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Fic. 167. — Instruments de Somrong-Seng (Cambodge].
bodge et qui s’est étendue au sud dans la grande ile de Sumatra où j'ai moi-même vu de ces types de celts. |
Je dois ajouter qu'aux îles Célèbes et à Sumatra, Paul et Fritz Sarazin (1), en explorant quelques cavernes ont rencontré un outillage grossier de quartzites rappelant, comme à Ceylan, les formes magdaléniennes de l'Occident; mais il faut se souvenir que les indigènes de l'Australie font
(1) P. et F. Sarazin, Versuch einen Anthrop. der Insel Celebes, 1905. Neue lithocrone Funde im Innern v. Sumatra (Bâle), 1914.
encore usage d'outils de type paléolithique. On ne saurait donc être trop prudent en tirant des conclusions de ces trouvailles.
C’est dans les débris d'habitations à Somron-Seng et à Longprao (1), province de Kompong-Leng (Cambodge) sur les rives de la rivière Strung- Kinit, affluent du Toulé-Sap, que se trouvent les gisements ; le plus impor-
tant est celui de Somron-Seng (2), il se compose d'une hutte longue de 3950 mètres environ, large de
180 à 200 mètres et haute de 5 mètres seulement dans la partie la plus élevée.
La couche archéologique est épaisse d'environ 4 m. 50; elle contient une multitude d’amas composés de cendres, de coquilles, d’ossements et d'instruments taillés; éesamas marquent l’emplacementd’anciennes huttes.
Les os qu'on rencontre dans les foyers appartiennent à des animaux vivant encore dans la région : Ophidiens, Crocodiliens, Chéloniens, Oiseaux, Rhinocéros, Suidés, Cervidés,Bovidés, Éléphants,
Canidés, Loutres, Tigres, Fic. 168. — Céramiques de Somrong-Seng (Cametc., et os humains. bodge), d'après H. Mansur.
L'outillage de Somron-
Seng n’était pas fabriqué sur place, vu qu’on ne rencontre, dans la station, ni nuclei, ni percuteurs, ni éclats : mais les ateliers n'étaient pas éloignés, car presque tous les instruments sont faits de roches du pays.
M. H. Mansuy partage les instruments de Somron-Seng en six groupes distincts, dont presque toutes les formes se retrouvent dans l’Assam et la Birmanie :
1° Haches à pédoncule (fig. 167, n°s 1 et 2);
2° Haches à tranchant régulier (fig. 167, n° 5);
3° Haches à biseau (fig. 167, n° 3);
(1) C£ Stations préhistoriques de Somron-Senget l'Anthropologie, 1914, t. XXV, p. 114. Mission Pade Longprao (Cambodge), par H. Mansuy Hanoï, vie en Indo-Chine, t, 111, 1904.
1902, 25 pages et 15 planches. F. Virout, Note (2) La caverne de Pho-binh-gia (Tonkin). a sur quelques objets préhist. de Somron-Seng, ds. fourni des restes de la même civilisalion.
4 Haches à biseau sur les deux faces ;
5s Ciseaux; 6° Gouges (fig. 167, n° 4).
Le premier type semble être particulier à cette civilisation. Le second comprend des haches du type de Pérak, à côtes presque parallèles, et des instruments triangulaires de type indien. Te
Avec ces outils on trouve des objets de parure en grand nombre, bracelets, disques, cylindres en terre cuite et en os pour les oreilles, anneaux,
Fig. 169. — Armes et instruments de bronze, d'os et de nacre, Somrong-Seng, (Cambodge), d’après H. Maxsux.
pendeloques, ete., et de très nombreux tessons de vases en terre grossière
ornés de motifs géométriques soit en relief, soit incisés ; des instruments
en os, poinçons, burins, hameçons et pointes de flèches ; enfin des armes
et outils métalliques (Hg. 169).
III. — Le Japon. — Au Japon (1), aucune culture paléolithique ni archéolithique n’ayant laissé de traces, de même qu’en Chine et en Corée,
d’ailleurs, il paraîtrait que ces pays n’ont reçu de population que très tar-
(4) En 1882, J. J. .A. Wonrsaaz a fail paraître (en danois, trad. E. Beauvais, ds. Matériaux t. XIII, p. 97-13), une étude d'ensemble sous le titre : Des âges de pierre et de bronze dans l'ancien et le nouveau monde, comparaisons archéologico-ethnographiques, rempli de faits inleressants sur la Chine el le Japon. Mais ce travail,
remarquable pour l'époque à laquelle il a été écrit, ne supporte plus aujourd'hui la lecture, Le savant archéologue danois émet, quant aux migrations des races et au foyer des inventions métallurgiques, de nombreuses hypothèses qui, pendant longtemps, ont servi de guide, mais ont été peu à peu abandonnées les unes après les autres.
divement. On rencontre au Japon, le long des côtes, d'énormes kjoekkenmœddingers, composés decoquillages, d’ossements d'animaux et de cendres, contenant de grossiers instruments de pierre, rarement polis, et des fragments de poterie. Quelques-uns de ces kjoekkenmæddingers sont longs de plusieurs kilomètres, larges de 20 à 30 mètres, et épais de 2 à 8 mètres. C’est sur les côtes seulement, près du rivage, qu’on rencontre ces amas, tout comme en Californie, en Portugal, en Danemark et dans beaucoup d'autres régions. [ls font complètement défaut dans l’intérieur du pays où l’on trouve les restes d’une industrie néolithique beaucoup plus avancée. . Ge dispositif des amas n’implique pas une époque déterminée ; il en est de tous les temps, suivant les pays où ils se trouvent : en Californie et en