l’origine des matières employées en Ghaldée, puisque les fleuves de Babylonie les voient en masses énormes sur les bords de leur cours.

Soit par mer, soit par voie de terre, le Sinaï est très distant de la Chaldée, les communications sont encore de nos jours extrêmement difficiles.

La route maritime oblige à caboter sur toutes les côtes d'Arabie, littoral hérissé de difficultés, au point qu’il est bien rare aujourd’hui qu’un voilier s’aventure sans être remorqué entre Suez et Aden. Cette voie, longue et dangereuse, ne pouvait donc pas être suivie dans l’antiquité d’une façon courante. ,

La route de terre est moins favorable encore que celle de mer ; elle traverse de vastes déserts où les véhicules nécessaires pour le transport de masses lourdes n’eussent pu circuler.

Sans aller jusqu’au Sinaï pour retrouver le lieu d’origine des matériaux chaldéens, nous trouvons à 20 ou 25 jours par mer, à 10 jours aujourd’hui, les côtes de l’'Hindoustan, pays où abondent les formations granitiques et basaltiques, les filons et les amas de diorite, de diabase et de dolérite.

Le « Survey » géologique des Indes nous montre combien ces roches sont abondantes dans Le milieu de la Péninsule. J’ai vu moi-même, en 1883, de vastes carrières de ces matières dans le Nizäm, dans le royaume d’Hayderäbäd et dans bien d’autres lieux. Le sanctuaire du temple de Hazar- Rama-Tchendra dans les ruines de Vidjayanagar est, si mes souvenirs ne

me trompent pas, entièrement construit en diorite semblable à celle qui nous intéresse ; tous les temples du centre des Indes renferment des statues sculptées dans ces « grünstein » si fréquents en Égypte, si abondants au Sinaï et dont est composée la majeure partie du massif arménien et de ses dépendances. |

La géologie nous met donc en présence de trois sources seulement pour les diorites et les dolérites de Telloh : 1° le massif arménien et ses ramifications méridionales, 2° l’Hindoustan, 3 la mer Rouge, c’est-à-dire la partie de l'Arabie voisine d’Aden, les côtes d'Éthiopie et la péninsule sinaïitique ; c’est aux inscriptions que nous devons nous adresser pour choisir entre ces trois régions, en tenant compte toutefois des conditions naturelles des transports.

Avant d'analyser les textes et de chercher à les interpréter au point de vue des roches cristallines, ilest essentiel de parler de l’origine des bois, qui, apportés en Chaldée en même temps que les pierres, jouaient un très grand. rôle dans le commerce extérieur des Chaldéens, par suite du déboisement complet de la Mésopotamie, depuis Birédjik et Mossoul au nord, jusqu’au golfe Persique au sud.

Les essences qui parvenaient en Chaldée ne nous sont pas connues d’une manière précise, aussi devons-nous suppléer à ce manque d’informations en donnant à cette étude un caractère absolument général.

Les régions boisées ou susceptibles de l’avoir été, dans l’Asie antérieure sont : le Liban, les montagnes de l’Arménie jusqu'aux environs du 33° degré de latitude boréale (1), c’est-à-dire jusqu’à la hauteur de Marach, Diabekir et Djoulamerk, la chaîne bordière de l'Iran depuis Ourmiah et Van jusqu'aux environs de Bender-Bouchir en y comprenant le Poucht-è- Koubh.

L’Arabie, surtout dans sa partie voisine de la Chaldée, les côtes orien-

-tales de la mer Rouge el le Sinaï ont toujours été des pays nus et déboisés.

Les montagnes arméniennes et kurdes renferment de véritables forêts composées d’essences très utiles, telles que le Chêne, le Platane, l'Érable et le Thuya, ce Conifère n’existant toutefois que dans les chaines du nord, au delà de Van. Le Cèdre croissait en abondance dans le Liban. Quant à l’Ébène, son origine serait plus incertaine, si nous étions sûrs que c’est bien de l'Ébène que parle Goudéa, car, alors que les forêts de l’Inde en fournissent quelques sortes en grande abondance, l’Arabie et l’Éthiopie en donnent également, d'espèces différentes, il est vrai, mais de même nature, par leur dureté et leur couleur. Les Égyptiens tiraient l’Ébène de Nubie et du haut cours du Nil.

(1) Aujourd'hui ces montagnes sont déboisées.

LE

L'Élam était beaucoup plus favorisé que la Chaldée au point de vue des bois ; les rives de ses fleuves étaient et sont encore couvertes de Saules, de Tamariset d’'Acacias ; ses montagnes, celles des Bakhtyaris et du Pouchtè-Kouh sont, même aujourd’hui, fort ombragées, en sorte que, par rapport à la Babylonie, il joua certainement un rôle important comme source des bois de construction.

Dans les textes, les bois sont fréquemment confondus avec les roches, lorsqu'il est question des importations en Chaldée, en sorte que dans une genre il n’est pas possible de séparer ces deux matières, les

D renseignements fournis au sujet de l’une aidant à la compréhension de ceux

étude de ce

donnés au sujet de l’autre.

Les deux-seuis monuments de grünstein qui, jusqu'ici, aient été rencontrés dans les ruines de Suse, sont l’obélisque de Manichtisou et le caillou de Hamourabi. Ces deux monuments sont étrangers à l’Élam par la matière dont ils sont faits, comme par la langue des textes qu’ils portent. Ils ont été bien certainement apportés de Chaldée, tout comme la stèle de Naramsin qui fut enlevée de Sippara. C’est donc par rapport à la Chaldée seulement que nous avons à considérer les documents, dans la recherche du lieu d’origine de la diorite et de la dolérite, et dans l’étude des voies de transport.

Les textes les plus anciens et en même temps. les plus précis, relativement à la provenance des diorites et des dolérites, sont ceux fournis par Goudéa lui-même.

1 (1). « Le pays de Mägan, le pays de Melouhha, le pays de Goubi et le pays de Nitouk (2), qui possèdent toute espèce d'arbres, des vaisseaux (chargés) (3) d'arbres de toutes sortes, dans Sirpourlaki, ont envoyé; des

-montagnes du pays de Mägan, une pierre rare (4)il a fait venir; pour sa statue, 1l la fait tailler. » (Goudéa, D. col. VIII, 7 à 17, trad. A. Amiaud.)

IT (5). « De Shamanoum (5), des montagnes de Menoua, de Sousalla (6), dans les montagnes de Martou (7), des pierres ragal (8) il a fait venir; en tables (9), il les a fait tailler; le saint des saints (10) du temple Æ-ninnoû il en a fait faire. De Tidanoum (11), dans les montagnes de Martou, des pierres Sirgal habbia i à fait apporter; en forme d’our-padda (12), il les à fait tailler pour [recevoir] les barres (13) des portes, dans le temple il les a disposées. Au pays de Kägal-adda-ki (14), dans les montagnes de Kémash (15), il a fait extraire du cuivre ; pour l'arme (16) (?)

(1) E. be Sarzec, Découv. en Chuldée, p. xu. (9) En dalles.

(2) Dilmoun dans le golfe Persique. (10) La plate-forme.

(3) Pourvus de. (11) De l'Ouest.

(4) Ou chou peut être pris pour le nom propre (12) Monstres, animaux fantastiques (??). de la dolérite. (13) Douteux.

(>) E. DE Sarzec, Découv. en Chaldée, p. x. (14) Nom connu d'une ville élamite.

(6) Du pays de Soubsalla, (15) Nom de forme élamite.

(7) De l'Occident. (16) Casse-tête.

(8) Destinés à la taille.

à laquelle on n'échappe pas, il Pa employé. Du pays de Meloukha, des arbres (kala) (1), il a fait venir. De XKizanim (?) il a fait venir pour faire l'arme (2), il l’a employé. De la poudre d’or, des montagnes de Hahñoum, il à fait venir; pour la fabrication de larme (3) il l’a utilisée. De la poudre d’or, des montagnes de Melouhha, il a fait venir ; à faire l'É-Mar-tou il l’a employée. Du Zid-ri (?) il a fait venir du pays de Goubin; le pays des arbres Lalou-kou (4), des Lalou-kou il a fait venir, à faire des piliers (?) il les a employés. Du pays de Hadga, dans les montagnes du fleuve Gouroudda (5), de l’asphalte (?) il a fait venir; la terrasse du temple É-ninnot il a fait faire. Des émhaoum (?) il a fait venir. Des montagnes de Barsip, des pierres raloua, dans de grandes barques il a fait amener ; la base du temple É-ninnoû il en a fait entourer (?). Par les armes, la ville d'Anskan du pays d'Élam il a vaincue ; ses dépouilles, au dieu Min-ghirsou, dans le temple É-ninnoû, il a consacrées. Goudéa, patési de Sirpoulaki, après que le temple Æ-ninnoû au dieu Vin-ghirsou il a eu construit, a bâti un édifice : un temple hypostyle (?)... il a écrit son nom, il a fait des inscriptions dédicatoires (?). Les ordres de la bouche du dieu VNin-ghirsou, il a fidèlement exécutés. Des montagnes du pays de Mägan, une pierre dure (6) il a fait venir; pour sa statue, il l’a fait tailler. » (Goudéa, B. Col. IV, 3 à 77 et col. VII, 5 à 13, trad. A. Amiaud.)

III (7). « Dans l’Amanoum (8), la montague des Cèdres, [des madriers] de Cèdres [dont la longueur] était de 70 empans, [des madriers] de Cèdres, dont [la longueur! était de 50 empans, [des madriers] de Buis (9) (!) dont la longueur était de 25 empans, il a fait couper: de cette montagne, il les a fait apporter. » (Goudéa, B, Col. V, 28 à 36, trad. A. Amiaud.)

IV (10). « Près de la ville d'Oursou, dans les montagnes d’/bla, des madriers d'arbres zabanoum, de grands arbres ska-khou (11), des arbres toulouboum (12), des arbres gên (13) il a fait couper. » (Goudéa, B, col. V. 53 à 58, trad. A. Amiaud.) le littoral méridional de la mer Caspienne(Mäzan dérân, Ghilân, Tâlyche, Lenkorân), la Mingrélie l’'Afkhazie, le Lazistan, la côte méridionale de la mer Noire, les Balkans, le nord de l'Italie. — Les plus grosses billes atteignent parfois, mais très rarement, 0 m. 40 de diamètre, les plus longues ne dépassent jamais 2 m. 50. — Si les Chaldéens et les Assyriens ont connu le Buis, ils ne l'ont

obtenu que par le commerce de pays dont ils ne connaissaient qu’à peine l'existence. Le Buis leur

(1) Ouchou, même nom que pour la pierre (dolérite).

(2) La masse formée de trois têtes.

(3) De la masse à trois têtes.

(4) Haloub.

(5) On doit lire Galourouda,

(6) Ouchou. à

(7) E. DE Sarzec, Découv. en Chaldée, p. 1x.

(8) Le Liban.

(9) Le Buis ne pouvait être le bois que Goudéa

désigne sous le nom de gw-Kku, car, d'une part, cette essence n'offre jamais des madriers de «25 empans de longueur », «et, d'autre part, elle n'existe pas à l’état indigène dans les montagnes de l’'Amanus et dans les pays voisins A. Amiaud avait déjà prévu cette impossibilité, car il écrit « Buis (!) ».Il faut donc chercher ailleurs que dans le Buisl'identification du bois gu-Ku des Chaldéens, urkarinu des Assyriens, et les analogies qui existent entre ces mots et Achkaran. — Les pays où vit le Buis sont nettement circonscrits : ce sont,

est arrivé sous forme de billes très courtes, de taille à être chargées sur des bêtes de somme, et s’ils en possédaient, ils le considéraient certainement comme une matière précieuse, à l'égal de l'ivoire. Le gu-Kku est, semble-t-il, une essence syrienne ou arabe, que nous ne pouvons pas encore identifier.

(10) E. DE SARZEC, 0p. cit, p. x.

(11) Des Cèdres.

(12) Qui sont.

(13) De la montagne,

La seule partie qui nous intéresse dans ces textes est celle relative at pays de Mâgan, lieu d’origine de la pierre ouchou, que nous savons être de la dolérite, mais la présence des autres localités dans les listes fournit de précieux renseignements, dont il est nécessaire de tenir grand compte.

Les traductions de M. À. Amiaud, dont le sens est parfaitement exact, ont cependant à être corrigés aujourd’hui sur quelques points, au sujet de termes dont la valeur précise n’a été déterminée que depuis peu. Le P. V. Scheil qui, en vue de mon travail, a examiné ces textes de très près, m'a indiqué quelques corrections d’une grande utilité, donnant plus de valeur aux assertions de Goudéa.

Ainsi nous savons aujourd’hui (inser. 11), que les pierres Sérgal-habbia, que M. A. Amiaud fait venir « de Tédanoum, dans les montagnes de Martou », provenaient simplement « de l'Ouest, dans les montagnes de l'Occident » que les pierres 2a-gal (IT) étaient des blocs destinés à la taille, etc.

Nous observons, tout d’abord, que les textes (III) établissent d’une mamère rigoureuse l'existence d’une voie commerciale très fréquentée, entre les montagnes de l’A manus, seul pays producteur du Cèdre (1), et la Basse- Chaldée.

Cette voie pouvait étre soit une route au travers du désert, sur la rive droite de l’Euphrate, soit le fleuve lui-même.

Par terre, d’une part, les caravanes ne pouvaient, sans danger de famine, s'éloigner da cours d’eau; d'autre part, les transports présentaient des difficultés considérables (2).

La grande longueur des pièces de Cèdres apportées par ordre de Goudéa (70 à 50 empans) nous oblige à exclure l'hypothèse de la voie de terre pour un long parcours, supposition que les autres considérations nous portaient à rejeter déjà.

L'Euphrate est aisément navigable jusqu'en amont de Birédijik, et il n’était même pas nécessaire de remonter le fleuve aussi haut pour organiser des convois destinés à descendre au fil de l’eau. C’est, en effet, à la hauteur d'Alep que la route est la plus courte, entre l'Amanus et l’'Euphrate ; elle est de 200 kilomètres environ. Sur cette distance, les bois de grandes dimensions devaient être portés à dos d'hommes ou traînés par des animaux jusqu’au lieu d'embarquement.

De nos jours encore, sur l’Euphrate comme sur le Tigre, fleuves dont le courant ne peut être remonté que par des bateaux à vapeur, les indigènes construisent sur le haut cours de grands radeaux de bois en grume sou-

(1) Hne semble pas qu'ilpuisse yavoird'erreur du désert de Syrie, entre le Liban et Telloh, est dans la traduction du mot erina — Cèdre. d'environ 1.200 kilomèlres, sans ravitaillement (2) Par terre, le chemin le plus courtau travers pour les caravanes,

tenus par des outres, y chargent les marchandises et descendent au fil de l’eau. Au point d'arrivée, après avoir déchargé les marchandises, ils vendent le bois des radeaux, dégonflent les outres et repartent en caravane dans leur pays, en suivant les bords du fleuve. Ce procédé qui, nous le savons par les bas-reliefs assyriens, était en usage courant dès les premiers temps de Ninive, était certainement employé déjà sur l’Euphrate, à l’époque des Patésis de Sirpourla.

Le fait étant acquis que la navigation sur l’Euphrate, d'Alep ou de Birédjik jusqu'en Basse-Chaldée, était largement ouverte à l’époque qui nous intéresse, nous avons à examiner quelle est la nature des matériaux que rencontraient les Chaldéens dans leur trajet sur les rives du fleuve et de ceux qui pouvaient être aisément amenés par les rivières secondaires ou par voie de terre Jusqu'au point extrême de la navigation.

Lorsqu'on part de Telloh et qu’on remonte l’Euphrate sur la rive droite (arabique), on ne rencontre, jusqu’à la hauteur d'Alep, que des plaines d’alluvions quaternaires et récentes et quelques affleurements de terrains crétacés.

Les mêmes formations se trouvent sur la rive gauche du fleuve (mésopotamienne), entre la Basse-Chaldée et le confluent du Khabour avec l'Euphrate C2s couches ne sont pas aptes à fournir de bons matériaux ; en tout cas, elles ne renferment pas trace de roches cristallines.

Au delà du Khabour, dans la boucle de l’Euphrate, est le massif volcanique dont j'ai parlé plus haut, Là se trouvent en abondance les grünsteins, les dolérites, les diorites, etc., les basaltes, les trachytes et la foule \des roches appartenant aux mêmes formations éruptives.

Plus haut, à l’ouest de Birédjik, au nord du golfe d’ NAT dans le Taurus, sortent des pointements granitiques avec tout le cortège de roches filoniennes, parmi lesquelles la diorite proprement dite. Leur distance à l’Euphrate n’est pas de 100 kilomètres. Ces roches pouvaient, par conséquent, être aisément transportées jusqu’à la grande voie de navigation, et de là gagner la Chaldée.

C’est en amont de Birédjik que commencent les vallées boisées, avant- . coureurs des épaisses forêts qui couvraient jadis, plus encore que de nos jours, le Taurus méridional.

Ces bois descendaient aisément des montagnes et approvisionnaient le moyen Euphrate. De là, il était facile pour les Chaldéens de les faire descendre jusqu’en Mésopotamie.

Comme on le voit, la région comprise entre le confluent du Khabour et de l’Euphrateet la ville moderne de Birédjik, répondent parfaitement aux exigences destextes relatifs au pays de Wdgan ;cetterégion contient les matériaux employés à Telloh, la pierre ouchou, des bois d’essences diverses qui

croissaient dans ses vallées et sur ses montagnes ou étaient apportés du Taurus, et se trouve sur l’Euphrate, grande voie de navigation reliant l’Amanus à la Chaldée.

Sennachérib cite (1) en même temps que le Cèdre (erinou) et le Cyprès (shourmenou), le bois dit de Mägan. Ges trois essences provenaient donc de pays voisins et arrivaient à Ninive par les mêmes voies de transport.

Assourbanipal (2) marchant contre l'Égypte dans sa première campagne contre Taharka, traverse d’abord, en partant de Ninive, les pays de Mäâgan et de Melouhha. Or, nous le savons par une foule de textes comme par l'examen de la nature du pays, les armées assyriennes, en quittant Ninive, entraient dans la plaine du Sindjar, traversaient le Khabour et l’Euphrate et marchaient vers Kadèch. C’est donc sur cette route seulement, à l’ouest de Mossoul, qu'il faut chercher le district appelé autrefois Mägan.

Les pierres sérgal habbia (IT), qui n’avaient rien de bien précieux, puisque Goudéa en fit des monstres (des colosses), destinés à l’ornement du temple, venaient des montagnes de l’Occident. Elles étaient forcément pesantes et ne pouvaient être apportées que par voie d’eau. Nous ne pouvons préciser exactement leur lieu d’origine, mais nous sommes à même d'affirmer qu’elles arrivaient en Basse-Chaldée par l’Euphrate, chemin le plus fréquenté et Le seul capable de fournir de gros matériaux.

Le texte de Goudêa indique comme provenance de la pierre naloua la ville de Barsip ; dans ce passage, il ne parle pas de Mégan. Peut-être devons-nous voir, avec quelques assyriologues, les ruines de Barsip dans le site même de Birédjik, au nord du pays de Mägan.

Nous ne connaissons pas encore quelles sont les matières minérales, auxquelles correspondent les noms chaldéens de naoula ou de sirgal habbia. Le seconde de ces substances était à coup sûr plus précieuse et plus fine que la première ; l’une servait à la décoration, tandis que l’autre était employée en dalles-pour les fondations ou les dallages. Valoua (za-lou-a) ne semble pas être un terme spécifique et indiquerait plutôt des pierres « préparées » pour la taille, c’est-à-dire dégrossies, comme tous les blocs dont les sculpteurs ont fait usage de tout temps. Sirgal était une pierre brillante, dont la nature reste encore douteuse. Sa qualité de « pierre de grande lumière » semble prouver que cette matière était plutôt employée pour les constructions apparentes que pour les fondations cachées.

En raison de ce que je viens de dire, j'estime que le pays de Mägan (3)

(1) Sennach. Koyoundj. IV, 37. « par Mâgan et Meluhha ».

(2) Grand texte, I, 52 — G. Smith. Assurbanipal (3) De divers textes il résulte qu'on construi- (p. 48), prend Makan pour Mazur (l'Égypte), et sait des baleaux à Mâgan, que dans ce paysil y Miluhha pour Kush, et traduit a-na Ma-gan va avait des Roseaux, des Sangliers et des bois fa- Mi-luh-ha, « à Mâgan et Meluhha » au lieu de meux; l

doit être placé vers le confluent du Khabour et de l’Euphrate, peut-être sur les deux rives du fleuve. La limite septentrionale n’atteignait pas Birédjik, sans quoi Goudéa eût dit : « Barsip au pays de Mâgan ». Quant à la frontière méridionale, il n’est pas possible de la définir. Mägan s ‘étendait peut-être fort loin dans le désert de Syrie.

Le pays de Melouhha est plus difficile à placer sur la carte. Nous savons que les communications entre ce district et la Chaldée se faisaient par eau, que Welouhha se trouvait situé entre Mägan et l'Égypte, qu'ilétait limitrophe de Mägan, qu’il fournissait de la poudre d’or, toute espèce d'arbres et le bois ouchou.

En employant ce même nom ouchou pour la pierre dont les statues de Goudéa sont faites, le grünstein, et pour le bois de Melouhha, les Chaldéens exprimaient bien certainement l’idée d’une analogie de couleur ou de dureté entre les deux matières ; or, nous ne connaissons pas, je crois, dans les forêts du Taurus, de l'Arménie et du Kurdistân, de bois dur et noir permettant cette comparaison. Quant à l'identification du bois ouchou avec l’Ébène, elle est loin d’être certaine.

MeLcounHA (1), frontière de Mägan, touchait à l’Euphrate vers le Nord, seule voie de navigation du pays. Il s’étendait probablement sur les districts qui plus tard reçurent sous les Sargonides des noms spéciaux, la Palestine, le Haurän, le Moab, etc. |

Melouhha doit être pris comme un nom Hé obl de pays tout comme ÂVahirr, Élam rendre en Égypte ne cite que deux régions sur sa route, Mägan et Melouhha.

Melouhha, considéré comme une dénomination générale, satisfait plei-

; car Assourbanipal en quittant Ninive pour se

nement aux exigences des textes. Je dirai même plus, il est le seul pays de l’Asie antérieure répondant aux conditions requises ; il renferme des essences d'arbres variées, des bois durs et noirs (Ébène d'Arabie), il contient des matériaux de construction remarquables par leur qualité et faci-: lement transportables, et est borné au nord par l’Euphrate. Quant à la poudre d’or qu’il fournissait à Goudêa, nous ne possédons aucun rensei- ‘gnement à ce sujet. Mais la présence de l'or dans les alluvions de cette. partie de l’Asie est chose fort acceptable (2). | Les Chaldéens de Sirpourla tiraient du cuivre de la ville de Kägal-

(1) Sargon , (Fastes, 103) dit : «Il s'enfuit aux confins de |’ Égypte qui est aux environs de Melouhha. » Sennachérib (Prisme II, 74, 81) : « Les rois d'Egypte mobilisèrent les chevaux de Me-

(2) M. G. MAsPERo, Hist. anc. des peuples de l'Orient classique, t. I (carte : le monde oriental au 3° millénaire avant J.-C.) place Melouhha et Màgan sur la côte d'Arabie, en face de l'île de Bah-

louhha. » Cf. Assourbanipal (grand texte, I, 52; IL, 103), Tiglath-Palasar (Layard, 19, n°’ 1 et 5). Cf. Fr. Deurrzscu (Wo lag das Paradies, Mêluha, B. 102, 105 f ,130; L, 56-60, 129 ff., 137-140, 308-310).

rein, que M. J. Oppert croit pouvoir identifier avec le pays de Dilmoun. Ces trois identifications ne reposent sur aucune base sérieuse.

Adda-ki, dans les montagnes de KXémach. La ville nous est connue par les textes nouvellement découverts à Suse, comme faisant partie de l’Élam ; quant aux montagnes, elles portent un nom franchement élamite.

Je ne connais pas de mines de cuivre dans les environs de l’Arabistân ; mais je n’ai exploré ces montagnes que d’une manière trop incomplète pour-qu’il me soit possible d’affirmer qu’il n’en existe pas. Les gisements cuprifères sont, on le sait, de petite étendue, et souvent, lorsqu'ils ont cessé d’être exploités depuis longtemps, leurs affleurements se cachent sous la terre et les éboulis. |

= Les autres localités citées dans les inscriptions du patési de Sirpourla

comme lieu de provenance des matériaux qu'il faisait entrer dans ses constructions ne présentent pas d'intérêt pour l’étüde des origines de la diorite et de la dolérite, aussi ne m'y arréterai-je pas.

Après avoir établi la position géographique de Mägan et de Melouhha, en s’appuyant sur les textes et sur la nature de la région, il est nécessaire d'examiner les divers pays qui, au point de vue géologique et botanique, offrent les mêmes ressources, et de montrer qu’ils ne peuvent avoir été le lieu d'origine des « grünstein » de Telloh.

Les montagnes d'Arménie et du Kurdistân septentrional renferment également la dolérite (1), des basaltes et des arbres d'essences nombreuses, elles sont pourvues d’une excellente voie de navigation, le Tigre. Mais, d’une part, ces pays ne sont pas situés sur la route entre Ninive et l'Égypte, et, d'autre part, les habitants étaient hostiles aux Chaldéens, comme le prouvent les expéditions militaires de Naramsin dans le nord de l'Assyrie, et les transports jusqu'au Tigre eussent été presque impossibles.

Le Sinaï a été pris par quelques auteurs pour les pays de Mégan et de Melouhha, et j'ai reproduit cette assertion, alors que je n'étais pas à même d’en contrôler l'exactitude.

Le Sinaï, que j’ai visité, ne présente pas les conditions requises par les textes ; il est et il a toujours été dépourvu de végétation, il s’est trouvé dès les premières dynasties égyptiennes sous la domination des Pharaons, entouré qu'il était de tribus nomades pillardes, et par suite ne devait entretenir que bien peu de relations avec la Chaldée.

Les voies pour arriver de Telloh au Sinaï sont de deux sortes : la route de terre, longue de 1.500 kilomètres au moins, traverse des déserts immenses où. il serait impossible de faire passer des masses lourdes comme sont les statues de Telloh et l’obélisque de Manichtisou : la voie maritime,

(L) J'ai dit autrefois que ladiorite dont est faite pas à l’état naturel dans les montagnes voisines la stèle de Kèl-è-Chin près d'Ouchnouv n'existe de ce monument,

qui seule, satisfait les données des inscriptions, était impraticable. L’hypothèse du Sinaï doit donc être rejetée. | Je ne parlerai que pour mémoire des gisements de grünstein de l’Hindoustan et de l’Arabie méridionale, je devais les citer afin de donner une étude complète, mais ils doivent être exclus de la sphère d’influence des Chaldéens au quatrième millénaire avant notre ère. Ces pays d’ailleurs ne se trouvent pas sur la route qui de Ninive mène en Égypte, et rien ne prouve qu’ils aient été connus des Chaldéens.

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