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Fi. 277. — Sépulture dans un vase. Akthala.
4° (fig. 277) Inhumation dans une grande jarre retournée (je ne connais qu’un seul exemple de ce mode d’ensevelissement dans le Lelwar).
Aucune de ces sépultures ne semble avoir été recouverte d’un tumulus et ne parait pas avoir porté de signe extérieur, pierre levée, stèle, ete.
Mais le mobilier funéraire n’est pas le même dans les divers types de sépulture. Il existe de très notables différences : par exemple les cistes parfaits ne renferment que rarement des épées, des vases incisés ou des ceintures portant gravées des représentations animales. Ces objets se rencontrent presque toujours soit dans les cistes à murailles bâties, soit dans les sépultures de moellons. Quant à ’inhumation dans une jarre, elle appar-
tient à coup sûr à des rites très différents de ceux qui ont présidé à la construction des cistes.
Jl résulte de l’examen attentif d’un grand nombre de sépultures de ces divers types (n® 1, 2 et 3) que nous nous trouvons certainement en présence de deux tribus de nature éthnique différente vivant ensemble, tout au moins pendant une longue période. On verra, d’après les descriptions qui suivent, que l’un de ces peuples, assurément apparenté aux gens du fer du Tâälyche, avait apporté avec lui non seulement l’usage de l’épée longue, celui de la pâte incisée en céramique et le goût de la figuration des animaux, mais des formes spéciales pour les poignées des épées et des poignards, pour les couteaux, etc... L’autre peuple, au contraire, semble avoir conservé plutôt les formes et les usages de l’industrie du bronze. Quelque peu modifiée, sa céramique, agréable de formes, est toujours ornée au lissoir et jamais incisée. Ces tribus seraïent probablement autochtones, ou du. moins appartiendraient au vieux fonds asianique, alors que les porteurs d’épées seraient des envahisseurs.
Il est à remarquer que les armes de bronze font complètement défaut dans les tombes du Lelwar, alors que, nous l’avons vu, elles se rencontrent communément dans les sépultures tâälyches. Ce fait semble prouver que les nécropoles de cette région que nous avons pu explorer sont d'époque postérieure aux sépultures du fer du Tàlyche. Cependant on doit faire remarquer que dans ce massif montagneux, à Tchatakh, entre autres, il existe de très riches gisements de minerais oxydés très purs et d’un grand rendement, que la région a toujours été fort boisée et que, par suite de ses conditions naturelles, ce district fournissait à l’industrie sidérurgique tous les avantages, et qu’il n’en était pas de même, bien loin de là, dans les autres régions caucasiennes et transcaucasiennes.
Les gens du Lelwar connaissaient dès ces époques le fer, le cuivre, le zinc, l’antimoine, le plomb et l’argent. Assurément ils n’ignoraient pas l’or mais nous n’avons jamais rencontré ce précieux métal.
Ainsi dans les descriptions des objets divers que renfermaient les tombeaux, nous montrerons quelles sont les formes autochtones et étrangères, et dans bien des cas nous constaterons une pénétration réciproque des goûts et. des usages. Primitivement le ciste était autochtone, cela ne fait aucun doute, il était dans les traditions des premiers temps du bronze dans ces pays, alors qu'il entrait dans les usages des étrangers de s’ensevelir sous des monceaux de moellons ; mais ces étrangers ont cependant, dans bien des occasions, imité les autochtones et enterré dans des cistes complets, alors que les autochtones ne paraissent pas avoir usé des tombes de moellons.
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