LA CÉRAMIQUE
: Dans les dolmens tâlyches les vases sont extrêmement nombreux et assez variés de formes ; tous appartiennent à la classe dite poterie rustique. Ce sont des œnochoés (fig. 215, n° 1, 2, 3, 7), des bols (fig. 215,
n° 5), des coupes (fig. 216, n°* 1 et 2), des gobelets (fig. 215, n° 8), des
(1) Cf, DécueceTte, Manuel, 11,4, p.337, fig. 134.
vases à pied découpé (fig. 216, n° 6), des plats de toutes les formes, plus ou moins profonds (fig. 215, n° 9; fig. 216, n°4,5, 7, 8).
Fi. 215. — Céramique de l’industrie du bronze au Tâlyche. N°1 à 5: Tchila-Khânè ; n° 6 à 9 : Agha-Evlar.
Fac. 216. — Céramique de l’industrie du bronze au Tâlyche. N° 1 : Howil ; n° 2 et 3 : Kravéladi; n° #& et 5 : Véri; n° 6 à 8 : Tchilä-Khânè.
Quant à l’ornementation de cette céramique elle est des plus simples, se
composant uniquement de lignes ondulées ou brisées, tracées à la pointe en légère incision, ou simplement obtenue au brunissoir.
La pâte est brune, assez poreuse et la forme du vase semble avoir souvent été donnée au tour. j
On ne rencontre pas, au Tâlyche et dans la Transcaucasie, avant l’ap- « parition du fer, cette belle céramique incisée du Néolithique de l'Occident de l’Enéolithique de la Susiane et de l'Égypte; les arts céramiques sont encore à l'état primitif. Dans les tombes les plus anciennes les vases sont fort grossiers et, assurément, ont été faits à la main, maladroitement, sans le concours du tour. Ce n’est que plus tard, vers la fin de la deuxième période et lors de la troisième que le tour parait avoir fait son apparition. Cependant parmi les peuplades sauvages de notre temps il en.est qui, sans connaitre le tour, font à la main des vases d’une régularité surprenante. Il est donc bien difficile de se prononter quant à la technique de la céramique qu’on rencontre dans les monuments mégalithiques du Tâlyche.